×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Cim Santé, premier sous-traitant pharmaceutique méditerranéen

Par L'Economiste | Edition N°:1595 Le 05/09/2003 | Partager

. Polymédic participe à un projet régional de façonnage pharmaceutique. Pour la partie marocaine, l'investissement est de 50 millions de DH Quatre laboratoires pharmaceutiques, marocain, tunisien, algérien et français, mettent en commun leur sites industriels pour faire de la sous-traitance. La création de la holding Cim Santé, qui chapeaute ce projet, s'appuie sur cette idée originale. Cim Santé est basée en France. Elle est détenue à parts égales par Cim Maroc, Cim Tunisie, Cim Algérie et Cim France. Pour le Maroc, c'est le laboratoire Polymédic, qui est concerné, et compte investir près de 50 millions de DH. Les autres laboratoires associés sont Teriac (Tunisie), LGPA (Algérie) et Eliapharm (France). Le choix de baser la holding en France est justifié par la proximité. En effet, l'activité de l'entité porte sur la mise à la disposition des groupes pharmaceutiques des sites industriels des quatre laboratoires formant la holding, afin de réaliser les commandes en médicaments. C'est le premier groupe privé de façonnage pharmaceutique dans la zone méditerranéenne. Il s'agit donc, selon les responsables marocains, de «la création de la plus importante capacité industrielle de sous-traitance pharmaceutique autour de la Méditerranée«. Actuellement, les laboratoires internationaux se trouvent obligés de décentraliser la fabrication de certains de leurs produits. Ceci est dû au développement que connaît le secteur. Les innovations en matière pharmaceutique sont de plus en plus fréquentes et rapides. Les laboratoires se voient obligés d'utiliser leurs unités de production pour la fabrication du nouveau médicament aux dépens de l'ancien, dont la production est sous-traitée. C'est dans ce sens que va se positionner Cim Santé. Concrètement, la procédure est la suivante: Cim Santé reçoit une commande de la part d'un donneur d'ordres pour la fabrication d'un médicament donné. Les deux parties se mettent d'accord sur les modalités, à savoir: le produits, la quantité, la forme galénique, le prix et le délai. A partir de ce moment, Cim Santé dispache l'exécution de la commande sur les quatre filiales. Le mode de dispaching se fait selon les aptitudes de chaque pays. Ainsi, si le Maroc présente une technologie en médicaments sous forme de comprimés plus performante que l'Algérie ou la Tunisie, il se chargera de la partie de la commande en comprimés. Le même procédé est suivi pour les autres laboratoires. De cette manière, le travail est partagé entre les quatre partenaires. Selon les responsables de Polymédic, le laboratoire marocain, cette holding est «un grand atout pour la région«. Pour eux, les bénéfices sont triples. D'abord, ce projet permettra un accès plus facile et moins onéreux aux médicaments. «Les machines tourneront à 100% de leur capacité, ce qui permettra une réduction des coûts, et se répercutera sur les prix des médicaments«. Ensuite, les échanges entre les différents collaborateurs se verront ranimer. En effet, si Cim Maroc produit un médicament que le marché algérien ou tunisien ne produit pas, le laboratoire marocain se chargera de l'alimentation de ces marchés en ce produit précis. Les échanges se feront donc dans l'autre sens aussi. Enfin, c'est une réponse globale qui sera présentée aux grands groupes pharmaceutiques. « Une réponse qui ne risque pas de passer inaperçue«, selon les responsables. Car les multinationales étrangères, sont obligées pour satisfaire à leurs besoins, de se tourner vers les unités industrielles au Pakistan ou en Birmanie pour un type de forme galénique ou une autre, avec des délais qui peuvent ne pas correspondre aux besoins des groupes. Or, aujourd'hui, la solution Cim Santé présente des arguments plus solides. Et ce, en termes de proximités mais aussi en potentiel. Puisque les différents physiciens et spécialistes de laboratoires ont pour une grande partie été formés en Europe et sont donc familiarisés avec leur savoir-faire. Pour Polymédic, le projet aura des répercussions directes et indirectes puisqu'il générera de nouveaux emplois et de nouveaux investissements dans le secteur pharmaceutique en particulier. Mais aussi, les fabricants d'étuis ou de cartons, par exemple, seront tout aussi bien sollicités. Houda BENBOUYA

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc