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    Chirac offensif sur l’international

    Par L'Economiste | Edition N°:2364 Le 19/09/2006 | Partager

    . Le chef d’Etat français propose de «renoncer à saisir le Conseil de sécurité» sur le dossier iranien. Regain de popularité dans les sondagesRevigoré par l’embellie économique et sociale, Jacques Chirac s’est montré offensif lundi 18 septembre sur les dossiers internationaux et de politique intérieure, multipliant les initiatives et appelant le gouvernement au travail «sans chamailleries», une pique contre Nicolas Sarkozy. Lors d’une longue interview sur la radio Europe 1, le chef de l’Etat a tenu à se poser en ardent défenseur du dialogue et de la négociation sur les grands dossiers internationaux, usant de l’autorité que lui confère son statut de doyen dans les principales instances mondiales. Juste avant de s’envoler pour New York où il doit participer à l’Assemblée générale des Nations unies, Chirac, 73 ans, s’est dit dans «une forme tout à fait convenable», lui qui avait dû annuler l’an dernier ce même déplacement à New York en raison d’un accident vasculaire cérébral. Il a fait preuve de pugnacité, jugeant que «ce n’est pas au moment où les choses s’améliorent qu’on va tout à coup baisser les bras». Le chômage diminue depuis plusieurs mois: en baisse de près de 11% par rapport à l’été 2005. Et le chef de l’Etat bénéficie d’une embellie dans les sondages, avec 38% de «satisfaits», retrouvant en septembre son niveau de popularité de juillet lorsqu’il avait fait une remontée spectaculaire de 11 points, selon le baromètre mensuel Ifop. Il a innové sur le dossier du nucléaire iranien, en proposant que les 6 puissances en discussion avec Téhéran «renoncent à saisir le Conseil de sécurité» en vue de sanctions et que «l’Iran renonce à l’enrichissement de l’uranium». C’est la première fois qu’un dirigeant européen signifie clairement que la suspension de l’enrichissement n’est plus un «préalable» à l’ouverture de négociations sur le nucléaire iranien. Dans une allusion à peine voilée aux propos controversés du pape Benoît XVI sur l’islam, Chirac a appelé à «éviter tout ce qui anime les tensions entre les peuples ou entre les religions» et à éviter «tout amalgame» entre islam et islamisme. Le chef de l’Etat avait ouvert jeudi dernier à l’Elysée un atelier de travail réunissant à Paris 250 représentants de pays européens, méditerranéens et du Golfe, visant à promouvoir le dialogue et le respect des cultures, thème qui lui est cher. La France étant très impliquée au Liban, il a proposé aussi la tenue d’une conférence internationale consacrée à la reconstruction de ce pays, et compte demander à New York une réunion du Quartette (USA, Russie, UE, Onu) pour rétablir «la confiance» et trouver «une solution de paix» entre Israéliens et Palestiniens. Synthèse L’Economiste

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