×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Dossiers

    Chaouia-Ouardigha
    Agriculture: La sécheresse une année sur trois

    Par L'Economiste | Edition N°:2569 Le 13/07/2007 | Partager

    . Absence d’une stratégie globale . La région ne profite pas de ses barragesLa campagne agricole 2007 dans la région a été qualifiée de catastrophique. L’irrégularité des précipitations a eu un effet négatif sur l’ensemble des cultures. Le déficit pluviométrique a atteint en moyenne 170 mm. Résultat : la production moyenne n’a pas dépassé 4 quintaux de céréales à l’hectare dans le meilleur des cas. Ce qui n’augure rien de bon sur la croissance de cet exercice quand on connaît le poids de l’agriculture dans l’économie régionale. L’influence de ce secteur sur l’organisation macrogéographique du territoire est considérable. Le paysage agricole de la région est diversifié et dispose, malgré certaines contraintes, des atouts qui méritent d’être valorisés. Les principales caractéristiques de l’agriculture sont très variées. D’abord, une population agricole attachée à l’exploitation traditionnelle: Plus de 8 exploitants sur 10 (84% exactement) résident sur place. . L’irrigation ne touche que 3% des terresEnsuite, une superficie agricole utile (SAU) considérable: 13% de la superficie agricole utile nationale, soit environ 960.000 hectares. Celle-ci est répartie de façon inégale dans l’espace: 62% de la surface est concentrée dans la province de Settat et des exploitations relativement étroites (avec une moyenne unitaire qui oscille entre 7 et 12 ha dans 67% des communes rurales). L’irrigation est fortement limitée: 3% de la surface agricole utile, soit seulement 28.800 hectares.Enfin, la céréaliculture est prédominante, représentant 80% des cultures dans la région. Le système de production est dominé par trois types d’activités : le blé, l’orge et l’exploitation des parcours. La mécanisation des exploitations est variable selon les zones, d’une mécanisation faible à Khouribga (zone de Ouargla) à une mécanisation bien développée à Benslimane, Settat et Berrechid (zone de la Chaouia).L’analyse-diagnostic de l’agriculture de la région met donc en relief un système de production traditionnel qui tend à se limiter exclusivement aux potentialités de l’exploitation. Cela dénote une absence de vision intégrée. Ce système se heurte aux contraintes auxquelles s’ajoutent des problèmes de distribution et de commercialisation. En effet, les recettes directes et indirectes de cette situation affaiblissent les possibilités des exploitants. Le revenu ainsi dégagé par l’exploitation agricole reste faible et pousse les agriculteurs à rechercher d’autres ressources, notamment par l’intermédiaire du travail occasionnel ou à travers l’exode. C’est ce qui fait que l’effort doit être dirigé vers l’objectif d’augmentation du revenu de l’exploitant d’une part et la remise en question de la vocation traditionnelle, notamment par le biais d’une réduction de la suprématie de la céréaliculture en bour, d’autre part. On le sait, l’essentiel des risques de la production agricole au niveau de la région est d’origine climatique. En effet, les changements climatiques limitent les ressources hydriques et accentuent l’effet des aléas pluviométriques avec des probabilités de périodes de sécheresse. Il a été démontré que la région Chaouia-Ouardigha connaît une année de sécheresse sur trois. Les précipitations accusent des fluctuations interannuelles avec des variations allant de 33% à 35% .C’est le cas de l’actuelle saison .La région a d’ailleurs été déclarée zone sinistrée.La région ne manque cependant pas de ressources en eau. Les apports pluviométriques sont estimés à près de 7 milliards de mètres cubes par an. Le barrage Al-Massira (35 km au sud-est de Settat ) compte parmi les plus grands au Maroc et en Afrique avec une capacité de retenue de 2,8 milliards m3. Mais la région n’en profite pas autant que pouvaient l’espérer les agriculteurs.


    Filière agro-industrielle

    Avec 131 entreprises en activité, la filière représente 38% du tissu industriel et 14% de l’emploi industriel de la région. Elle réalise 255 millions de dirhams à l’export provenant de la région. La production se monte à 2,5 milliards de dirhams, soit l’équivalent de 28% de la production industrielle régionale.Les produits phares du secteur agroalimentaire sont les céréales, la viande rouge, la volaille, la charcuterie, les boissons, l’huile de table, le lait et ses dérivés. A noter qu’une approche stratégique du secteur agricole à l’échelon régional (SPL), est envisagée. Elle préconise la mise en place d’organisation professionnelle selon les filières (coopératives, associations) ainsi que l’encouragement des opérateurs pour intégrer tous les maillons des filières agricoles: chaînes de production, de transformation et de commercialisation.Toutefois, le secteur demeure vulnérable en raison d’aléas climatiques. Il est à prédominance céréalière, la boulangerie et la pâtisserie occupant 59% du total de ses activités. Du diagnostic de l’état des ressources hydriques de la région, il ressort un déficit général avec toutes les conséquences que cela suppose sur les plans social et environnemental.


    Couverture végétale

    La région dispose de 159.000 ha de forêts naturelles à base de chêne liége (10 ,8% du national), de thuya (2,7% du national) et de chêne vert (1% du national), en sus des reboisements en feuillus et résineux (43.000 ha de superficies à 2004, soit 7% des reboisements recensées à l’échelle nationale). La répartition des forêts selon les provinces de la région montre que 61% des forets se situent à Benslimane, 25% à Khouribga et 14% à Settat. Les superficies reboisées se répartissent ainsi: 50% à Khouribga, 27% à Benslimane et 23% à Settat. Les parcours collectifs sont estimés à 213.000 ha dans la province de Settat.Néanmoins, ce potentiel se trouve dans un état de forte dégradation due à la surcharge animale, voire à l’extension d’une céréaliculture aléatoire pratiquée sur les meilleurs sites pastoraux.A. Ech.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc