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Economie

CIMR: Des affiliés menacent les assureurs de procès

Par L'Economiste | Edition N°:1052 Le 04/07/2001 | Partager

. Les assureurs sont accusés de ne pas appliquer les accords sur la participation aux bénéfices. La Caisse affiche pour la première fois un résultat d'exploitation déficitaire de 69,3 millions de dirhamsL'assemblée générale de la CIMR, qui se tient aujourd'hui, risque d'être très animée. Surtout que le régime de retraite complémentaire a bouclé l'exercice 2000 avec des indicateurs au rouge: détérioration du rapport des charges (1,24 contre 1,03 en 1999), hausse du nombre de radiations ainsi que la baisse de la participation aux bénéfices. Et, pour la première fois, la CIMR enregistre un résultat d'exploitation déficitaire. Ce déficit s'est élevé à 69,3 millions de DH. Dans son rapport annuel, la Caisse explique cette situation par la forte baisse de la participation aux bénéfices des compagnies d'assurances. En effet, cette participation est passée à 134,6 millions de DH en 2000 contre 293,1 millions de DH en 1999, soit une dégradation de 54,1%. Ce qui soulève un tollé auprès de l'Association des Affiliés à la Retraite CIMR (ARCIM). D'ailleurs, la majorité des membres menace d'intenter un procès à la Fédération Marocaine des Sociétés d'Assurances et de Réassurances (FMSAR) si un dialogue sérieux n'est pas ouvert. D'autant que les compagnies d'assurances sont accusées, par l'ARCIM, de procéder “au pillage de la classe ouvrière, en l'occurrence les affiliés de la CIMR”. Dans une déclaration à L'Economiste, Mohamed Khalki, président de l'ARCIM, avance que “les accords qui lient la CIMR et la FMSAR sur la participation aux bénéfices restent partiellement appliqués”. Et d'ajouter que “certaines compagnies se déclarent déficitaires pour éviter de verser la participation aux bénéfices alors que les placements doivent être cantonnés et donc rentables”. Ce n'est pas tout, Mohamed Khalki estime également que “les chargements facturés par des compagnies d'assurances sont élevés et n'ont aucun rapport avec les services rendus”. De même, l'Association relève que certaines compagnies d'assurances “dénigrent” la CIMR par la pratique d'une concurrence déloyale. “Ces sociétés d'assurances présentent sur le marché des produits analogues et sous des conditions plus attrayantes que celles accordées aux affiliés de la CIMR”.Outre ce volet, l'ARCIM monte également le ton à l'égard des pouvoirs publics et les tient pour responsables de la situation de la CIMR. “Il existe une absence de contrôle de la part des pouvoirs publics. Cette caisse souffre d'un vide juridique alors qu'il faut tout simplement appliquer la loi sur les assurances”, soutient Khalki. Khadija MASMOUDI

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