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Economie

Cimenteries: Les indicateurs au vert malgré la conjoncture défavorable

Par L'Economiste | Edition N°:1872 Le 11/10/2004 | Partager

. L’effet de la taxe spéciale sur le ciment ne s’est pas fait ressentir. Les ventes ont augmenté de 7% au premier semestre 2004. Importants investissements en cours pour contrecarrer la concurrence égyptienne et turqueLe doublement de la taxe spéciale sur le ciment, qui est passée de 50 à 100 DH la tonne, et le ralentissement de la consommation nationale de ciment devenu perceptible à partir du mois de mai ont négativement influé le secteur cimentier domestique. En dépit de cette conjoncture, les ventes nationales de ciment se sont inscrites en hausse de 7%, comparativement à la même période de l’année écoulée et les comptes sociaux des cimentiers nationaux se portent bien pour le premier semestre 2004. Lafarge Ciments enregistre ainsi un chiffre d’affaires consolidé qui s’apprécie de 4,2% à 1.442 millions de DH. “Cette évolution est essentiellement due à une hausse de 8,2% des ventes de ciment, à plus de 1,9 million de tonnes”, explique Jean-Marie Schmidt, administrateur-directeur général de Lafarge Maroc. Pour sa part, le résultat courant d’exploitation consolidé affiche, au 30 juin 2004, une progression de 7,2% à 581 millions de DH, et ce malgré la hausse de 12% à 933 millions de DH des charges d’exploitation. “La montée en puissance de la nouvelle usine de Tétouan et l’amélioration des performances techniques des usines de Bouskoura et de Meknès en sont à l’origine”, soulignent les analystes de BMCE Capital. Le taux de marge opérationnelle s’établit à 40,3%, gagnant ainsi 1,1 point. Au final, le résultat net part du groupe grimpe de 6% à 377 millions de DH, intégrant un résultat financier de 27 millions de DH et une perte non courante de 35 millions de DH. Le taux de marge nette se fixe à 26,2%, contre 25,7% une année auparavant. Selon Jean-Marie Schmidt, les résultats 2004 seront probablement en stagnation en raison du ralentissement enregistré à partir du mois de mai. L’évolution enregistrée au niveau des ventes a été de moindre ampleur dans la zone sud, région où Ciments du Maroc effectue le plus de chiffre d’affaires. C’est ainsi que les ventes de la filiale d’Italcimenti n’ont progressé que de 3,6%, à plus de 1,3 million de tonnes, contre une progression de 16,3% une année auparavant. Dans ce contexte, et tenant compte du renchérissement de la taxe spéciale sur le ciment non répercuté sur les prix de vente, les réalisations commerciales reculent de 4,6%, pour se fixer à fin juin 2004 à 896 millions de DH. L’excédent brut d’exploitation cède, pour sa part, 7,6% à 449 millions de DH. “La baisse des taxes sur les combustibles et du prix de l’électricité n’ayant pas pu compenser le repli du prix de vente net de ciment”, est-il indiqué du côté de BMCE Capital. Le taux de marge brute d’exploitation ressort en retrait de 1,7 point à 50,1%. Profitant de la fin des amortissements de l’outil industriel de l’usine de Safi, le recul du résultat d’exploitation semestriel de Ciments du Maroc n’est que de 5,5%, s’établissant à 381 millions de DH. La marge opérationnelle se rétrécit en conséquence de 0,4 point à 42,5%. Toutefois, en dépit de l’amélioration des performances opérationnelle et financière, le résultat net de la filiale de l’italien perd 6,4%, à 294 millions de DH. Il en résulte un taux de marge nette de 32,8% contre 33,4% au 30 juin 2003. Quant à Holcim Maroc, le premier semestre 2004 s’est soldé par un accroissement de 10% de ses volumes de vente (Ciment, BPE et Granulats). Le chiffre d’affaires consolidé a, en revanche, connu une évolution moindre, soit +4,1% à 784 millions de DH, principalement sous l’effet du relèvement de la TSC. “La flambée des cours de petcoke sur le marché international ainsi que le renchérissement du fret maritime en relation avec l’envolée de la demande chinoise ont toutefois été contrecarrés par le recours aux combustibles de substitution, permettant ainsi à Holcim Maroc d’enregistrer une évolution de 2,5% du résultat d’exploitation consolidé, à 249 millions de DH”, expliquent les analystes de BMCE Capital. Le taux de marge opérationnelle se déleste de 0,5 point, pour se fixer à 31,7%. L’évolution du chiffre d’affaires ayant été plus soutenue que celle du résultat d’exploitation. Tenant compte d’un résultat financier consolidé de 9 millions de DH et d’un résultat non courant consolidé de -2 millions de DH, le résultat net part du groupe de Holcim Maroc s’inscrit, à fin juin 2004, en léger retrait de 2,5%, soit 174 millions de DH, comparé aux 178 millions de DH une année auparavant. Il s’ensuit un taux de marge nette de 22,2% en fléchissement de 1,5 point par rapport aux six premiers mois de l’année 2003. Si les perspectives sont bonnes pour les mois à venir, les cimentiers doivent tout de même faire face au poids important des coûts énergétiques dans la production du ciment. Ce qui les pousse à s’orienter de plus en plus vers des combustibles de substitution: cendres volantes, farines animales, huiles usées, pneus déchiquetés, et tout autre matière à pouvoir calorifique.“Les tensions concurrentielles ont accentué cette tendance, notamment dans les pays non pétroliers, en l’occurrence le Maroc”, expliquent-ils. L’utilisation de ces combustibles répond à deux impératifs, la limitation des émissions de gaz à effet de serre, mais aussi la réduction de la facture énergétique des cimentiers locaux et par voie de conséquence, celle du Maroc. Cette course pour la baisse des coûts s’intensifie pour contrecarrer les convoitises des concurrents méditerranéens autour du marché marocain.La signature de plusieurs accords de libre-échange où le Maroc s’engage à déprotéger plusieurs pans de son industrie locale, dont le secteur cimentier, renforce cette menace.Les professionnels craignent de se voir confrontés à d’importantes importations à partir de l’Egypte ou de la Turquie, pays où le coût bas des facteurs et la forte dévaluation de la monnaie dopent mécaniquement le niveau de compétitivité de leurs industries. A court et moyen termes, les opérateurs locaux continueraient à bénéficier d’un triple filet de protection, caractérisé par les barrières normatives, le coût actuellement élevé du fret maritime et l’absence d’infrastructures portuaires à même d’accueillir des cargaisons de gros tonnages. A partir de 2007-2008, les industriels marocains seraient amenés à procéder à des baisses de prix importantes pour pouvoir soutenir la compétition avec les éventuels importateurs. Les marges opératoires s’en trouveraient, de ce fait, réduites mais seraient partiellement compensées par la poursuite des efforts de rationalisation des charges d’exploitation et par les effets mi-produits et volume.


Lafarge consommera son énergie à partir de 2005

Le cimentier vient de signer avec la Compagnie du Vent, le 13 août 2004, un contrat de construction d’un parc éolien. Ce dernier est destiné à l’alimentation de la nouvelle cimenterie de Tétouan en électricité. Composé de 12 aérogénérateurs d’une puissance de 10 mégawatts, le parc assurera une production annuelle de 38 millions de kilowattheures. Ce volume satisfera près de 50% des besoins en énergie de la nouvelle cimenterie. Comparativement à une centrale électrique consommant du charbon, le parc permettra chaque année d’éviter l’émission de 30.000 tonnes de gaz à effet de serre (EDS). Selon les experts, il faudra planter plus de 2 millions d’arbres pour avoir un résultat équivalent. Les travaux de mise en place des éoliennes débuteront à l’automne 2004 et la production d’électricité en mars 2005. L’investissement global du projet est de 100 millions de DH. Le projet de Lafarge Maroc fait partie de 9 projets qui ont été adoptés le 29 juin 2004 par le Conseil national MDP (mécanismes de développement propre) relevant du département de l’Environnement. Par ailleurs, le projet est conforté par l’engagement du groupe de réduire ses émissions de CO2 de 20% par tonne de ciment produit sur la période 1990-2010.Fédoua TOUNASSI

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