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    Ciments du Maroc: Bons résultats et amélioration de la capacité d'autofinancement

    Par L'Economiste | Edition N°:464 Le 16/03/1999 | Partager

    · Résultat net en progression de 13%
    · L'activité matériaux arrive à maturité
    · Nouveaux investissements, prospection d'un nouveau site


    Bons indicateurs pour Ciments du Maroc en 1998.
    En dépit d'une stagnation des ventes du secteur du ciment ajoutée à l'impact de l'imposition à taux plein et de la contribution libératoire, le cimentier a pu tirer son épingle du jeu.
    Sur fonds de désendettement et de réduction des coûts de production, Ciments du Maroc a clôturé l'année 1998 avec une amélioration sensible du résultat net. Ce dernier a progressé de 13% à 108 millions de DH contre 95 millions en 1997.
    Quant au chiffre d'affaires, il a été maintenu à un niveau comparable à celui réalisé en 1997. Il s'est établi à 882 millions de DH contre 880 millions en 1997, soit une légère progression de 0,2%.
    Explication: une répartition plus favorable des ventes entre le marché domestique et l'export.
    M. Mohamed Chaibi, administrateur-directeur général de Ciments du Maroc, a tenu toutefois à souligner lors de la présentation des résultats 1998 que l'export n'est pas le cheval de bataille du groupe. "C'est une activité complémentaire", a-t-il affirmé. Et d'ajouter que "le ciment est d'abord un produit de proximité".

    Potentiel de croissance jugé bon


    Côté coûts de production, le cimentier a significativement réduit ses charges après l'échauffement des années 1995 et 1996. Globalement, ils ont été ramenés de 95 (base100=1993) en 1996 à 89 en 1998.
    Le plus important est la baisse de la partie coûts fixes rapporté au chiffre d'affaires. Elle a été ramenée de 48% des ventes en 1994 à 39% en 1998. Conséquence: une structure financière solide. Ceci se confirme d'ailleurs par le ratio dette financière nette/CAF (capacité d'autofinancement) qui a chuté de 7,8 années en 1994 à 0,4 en 1998.
    Quant au Gearing (dette financière/ fonds propres), il a glissé à 11% en 1998 contre 122% en 1994.
    "Ce qui signifie une capacité d'endettement importante", explique M. Lotfi Benslimane, directeur administratif du groupe.
    Autre signe de solidité financière, le niveau "raisonnable" atteint par le ratio frais financiers/CA qui est passé de 19,6% en 1994 à 3% en 1998.
    S'agissant de l'activité des matériaux (béton prêt à l'emploi et granulats), Ciments du Maroc affirme aujourd'hui qu'elle est arrivée à maturité.
    "Ils vont commencer à contribuer à l'amélioration du résultat du groupe et de la CAF", souligne M. Chaibi.
    Leur résultat a grimpé de 45,6% en 1998 à 16,6 millions de DH.
    La capacité d'autofinancement, elle, s'est largement redressée en atteignant 27,7 millions de DH au lieu de 6,5 millions en 1996.
    Pour les années à venir, le groupe dispose d'un potentiel de croissance jugé bon. De nouveaux investissements auront lieu dans les unités d'Agadir, de Safi et de Laâyoune.
    En parallèle, le cimentier est en prospection pour un nouveau site à Béni-Mellal.

    Yousra MAHFOUD





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