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    Politique Internationale

    Cinéma: «Kid Nssa», le conte de Farida Benlyazid, un beau voyage dans l'imaginaire

    Par L'Economiste | Edition N°:468 Le 22/03/1999 | Partager

    · Des images tendres et chargées d'amour
    · Performance dans le décor, les costumes et les accessoires
    · Sortie nationale le 21 avril


    Les femmes sont-elles plus rusées que les hommes? Oui si l'on juge «Kid Nssa» ou «Ruses de femmes», le dernier film de la cinéaste tangéroise Farida Benlyazid. Mais à la différence des hommes, leurs astuces sont utilisées davantage pour le bien que pour le mal.
    Le choix de la réalisatrice de travailler sur un comte pour traiter de l'importance du pouvoir dans les relations hommes-femmes n'est pas fortuit. «Ruses de femmes» est une espèce de voyage agréable dans l'imaginaire marocain. Le long métrage marque un point décisif. Il sort des sentiers battus du cinéma national qui a développé dernièrement une approche réaliste des thèmes sociaux. «Quelle belle manière de traiter aussi bien de la complexité et de la beauté des relations entre les hommes et les femmes», confiait une personne du public, venu assister nombreux à la projection an avant-première le 18 mars à Casablanca.
    Les images de «Kid Nssa» sont chargées de tendresse comme les contes racontés par les grand-mères. C'est l'histoire d'un prince joué par l'acteur Rachid El Ouali qui tombe amoureux de sa voisine (la fille d'un grand commerçant de la ville) interprétée par Samia Akariou, une actrice pleine d'énergie. Le fils du roi met alors en avant tout son charme pour la séduire. Dans ses plusieurs tentatives pour la conquérir, il se met dans la peau d'un vendeur de poissons ambulant et arrive à lui voler un petit baiser. La voisine cherche alors à se venger. Elle réussit à rentrer au palais comme une esclave. En se faufilant dans la chambre du prince, elle lui prépare son thé avec un somnifère. Dans son sommeil, la fille du commerçant lui rase la barbe et lui maquille les joues et les lèvres. Coup dur pour le prince qui a décidé de s'isoler pour une semaine. Déterminé, le prince se marie à sa voisine et l'emprisonne dans une cave. Pour lui rendre sa liberté, le prince demande à son épouse de reconnaître que les ruses des hommes sont plus efficaces que celles des femmes. La princesse est catégorique: «Kid Nssa, mon prince...». Ce sont là les quelques belles suites d'images de «Ruses de femmes». Plein de tournants inattendus, le film finit sur une belle note d'amour comme les contes.

    Succès commercial?


    Les avis des uns et des autres sont partagés sur la réussite commerciale du film dans les salles marocaines. Plusieurs observateurs s'attendent à ce que le film connaisse le même sort que celui de la première partie du long métrage «A la recherche du mari de ma femme», signé par le réalisateur Abderahmane Tazi. D'autres nuancent et soulignent que le cinéma réaliste séduit davantage le public marocain. Toujours est-il «Kid Nssa», de par le traitement original du thème, connaîtra sûrement une réussite commerciale. Pour réaliser «Kid Nssa», des partenaires privés y ont participé. C'est le cas de BMCE Bank, la Banque Populaire...

    Mohamed DOUYEB

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