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    Courrier des Lecteurs

    Ciment: La consommation a chuté de 18,7% à fin février

    Par L'Economiste | Edition N°:221 Le 14/03/1996 | Partager


    Les intempéries qui ont prévalu durant le mois de janvier se sont conjuguées au Ramadan, période d'inertie pour les cimentiers, pour tirer vers le bas la consommation de ciment. La baisse relevée au terme des deux premiers mois de l'année est générale même si elle n'a pas été subie avec la même intensité.



    Les cimenteries ont écoulé 782.516 tonnes au cours des deux premiers mois de l'année, selon l'Association Professionnelle des Cimentiers (ACP). En janvier, les ventes se sont chiffrées à 396.556 tonnes, accusant un recul de 27,1% sur un an. Le mois suivant, elles atteignaient 386.010 tonnes (-7,9%). Le cumul des ventes sur les deux premiers mois laisse apparaître une régression de 18,7% par rapport à la même période de 1995.
    Deux explications au moins à cette forte variation: les pluies diluviennes de janvier qui se sont abattues sur tout le pays et le Ramadan. Outre le niveau de développement économique où est implantée la cimenterie, la demande de ciment est effectivement très sensible aux conditions climatiques, les chantiers de construction étant toujours suspendus en période de fortes précipitations. Quant au Ramadan, il est connu pour être une période d'accalmie et d'inertie pour le secteur. D'ici à la mi-mai, la consommation de ciment promet d'être moyenne, à en croire des cimentiers. L'Aïd El Kébir, qui aura lieu fin avril, ne représente pas non plus la meilleure période de consommation de ciment. Comme l'ont toujours expliqué les professionnels, les entreprises de construction et les tâcherons anticipent toujours le départ de leurs ouvriers. En effet, ces derniers quittent généralement le chantier une dizaine de jours avant les fêtes et n'y reviennent qu'après une ou deux semaines.

    Baisse générale

    Quoi qu'il en soit, les cimentiers estiment que la forte baisse des ventes en janvier-février ne va compromettre leurs prévisions pour l'ensemble de l'année. Il est à rappeler que la profession table sur une croissance entre 3 et 3,5%, après 2% en 1995. L'optimisme est donc de mise en raison notamment du programme des 200.000 logements, la construction de la Cité Royale et le démarrage de quelques travaux d'infrastructure (tronçon d'autoroute Fès-Meknès, port de Dakhla, barrages Laghrass à Taourirt et Bouhouda à Taounat...). Les logements sociaux sont souvent cités comme premier facteur au décollage de l'activité cimentière parce que l'immobilier absorbe 60 à 65% des ventes.
    Aucune des huit cimenteries n'a échappé à la baisse générale du marché. La plus forte régression a été relevée au niveau de la cimenterie de Tétouan (-34,3%), qui voit sa part de marché passer de 3,2% à fin février 1995 à 2,61% cette année. Les trois autres cimenteries du holding Lafarge Maroc, qui regroupe les intérêts de la SNI et de Lafarge, ont vu leur ventes diminuer dans une fourchette de 22,8 à 19,7%. Au total, Lafarge Maroc a accusé une baisse de 21,6% à 306.455 tonnes, ce qui n'a pas manqué d'affecter sa part de marché qui tombe à 39,1%, cédant près d'un point et demi.
    En dépit d'un repli respectif de 17,1 et 13,9%, les Ciments du Maroc et Asmar ont amélioré leur taux de pénétration. Ciments du Maroc s'est ainsi adjugé 18,2% du marché et Asmar 12%. De son côté, Asment Temara a écoulé 60.865 tonnes, soit 27,1% de moins qu'en 1995. Avec 178.508 tonnes (-13,7%), Cior affiche une part de marché de 22,8%, après 21,5% à fin février 1995 et 21,6% sur l'ensemble de 1995.

    Hakima EL MARIKY

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