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Affaires

Cinémas: Les Dawliz reconvertis en hôtels

Par L'Economiste | Edition N°:1742 Le 07/04/2004 | Partager

. Les salles de Souheil Benbarka fermeront progressivement. Et seront remplacées pour la plupart par des établissements hôteliersCE n'est plus une rumeur. Les célèbres salles de cinéma Dawliz appartenant à Souheil Benbarka,qui a par ailleurs passé 18 années à la tête du Centre cinématographique marocain (CCM), fermeront progressivement. Le processus a d'ores et déjà commencé. Il ne s'agit pas d'une vente mais d'une reconversion de ces salles en complexes hôteliers. C'est le Dawliz de Tanger qui a été le premier touché. Il a fermé ses portes le 31 décembre dernier. Les salles de Meknès et Salé devraient suivre. Aucune date n'est cependant avancée même si le principe est acquis. Les salles du Dawliz Habous situées au centre-ville de Casablanca n'ont pas connu le même sort. Elles ont été cédées à la société de distribution Maghreb Moderne Film, dont un des actionnaires n'est autre que l'exploitant actuel du cinéma Rialto, Mohamed Belghiti. Ce dernier préfère toutefois ne faire aucune déclaration à ce sujet pour le moment. C'est le bail des salles qui a été cédé par l'ex-directeur du CCM puisqu'il n'en était pas propriétaire. La plus grande discrétion entoure cependant le montant de la transaction. Le Dawliz Corniche, le plus réputé des cinémas Dawliz à travers le Maroc, devrait subir le même sort que celui de Tanger. “La fermeture est imminente”, déclare Amal Benbarka, gérante des complexes cinématographiques et touristiques Dawliz et épouse de Souheil Benbarka”, et un dossier de construction d'un hôtel a déjà été déposé”. Les salles seront donc remplacées par un établissement hôtelier qui viendra s'ajouter à celui existant. Ce sera le même cas à Tanger où il est prévu l'extension de l'hôtel actuel Le Dawliz et la transformation des salles de cinéma en salles de congrès. A lui seul, le Dawliz Corniche totalise plus de 60% du chiffre d'affaires global de la société. “C'est ce complexe qui a suscité la construction de tous les autres”, ajoute Amal Benbarka. Le cinéma se porterait-il aussi mal au Maroc? “Le climat dans lequel nous exerçons est malsain”, explique la gérante du Dawliz. A l'origine de cette situation, la “concurrence du complexe Megarama à Casablanca”. Amal Benbarka évoque à ce propos la “pression exercée pour s'accaparer la distribution des films récents”. Selon elle, “il demanderait aux distributeurs de ne pas fournir ses concurrents, principalement le Dawliz Corniche. Depuis la construction du Megarama, la perte de la clientèle du Dawliz aurait culminé à 80%. De son côté, le propriétaire du Megarama, à plusieurs reprises contacté par L'Economiste, n'a apporté aucune réponse à ces allégations. Avant l'installation du complexe bordelais, le Dawliz, alors en situation de monopole, n'avait pas fourni de grands efforts pour améliorer son offre. Il faut rappeler par ailleurs que celui-ci est également une société de distribution de films et que le mode de rétribution des distributeurs par la société Dawliz est tributaire du nombre d'entrées et non de la recette réalisée. Ce serait l'unique société à utiliser cette formule, aucune réglementation ni obligation n'existant en la matière. A cette concurrence, s'ajoute celle opérée par le marché du piratage. “Ce phénomène a entraîné la mort du cinéma marocain”, déclare Amal Benbarka.


Nouveau souffle

Faut-il pour autant fermer les salles de cinéma? Belghiti est catégorique: “Le cinéma marocain a besoin de développement, d'un nouveau souffle. Il faut revoir les politiques marketing et clientèle des salles”. C'est probablement une des raisons pour lesquelles cet amoureux du cinéma a repris, malgré la conjoncture, les salles du Dawliz Habous.Amale DAOUD

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