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    Chaouia-Ouardigha
    Tout faire pour sortir de l’«agrodépendance»

    Par L'Economiste | Edition N°:2569 Le 13/07/2007 | Partager

    . Tavex, Roca, Holcim, des VRP pour la région. 7,4 milliards de dirhams de projets d’investissement en 2006. Un plan d’action stratégique étalé sur trois ansVivier agricole du Royaume, la région veut se donner les moyens de devenir aussi un pôle industriel à un fort potentiel d’attractivité pour l’investissement. Saïd Aqri, directeur du Centre régional d’investissement de Chaouia Ouardigha, explique le choix de cette réorientation. Le pari n’est pas gagné. . L’Economiste: Quelle est votre vision du développement de la région?- Saïd Aqri: Le Centre régional d’investissement (CRI) a mis en place un plan d’action stratégique pour la période 2006-2008. Ce plan s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement économique et social de la région qui s’est fixée pour objectif la création de 275.000 emplois pour la période 2006-2015 en s’appuyant sur la relance de l’investissement privé national et étranger comme moteur de croissance. Notre objectif est d’en faire une région entrepreneuriale, dotée de compétences humaines créatrices de richesses et d’emplois. Quant à la prédominance agricole de la région, j’estime urgente et salutaire l’adoption d’une stratégie de reconversion des cultures classiques couplée à une intégration entre les secteurs agricole et industriel. Une réflexion est d’ailleurs engagée dans ce sens par les autorités locales.. Toute proche de Casablanca, la région en est, en même temps, très loin sur le plan économique. C’est un vrai paradoxe, non?- Les perspectives sont pourtant prometteuses, car cette région dispose de potentialités très importantes, même si elle n’en a pas assez profité, notamment en termes de proximité géographique vis-à-vis de grands pôles économiques du Royaume. Nous gagnons en attractivité, et c’est le plus important. En effet, le bilan des projets instruits par le CRI durant les quatre dernières années révèle une forte expansion des investissements, à la fois dans l’industrie et les services. Pour l’année 2006, nous avons atteint un chiffre global de 7,4 milliards de dirhams avec, à la clé, la création de 12.000 emplois directs. . N’est-ce pas trop ambitieux de viser la transformation industrielle pour une région à vocation agricole?- Nous nous devons d’avoir de l’ambition sans rêver. Consolider la vocation industrielle de cette région est un choix stratégique, compte tenu de ses avantages compétitifs. Ce choix, pour qu’il soit judicieux et puisse atteindre ses objectifs, doit avoir des retombées positives sur la région et sa population en termes d’emplois et de développement social, améliorer la qualité de vie en mettant en œuvre un plan d’urgence pour rattraper les retards enregistrés en matière de développement humain, et enfin, s’inscrire dans une dynamique de développement durable en préservant l’environnement et l’équilibre écologique. . Quels sont les projets-phare traités par le CRI?- En termes d’extension, plusieurs investisseurs de grande envergure déjà installés dans la région sont en phase d’expansion. Il s’agit de Tavex pour le textile, Roca pour le sanitaire, Cristal Strass pour les lustres et d’autres activités, Holcim, Lafarge pour le secteur du ciment, et Valeo pour le câblage automobile, etc.Pour les nouveaux projets, le groupe Ynna Holding envisage de réaliser plusieurs projets importants, notamment une nouvelle cimenterie, un laminoir, une nouvelle unité céramique en sus d’un méga projet touristique [voir interview en page XII]. D’autres investisseurs étrangers envisagent de s’installer pour réaliser des projets d’infrastructure touristique, de centres d’affaires dédiés au secteur de l’offshoring en sus de deux projets importants de parcs industriels modernes, dont un sera dédié au secteur de la chimie-parachimie, et le second aux activités multisectorielles.. L’offre en lots industriels est-elle suffisante?- La région dispose d’une infrastructure d’accueil d’activités industrielles importantes. Ainsi, 7 zones industrielles sont déjà opérationnelles, totalisant une superficie de 208 hectares et offrant 726 lots.En termes d’extension, la région a programmé de mobiliser, dans sa stratégie de développement économique et social, une réserve foncière dédiée à la réalisation d’un vaste programme d’infrastructure d’accueil des activités industrielles. Ainsi, pour l’industrie chimique et parachimique, les autorités ont ciblé le site de R’daddna Oualad Malek, qui est en cours de préparation en partenariat avec la Fédération de la chimie et de la parachimie. Pour le secteur de l’automobile, ce sera le site de Béni-Meniar et pour le secteur de l’agroalimentaire, le site de Lakhyayta, etc. La signature d’une convention de partenariat avec le département de l’Industrie, en marge de la journée économique de la Région, permettra d’intégrer celle-ci dans le programme Emergence, en opérant un croisement entre les filières sectorielles et les sites mobilisables en vue de répondre à la demande nationale et internationale adressée à cette région en matière d’investissement.. Le positionnement de la région auprès des investisseurs ne se reflète pas dans le volume des investissements. Comment expliquez-vous ce décalage? - Une enquête menée tout récemment par un bureau d’études américain mandaté par l’Usaid sur le climat des affaires –Doing Business­– au niveau de sept régions pilotes du Royaume a classé Settat tête de liste en matière de «facilité pour faire des affaires» [voir aussi article en page XXXVII]. Ce classement révèle une forte amélioration de l’attractivité de cette région et de son image qu’il importe de promouvoir d’une manière active et systématique par une approche de marketing territorial en vue de remédier à un déficit de notoriété et de clichés du passé. Notons que la Région occupe, d’après cette étude, une meilleure position en termes de réactivité administrative pour la concrétisation des projets.Propos recueillis par Abdellah ECHAKHS

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