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Economie

Changements climatiques
Le Maroc craint un bide à Copenhague

Par L'Economiste | Edition N°:3131 Le 19/10/2009 | Partager

. Des sécheresses sévères à la fin du siècle. L’agriculture et la sécurité alimentaire fortement menacéesUN accord global, efficace et équitable sur le changement climatique sera nécessaire lors du Sommet mondial qui aura lieu en décembre à Copenhague. La rencontre, organisée vendredi dernier à Rabat par l’Institut royal des études stratégiques (Ires), a permis de relever des inquiétudes du côté marocain. Comme beaucoup de pays menacés, le Royaume craint que Copenhague s’achève sans résultat tangible. Les scientifiques du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) prédisent un avenir fait d’une série de scénarios où les cycles climatiques seront profondément modifiés si les émissions des gaz à effet de serre continuent dans leurs menaces actuelles. Ces scénarios sont basés sur des suppositions sur la population, sur la croissance de l’économie, sur l’occupation des sols et sur la disponibilité de l’énergie et des combustibles à l’horizon 2100. Dans son quatrième rapport, le Giec prévoit, pour la fin du siècle, une augmentation de la température moyenne du Maroc, avec une variation entre 2,5 et 5,5°C, qui sera plus marquée durant l’été. Les températures maximales et la fréquence des vagues chaudes connaîtront également des évolutions vers la hausse. De plus, une diminution des nombres de jours frais et de jours de gel se fera remarquer, selon le Giec. Le changement dans les précipitations d’hiver sera entre -0,1 mm/jour et +0,25 mm/jour. Celui de l’été sera entre -0,1 mm/jour et +0,75 mm/jour, induisant en moyenne une diminution de 20%. La tendance du climat du Maroc à l’assèchement sera certainement accompagnée d’une réduction du contenu du sol en eau et donc d’un déficit dans les ressources hydriques. En effet, les modèles établis par le Giec projettent l’augmentation de la probabilité des jours secs et des jours successifs sans pluie. «Là où la moyenne des précipitations décroît, la probabilité de sécheresse croît de façon marquée. Les sécheresses deviendront plus longues et plus sévères», indique Abdalah Mokssit, directeur de la Météorologie nationale. Pour sa part, Rajendra Pachauri, président du Giec, qui n’a pas pu être présent à Rabat pour raison de santé, a souligné dans un message préenregistré que «le Maroc est fortement affecté par les effets des changements climatiques qui risquent de compromettre son développement et celui des générations futures». Sur l’ensemble de la planète, «le réchauffement climatique, principalement lié aux activités humaines, devrait se poursuivre avec une augmentation des températures comprise entre 1,8 et 4°C», selon les meilleures estimations du Giec. Les conséquences se traduiront par des catastrophes naturelles plus violentes et une fonte préoccupante des glaciers et de la calotte glacière. De ce fait, et en prévision de l’expiration de la première phase du Protocole de Kyoto en janvier 2012, les représentants de près de 200 pays devront, donc, agir en faveur d’un compromis pour réduire les émissions de carbone.Bouchra SABIB

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