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    Settavex: Passage réussi au fast fashion

    Par L'Economiste | Edition N°:2569 Le 13/07/2007 | Partager

    . 12 minicompagnies pour gérer les nouvelles exigences du marché. 21 millions de mètres produits d’ici la fin de cette année. Tête de pont du groupe Tavex pour l’Europe Fast fashion. Tel est le mot d’ordre dans le secteur textile, toutes branches confondues. C’est le seul «espoir» des opérateurs marocains pour résister à la concurrence féroce des Asiatiques. S’ils arrivent à bien exploiter ce créneau, ils pourront même assurer leur pérennité et retrouver la rentabilité d’antan. Cette vision guide l’activité du groupe Tavex au Maroc depuis son implantation en 1997 et l’ouverture de son unité industrielle à Settat. Le leader national du tissu pour jean a très tôt compris qu’il fallait migrer vers une diversification accrue du produit tout en baissant les prix au maximum. Pour ce faire, il a investi 350 millions de DH pour adapter son outil de production à la nouvelle donne du marché. Cet effort représente les deux tiers de l’investissement de départ consentis en 1990 (500 millions de DH). Le cas de Settavex est assez particulier, puisqu’elle fabrique un produit semi-fini (le tissu) destiné aux confectionneurs/exportateurs. De ce fait, elle constitue un maillon incontournable de la chaîne de production. L’implantation de Settavex à Settat lui permet de bénéficier d’une main-d’oeuvre et d’un foncier bon marché tout en étant proche des centres de commercialisation à Casablanca. La région présente encore un énorme potentiel pour les textiliens. D’autant plus que l’investissement dans ce secteur devient de plus en plus difficile à Casablanca.Au départ la production était répartie sur une dizaine de produits. Pour s’adapter aux exigences du marché, il a fallu élargir la gamme avec la même quantité de production. « Ce basculement était difficile aussi bien pour les dirigeants que pour les collaborateurs d’autant plus que notre outil de production est assez lourd par rapport aux normes du secteur», reconnaît Badr Kanouni, directeur général de Settavex. Mais ces efforts ont fini par donner leur fruit. Pour piloter sa production, la société est scindée en 12 minicompagnies qui représentent chacune un département (filature, teinture, tissage, finissage…). Celles-ci disposent d’une grande marge de liberté pour gérer leurs activités. Elles sont liées par des contrats qui formalisent leurs relations en internes.A noter que le marché du tissu de jean est réparti entre Settavex et deux autres opérateurs dont Incoma. La filiale du groupe espagnol Tavex détient 40% du marché. D’ici quelques mois, l’italien Legler, avec une capacité de 25 millions de mètres, se joindra aux trois opérateurs du secteur. Settavex ne craint pas l’arrivée de ce concurrent. «Au contraire, elle incitera les confectionneurs italiens à venir s’implanter au Maroc. Ceux-ci représentent un marché important pour nous, puisqu’ils ne pourront pas travailler avec un seul fournisseur», note Kanouni.Les efforts de modernisation de l’entreprise ont fini par payer. Elle produit actuellement 13 millions de mètres de tissu Denim et Sportwear. 35% de cette production est destiné à l’export. Les clients étrangers de Settavex se répartissent entre les pays exportateurs de textile dans le pourtour méditerranéen (Tunisie, Turquie, Roumanie…). Elle dispose également de petits marchés aux Etats-Unis et en Afrique subsaharienne. Au Maroc, la société fournit les grands confectionneurs exportateurs de jean localisés essentiellement à Casablanca (Atlantic, Blue Star, Paris Texas…). Ce niveau de performance a été légèrement altéré par la crise du textile en 2005. Les ventes ont essuyé une baisse sensible durant les 5 premiers mois de l’année avant de reprendre progressivement. En effet, l’impact de la crise était moins sensible dans la branche du jean, considérée comme étant à forte valeur ajoutée. Mais cela fait désormais partie du passé. Settavex est actuellement engagée dans un programme d’investissement triennal (2005-2007) qui lui permettra de relever sa production à 21 millions de mètres. Prévue initialement à 634 millions de DH, la valeur de l’investissement a été revue à la baisse (530 millions de DH). Cela fait suite à la fusion du groupe Tavex avec le géant brésilien Santista en 2006. Durant cette année, le programme d’investissement a été mis en stand by en attendant d’asseoir les nouvelles structures du groupe. Une fois cette étape franchie, il a été relancé. «Nous devons actuellement réaliser les projets prévus pour 2006 et 2007 en une seule année», souligne Kanouni. . 10% de la production de la maison mèreLe surplus de production sera destiné à accroître la capacité exportatrice de la société et ses clients marocains notamment sur le marché américain. Ce dernier présente des potentialités énormes, notamment avec l’ouverture du trafic à Tanger Med. A noter que le gel de l’investissement (suite à la fusion de sa maison mère avec un groupe brésilien) avait affecté les ventes de la société. Elle a réalisé un chiffre d’affaires inférieur au niveau normal (530 millions de DH). Sa moyenne de résultat net varie entre 40 et 50 millions de DH. La baisse de la valeur du programme d’investissement n’implique pas pour autant une réduction du poids stratégique de Settavex dans son groupe. La filiale marocaine contribue à hauteur de 10% de la production totale de Tavex Santista (200 millions de mètres), alors qu’elle produisait le quart du volume de Tavex avant la fusion. Mais elle constitue la tête de pont du nouveau groupe pour la région de l’Europe. Elle s’intègre parfaitement dans le modèle européen du fast fashion. Sa capacité de production sera d’ailleurs portée à 24 millions de mètres dans un futur proche.


    Tavex: Carte de visite

    Après la fusion avec le brésilien Santista le groupe Tavex réalise un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros (près de 5 milliards de DH). Il est présent essentiellement en Amérique latine ave des filiale en Argentine, Brésil et Mexique. Mais il compte concentrer son activité autour de trois régions. Il s’agit d’abord de l’Europe avec le Maroc comme tête de pont. Le Mexique sera le point de départ vers le marché américain. Pour investir le marché asiatique le groupe compte déployer des investissements industriels massifs. A noter que Tavex appartient après la fusion au géant brésilien Camargo Correa dont le chiffre d’affaires avoisine 4 milliards d’euros. Outre le textile, il intervient principalement dans les infrastructures et les concessions publiques.Nouaim SQALLI

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