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    International

    Chine/Technologies
    Les étrangers dénoncent les entraves

    Par L'Economiste | Edition N°:3171 Le 16/12/2009 | Partager

    . Nouvelle directive favorisant «l’innovation indigène». Les européens dénoncent des critères «discriminatoires et très restrictifs»LES entreprises étrangères en Chine sont montées au créneau pour dénoncer une récente directive favorisant «l’innovation indigène» dans l’attribution des marchés publics dans 6 secteurs de haute technologie, que Pékin a défendue hier mardi.La Chambre européenne de Commerce a ainsi écrit aux ministères cosignataires de la directive pour faire part de sa «grande préoccupation» face au projet de «Système d’accréditation pour les produits contenant des innovations indigènes» pour les appels d’offre du gouvernement, a-t-on appris auprès de la Chambre.Sont concernés les ordinateurs et produits d’informatique, les logiciels, les équipements de communication, les produits technologiques de bureau, ceux dans le domaine des nouvelles énergies ainsi que de l’efficacité énergétique.Pour être «accrédités», produits et équipements devront contenir des droits de propriété intellectuelle enregistrés en premier lieu en Chine, «indépendants d’organisations ou individus étrangers», selon la circulaire, publiée en toute discrétion à la mi-novembre.La marque doit également être originaire de Chine et «indépendante d’organisations ou individus étrangers». Pas question donc d’être une filiale chinoise d’une entreprises étrangère. «Cela barre la route de l’accréditation aux étrangers. Sauf à transférer marque et droits de propriété intellectuelle en Chine», souligne-t-on de source industrielle. Or obtenir brevet et patente en Chine nécessite d’y publier certaines informations industrielles que les étrangers préfèrent garder secrètes pour éviter le piratage.Théoriquement, les étrangers ne seraient pas exclus des marchés publics, la directive visant seulement à «encourager l’innovation en Chine».Mais «les critères discriminatoires et très restrictifs rendraient virtuellement impossible la participation de fournisseurs non chinois, même si ces derniers ont réalisé des investissements importants et de longue date en Chine», ont part ailleurs estimé la semaine dernière une trentaine d’organisations américaines, japonaises, sud-coréennes et européennes, dans une lettre aux cosignataires du texte (ministères des Sciences et technologie, des Finances et Commission nationale pour la réforme et le développement - CNRD).Les dispositions visent à «favoriser les entreprises nationales, pousser à des transferts de technologie non basés sur le marché et restreindre la concurrence des entreprises étrangères», avait aussi commenté Myron Brilliant, vice-président de la Chambre américaine de commerce, à Washington.Synthèse L’Economiste

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