×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Chimie et parachimie : Les industriels veulent s'associer à la formation

    Par L'Economiste | Edition N°:168 Le 23/02/1995 | Partager

    La Fédération des Industries Chimiques et Parachimiques entend établir un dialogue permanent avec les pouvoirs publics pour déterminer des règles du jeu favorables au bon fonctionnement du secteur. Des projets sont également à l'étude tels que la formation de compétences pour les besoins de l'industrie.

    La Fédération des Industries Chimiques et Parachimiques cherche à établir des contacts avec les centres de formation professionnelle, les écoles d'ingénieurs, les facultés, les centres techniques et autres établissements de recherche et d'enseignement.

    Ainsi, les industriels de la chimie et de la parachimie entendent participer à l'élaboration et à la définition de programmes de formation aptes à répondre aux besoins actuels et futurs de l'industrie.

    Déjà, des contacts avec l'Ecole des Mines de Marrakech, concernant la formation de techniciens spécialisés en chimie, sont en cours. D'autres projets dans le même sens sont également à l'étude avec l'Ofppt et l'université Cadi Ayyad de Marrakech.

    Etablissements classés

    Afin d'approfondir le débat sur la question de la formation, une table ronde est prévue en mai prochain.

    Par ailleurs, outre les contacts avec les organismes de formation et d'enseignement, des réunions avec des représentants des pouvoirs publics sont également organisées.

    En effet, un groupe de travail au sein de la Fédération se penche sur la question des "établissements classés" Il a présenté ses remarques et ses propositions au Ministère des Travaux publics concernant l'élaboration d'un nouveau projet de loi régissant les établissements classés dangereux et insalubres.

    Dans le rapport de ce groupe de travail, il ressort que le projet préparé par le Ministère s'appuie sur la législation existante qui a pour point de départ une liste qui classe les activités en deux catégories d'établissements. Ce groupe de travail estime qu'une telle liste est très vite obsolète et que l'Administration n'a pas la compétence de classement. Il souhaiterait qu'une demande préliminaire soit faite et qu'il soit de la responsabilité de l'entrepreneur de définir au départ les risques qu'il engendre et les mesures nécessaires pour les circonscrire. En somme, le groupe de travail souhaiterait que "les textes soient une loi-cadre dans laquelle serait engagée la responsabilité de l'entrepreneur plutôt qu'une loi descriptive qui risque d'être par la suite plus contraignante et moins efficace".

    Un bébé vient de naître

    Par ailleurs, une autre commission chargée du dossier "produits dangereux" a tenu une réunion avec le secrétaire général du Ministère des Transports. Elle a reçu à l'occasion les textes de loi régissant le transport des matières dangereuses ainsi que des projets de loi modificatifs. Il est prévu dans ce sens de multiplier les contacts avec les services concernés du Ministère et d'organiser au cours du troisième trimestre 1995 un symposium sur le transport des produits dangereux. D'un autre côté, d'autres groupes de travail se penchent sur des questions telles que les normes qualitatives, la tarification douanière, entre autres sujets.

    Dans son ensemble, le programme de travail initié par la F.I.C.P. nécessiterait une enveloppe financière beaucoup plus importante que celle actuellement perçue sous forme de cotisations, souligne un intervenant lors de l'assemblée générale tenue par la Fédération le 17 février au siège du CGEM.

    Au total, les recettes, constituées principalement par les cotisations au titre des années 1993 et 1994, se chiffrent à 523.350DH. En çontrepartie, les dépenses atteignent 343.231,63DH, ce qui donne un solde créditeur de 182.058,37DH.

    Pour les membres du bureau, la Fédération est un "bébé qui vient de naître". Il est normal donc que le volume de son budget soit relativement moins important que celui des autres associations professionnelles Ces dernières regroupent beaucoup plus d'adhérents, car elles ont tendance à traiter des problèmes plus particuliers et par conséquent attirent plus d'entreprises. Pour certaines associations, les recettes sont évaluées en fonction des objectifs arrêtés. A partir de ceux-ci, chaque adhérent participe en fonction de son chiffre d'affaires.

    Rappelons que la F.I.C.P. existe depuis près de deux ans et regroupe les principaux acteurs de l'industrie chimique et parachimique du Maroc. Les adhérents se répartissent entre le secteur étatique (Ocp, Samir, Scp), les groupes multinationaux (Air Liquide Smoa, Akzo Nobel, Bayer, Basf...); le secteur privé marocain (Snep, Laprophan, Cpcm...) et des associations professionnelles. Actuellement, la Fédération est à 53 adhérents et souhaite atteindre 100 entre 1995 et 1996.

    H.R.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc