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Affaires

Chefchaouen: Un plan pour mieux vendre le tourisme rural

Par L'Economiste | Edition N°:1669 Le 24/12/2003 | Partager

. Le coup d'envoi officiel a été donné par Adil Douiri lundi dernier. Actuellement, cette région ne reçoit que 10.000 touristes par anLe plan de développement rural initié par le département du Tourisme est en marche. Et c'est la province de Chefchaouen qui sera la première à en bénéficier. Le coup d'envoi officiel a été donné lundi dernier en présence du ministre du Tourisme Adil Douiri et tous les autres partenaires (l'Agence de développement du Nord, l'Agence de développement social, les Eaux et Forêts et la municipalité de Chefchaouen). Baptisé “Pays d'accueil touristique de Chefchaouen” (PATC), le plan a pour but d'organiser et développer l'activité du tourisme rural dans la région. Selon Douiri, “il s'agit de prendre en considération des aspects non englobés dans la vision 2010, qui s'était trop intéressée au tourisme classique, balnéaire”. Mais il faudrait aussi apporter aux stations prévues dans le plan Azur un appui en arrière-front tel le Lixus à moins de 90 km de Chefchaouen. A en croire les chiffres, le potentiel du tourisme rural serait énorme. Selon Jawad Ziaty, directeur des aménagements et des investissements au sein du ministère du Tourisme, il y aurait environ 150 millions d'adeptes de ce mode de vie dans le monde, dont plus du tiers seraient originaires d'Europe. Le Maroc n'en recevrait qu'environ 150.000 par an, soit moins de 0,1%. Pour sa part, Chefchaouen n'en recevait que 10.000 par an. Le PATC comprendra une partie physique matérialisée par la Maison du pays, dont la réalisation sera prise en charge par le ministère du Tourisme. Cette Maison sera à l'image des délégations du tourisme, un centre d'information et d'orientation des visiteurs. Le plan comprend aussi un volet hébergement avec la mise en place de sept gîtes le long du périmètre englobé par le PATC. L'animation sera assurée à travers des ONG partenaires qui prendront en charge diverses actions comme la mise en place d'un atelier de poterie ou de tissage. En plus, les Eaux et Forêts prévoient de créer un écomusée à Sidi Abdelhamid, en pleine forêt rifaine. Pour faciliter la commercialisation des circuits de randonnée, c'est tout un plan de balisage qui a été prévu. Le programme du PATC a été doté d'un budget de 5,43 millions de DH. Pour les promoteurs du projet, le PATC reste un plan de développement intégré du tourisme. “Même s'il n'a pas la prétention d'attirer des touristes en masse, il n'en reste pas moins que son réel intérêt réside dans sa capacité à développer socioéconomiquement la région”, note Douiri. Convaincu de la réussite d'un tel projet, le ministère a créé au sein de la direction des aménagements et des investissements une équipe chargée du développement rural.Chefchaouen dispose d'un énorme potentiel en matière de tourisme rural. Seuls quelques opérateurs ont réussi à l'exploiter convenablement. Mais globalement, l'offre manque de structure et de planification malgré la demande potentielle. La ville dispose en effet d'environ un millier de lits, dont plus d'un tiers en 4 hôtels classés. Le reste en pensions non classées. D'autre part, la région ne dispose d'aucun gîte et d'une seule auberge.


Les mauvaises herbes

Pour le visiteur qui ne connaît pas Chefchaouen, il est difficile de découvrir la ville, surtout de trouver son chemin. En effet, la signalisation routière est pratiquement inexistante. Les opérateurs se plaignent du nombre de clients individuels qu'il s'agit de “secourir”, ayant raté le carrefour qui mène à Chefchaouen et se retrouvant soit à Tétouan ou même à Larache. Lors de la visite du ministre à Chefchaouen, l'équipe des journalistes de 2M en a fait les frais. Pour le président de la commune de Chefchaouen, Mohamed Saâd El Alami, également ministre des Relations avec le Parlement, la réfection de la route menant à Larache devient de plus en plus nécessaire. L'état délabré de cette dernière ne permettra en aucune façon à la ville de Chefchaouen d'attirer les visiteurs de la future station de Lixus. Et c'est justement l'étroitesse des voies de communication qui a découragé les voyagistes de programmer la ville dans leurs circuits, note l'un des opérateurs de la ville. Le manque de touristes a porté un coup dur à certaines unités hôtelières, en particulier l'hôtel Asmaa. Fleuron de la ville dans les années 70, il a atteint le fond du gouffre malgré le fait qu'il offre l'une des plus belles vues de la région. Un autre point qui ne figure sur aucun document officiel reste le trafic de chira. La région est connue comme l'une des principales zones de culture et de production de résine de cannabis. De nombreux visiteurs de la ville sont en effet des jeunes venus de France ou d'Espagne dans des voyages initiatiques…


Quelques réussites

Quelques opérateurs ont su exploiter le filon du tourisme vert et le développer dans la région. Il s'agit d'une maison d'hôtes, la Casa Hassan, dont la renommée dépasse les frontières du Maroc. De nombreux guides la considèrent comme un exemple à suivre. La maison est gérée par Hassan Benhamda, un ancien guide qui s'est reconverti dans la restauration et l'hébergement. Pour ce, il a rénové l'ancienne demeure familiale qu'il possédait dans la Médina de Chefchaouen et qu'il a transformé en maison d'hôtes au charme bien particulier. A quelques kilomètres de la ville, on retrouve l'auberge Dardara, en pleine forêt du même nom (www.leconomiste.com). Située sur la route menant à Bab Berred, elle offre la simplicité et le confort minimal. Gérée par Jaber Hababi, l'auberge se veut indépendante, pain, légumes et même viande sont du terroir. En plus, de l'huile d'olive et de la confiture faite maison sont disponibles à la vente au comptoir. Afin de développer son offre, l'auberge Dardara a construit quatre bungalows, ce qui lui permet de porter sa capacité d'accueil à 12 chambres.Ali ABJIOU

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