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Chronique des changes (du 12 au 15 Janvier) : Variations opposées à la semaine précédente

Par L'Economiste | Edition N°:63 Le 21/01/1993 | Partager

Les variations du Dirham au cours de la semaine sous-revue sont majoritairement de signe opposé à celles notées la semaine précédente.

(i) Corrections (mais moins que proportionnelles) des hausses du Dirham vis-à-vis:
- du Franc (celui-ci s'apprécie en Dirhams de +0,79%) contre -1,64% précédemment),
- de la Pésète (elle gagne +0,26% contre -0,68% une semaine auparavant),
- et du Deutschmark (+0,24% contre -0,55%).

Quant à la hausse de l'Ecu en Dirhams (+0,39%) notée au terme de la semaine sous-revue, elle efface complètement les gains que notre monnaie avait enregistrés entre la fin de l'annéeetle8Janvier(-0,08%).

Corrections également des baisses du Dirham enregistrées depuis le début de l'année par rapport:

- au Dollar (celui-ci cède 1,20% au terme de cette semaine contre une hausse précédente de +1,36%)
- et au Sterling (-0,34% en Dirhams vs +1,96% une semaine auparavant).

La variation du Yen (1,52% en Dirhams) annule pour sa part les +0,79% capitalisés au ter ne de la première semaine de 1993.
De notre échantillon d'observation, il n'y a plus que la Lire italienne (-0,49% vs Dirhams) et l'Escudo portugais (+0,14%) qui ont poursuivi leur évolution, en accélérant respectivement le rythme de baisse et de hausse des cours, notées depuis le début de l'année.

La plus forte variation à la baisse de l'indice des taux de changes effectifs, calculés par la banque d'Angleterre fut celle de la devise japonaise (-1,30%), ce qui donne un premier élément d'explication sur le recul du Yen face au Dirham (1,52%). L'anticipation d'une baisse des rendements (atonie conjoncturelle, déprime boursière et crise immobilière obligent) est tenace, alors que, comme le Monstre du Loch Ness, tout le monde en parle nais personne ne l'a vu.

C'est le Franc français qui accuse la plus forte variation, cette fois-ci à la hausse de l'Indice TCE (+1%), qui résume inter alia la hausse de +0,84% vs Dollar, de +0,71% vs Mark, (+0,52% vs Ecu et, appelons-le de +0,84% vis-à-vis du Dirham). Alors, le Franc: sorti d'affaires? Compte tenu les éléments d'appréciation disponibles, notre anticipation demeure , qu'en tendance sur le premier trimestre, la monnaie française fléchira en Dirhams (voir chronique du 14 Janvier 1993).

Cependant, il est indéniable que la seconde bataille contre la spéculation vienne d'être emportée par les autorités monétaires de l'Hexagone (grâce à une solidarité "sans faille" des Allemands et le maintien à des taux très élevés des taux courts. L'appréciation du Franc contre Mark (+0,71%) n'en devient que plus intelligible. "Tant que je serai Premier Ministre, il n'y aura pas de dévaluation du Franc", a juré Pierre Bérégovoy. Sans doute, faut-il le croire, mais cela n'empêchera pas les spéculateurs sur les marchés des changes, d'ici à ce qu'il quitte en Mars prochain ses fonctions, de témoigner ponctuellement de la défiance vis-à-vis de la monnaie française: Sans doute d'abord, à chaque fois qu'une monnaie "faible" du SME (comme le Punt irlandais) sera elle-même attaquée, puis lorsque des représentants de la Droite française (la future majorité au parlement français issue des urnes) s'aviseront, pendant la dure bataille électorale qui s'annonce, à reparler d'un souhaitable décrochage du Franc par rapport au Mark.

Aujourd'hui, Jeudi 21 Janvier, le Conseil de la Bundesbank se réunit, et les marchés attendent avec anxiété que la Banque Centrale appuie sur la détente des taux. Probablement devront-ils attendre le 4 Février prochain pour cela, lorsque d'une part, les premières statistiques du mois de Janvier, scrutées par Francfort, auront été publiées (inflation, croissance monétaire et données budgétaires); d'autre part, et surtout, lorsque les négociations qui se déroulent présentement en Allemagne autour du Pacte de Solidarité, auront pris fin.

"La marge de manoeuvre en politique monétaire existe", avait déclaré le vice-Gouverneur de cette omnipotente institution lors de la dernière réunion du Groupe des 7; il ne reste donc plus à la Bundesbank qu'à joindre le geste à la parole.

Le Dollar a peu bénéficié des (douleureux) événements dans le Golfe. Sans renier l'anticipation faite dans ces colonnes la semaine précédente (une hausse en tendance du Billet Vert), nous avons le sentiment que les marchés des changes, et les marchés financiers en général, attendent Bill Clinton au "tournant". C'est-à-dire que toute reculade du Président Clinton par rapport aux promesses du candidat Clinton, en ce qui concerne par exemple, l'allégement de la fiscalité des classes moyennes, l'institution d'une taxe sur la consommation en carburants, d'un côté et réduction de moitié en 3 ans du déficit budgétaire, de l'autre (quelle gymnastique d'équilibre budgétaire!!..) affaiblira, dans l'esprit des analystes, l'anticipation de la restauration de la confiance et d'une réelle reprise économique aux Etats-Unis.

Couplés à une situation où les Allemands tarderaient à baisser les taux, de tels événements contrarieraient le trend haussier pressenti du Dollar. Un premier élément de réponse sera contenu dans le discours "d'inauguration" que le Président élu aura prononcé le 20 Janvier, et l'interprétation qu'en feront les milieux financiers.

Brahim BENJELLOUN-TOUIMI

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