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Chimie-parachimie : La Fédération recherche de nouvelles adhésions

Par L'Economiste | Edition N°:219 Le 29/02/1996 | Partager

La chimie-parachimie revendique une audience à la hauteur de l'importance du secteur dans l'économie. La Fédération incite les entreprises à adhérer pour accroître ses moyens financiers et humains.


Créée il y a trois ans, la Fédération des Industries Chimiques et Parachimiques change de nom. Elle devient la Fédération de la Chimie et de la Parachimie (FCP). Motif: inclure dans son sigle tous les opérateurs concernés par le secteur, entre autres industries, distribution et bureaux de contrôle. La décision a été entérinée lors de l'assemblée générale ordinaire réunie le 15 février au siège de la CGEM. De l'avis du président de la Fédération, M Driss Tarari, "le bilan de l'exercice écoulé est satisfaisant". Toutefois, son rapport est teinté d'une petite note de pessimisme quant à l'avenir. En effet, la mobilisation n'est pas très musclée alors que la Fédération a encore besoin de moyens financiers et humains pour mener à bien ses actions. A défaut, elle pourrait être condamnée à végéter. M. Michel Lauguer, secrétaire général de la FCP, déplore ainsi le désintérêt manifesté par la plupart des entreprises marocaines à l'égard des associations. Il souligne par ailleurs qu'une telle structure "ne donne pas un marché mais travaille à long terme".

1.400 entreprises


L'une des principales solutions pour la FCP consiste à augmenter les adhésions. Cette Fédération regroupe actuellement 54 membres parmi lesquels 4 associations professionnelles(1) au lieu de 37 en janvier 1994 et 52 une année plus tard. Le rythme des adhésions a donc marqué une quasi-stagnation. L'objectif est de réunir une centaine de membres pour l'exercice 1996-1997. La marge de progression est très large. Le secteur compte 1.400 unités de production dont 380 de taille industrielle.
Avec l'OCP, un des poids lourds de l'industrie, la chimie-parachimie occupe une place importante dans l'économie marocaine. En 1993, 390 entreprises réalisaient un chiffre d'affaires de 19,3 milliards de Dirhams, soit 14,7% du montant global de l'industrie. La production représentait près de 19 milliards de Dirhams, soit 16% de celle des industries de transformation. Quant à la valeur ajoutée, elle atteignait 4,4 milliards de Dirhams ou 11,3% de celle de l'industrie. Pour cette même année, les exportations de la chimie-parachimie ont totalisé 6,34 milliards de Dirhams ou 22,8% du montant global, pour 6,1% des investissements de l'industrie. L'effectif du secteur montait à 26.127, soit 5,9% des emplois du secteur industriel.
Vu sa dimension et la nature très sensible de l'activité, la FCP veut se prendre en main et renforcer sa crédibilité qui, selon le bureau, est actuellement bien réelle. Outre la participation à différentes manifestations et l'organisation du Forum de l'environnement et des déchets industriels en juin 1995, elle s'est penchée, par le biais de cinq groupes de travail, sur de nombreux thèmes jugés essentiels.

Protection de l'environnement


Pour "les établissements classés", la présentation de l'état d'avancement du projet de loi fait ressortir qu'à l'heure actuelle des divergences existent entre le Ministère de l'Industrie et celui des Travaux Publics, tandis que l'Environnement manifeste sa volonté de participer à la rédaction du texte définitif. Le groupe de travail se propose en outre de sensibiliser les industriels à se conformer aux dispositions légales et de les accompagner dans ce sens.
L'environnement constitue aussi une autre préoccupation. En dehors du projet de loi relatif à la protection et à la mise en valeur de l'environnement, la commission ayant hérité de ce dossier a insisté sur la nécessité pour l'entreprise marocaine de lutter contre la pollution de manière à être plus compétitive dans le futur. Dans cette optique, Il est annoncé que le fonds mis en place par le KFW, une banque allemande, et destiné à financer des projet relatifs à l'environnement, pourrait démarrer en avril 1996.

La priorité à l'environnement signifie aussi que l'activité du secteur consiste, dans une grande mesure, à la manipulation de produits dangereux. Le groupe en charge de ce dossier s'est attelé à réunir les expériences étrangères relatives à la classification des produits dangereux (code IMCO), l'étiquetage et le transport. Pour la rédaction des fiches de sécurité, il recommande l'adoption de la norme ISO comme norme marocaine par le Ministère de l'Industrie. Dans un autre registre, l'enjeu de la normalisation est bien intériorisé. La FCP a lancé une bataille de la qualité en s'impliquant directement dans le "Comité d'Assurance Qualité". La commission à laquelle est confié le dossier "Normalisation qualité" prépare une enquête après des membres sur les besoins en normalisation dans le cadre "de la certification produit".
Les préoccupations de la FCP englobent aussi la zone de libre-échange. Elle s'est décidée à prendre des initiatives pour cueillir quelques avantages lors de la préparation des mesures d'accompagnement.
En attendant, le bureau cherche à réunir le maximum de contributions financières pour boucler le présent budget.

Alié Dior NDOUR.

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