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Economie

Chami au Club de L’Economiste
PME: Un rating pour l’éligibilité aux aides

Par L'Economiste | Edition N°:3161 Le 02/12/2009 | Partager

. Trois banques ont mis en place le process. Le vieux scoring de l’ANMPE relégué aux oubliettes. Un dispositif de financement pour 100 entreprisesLA stratégie industrielle pour venir en aide aux PME s’appuie sur un diagnostic sans équivoque: peu de sociétés créées, maigre croissance des PME (95% du tissu économique) et nombre important d’entreprises en situation difficile. A cela s’ajoute la dégradation de leurs fondamentaux: faible capacité d’investissement et de financement, un taux d’endettement minime, petite ouverture sur le marché extérieur et un capital le plus souvent exclusivement familial. Pour renforcer la compétitivité des entreprises, en l’occurrence les PME, l’Etat a mis en place trois grandes initiatives: un plan ciblé pour leur croissance et le renforcement de leur productivité, reconfiguration et consolidation des PME et un plan accéléré de création d’entreprises compétitives. A cela s’ajoute la création de l’AMDI (Agence marocaine de développement industriel) dont l’objectif «est d’en faire une véritable machine de guerre», selon le ministre de l’Industrie, Ahmed Réda Chami. Mais près d’un an après, où en est-on? La première action du ministère est de stopper les précédents programmes pour la compétitivité de la PME, qui ont montré leurs limites. Ils sont remplacés par 2 nouveaux, «plus ramassés et plus ciblés»: Imtiaz et Moussanada. Le premier a pour objectif d’accompagner chaque année 50 PME à fort potentiel. L’aide de l’Etat porte sur une prime de 20% du montant global de l’investissement, le tout étant plafonné à 5 millions de DH. Seule condition pour le bénéficiaire: un apport minimal en fonds propres de 20% de l’investissement. A noter toutefois que ce programme n’a pas connu le succès escompté pour sa première année. «A ce jour, très peu de PME ont manifesté le désir de tirer profit du programme Imtiaz», affirme l’ANPME. Du côté des opérateurs, l’on dénonce le manque de communication et de sensibilisation aux dispositions d’accompagnement pourtant disponibles. Le second programme, plus démocratisé, vise à accompagner 500 PME par an. Objectif: les amener à se moderniser et améliorer ainsi leur compétitivité, en mettant en place des modules fonctionnels accessibles, notamment des systèmes d’information, qualité, logistique, marketing…Mieux, pour pallier les freins de la sous-capitalisation qui plombent la quasi-totalité des PME, pourtant à fort potentiel de développement, l’Etat a promu des fonds de capital développement, en partenariat avec des opérateurs. Il s’agit d’un dispositif financier d’appui au développement destiné à 100 PME au moins sur la période 2009-2015. La mise en œuvre de cette mesure attend encore la convention d’application entre l’Etat et la CDG. Les PME sont sélectionnées par les opérateurs économiques et choisies sur la base d’un cahier des charges: qualité du manager et son expérience professionnelle, la politique d’investissement proposée par la PME candidate et sa capacité à mobiliser des ressources financières privées. Pour bénéficier de ce soutien, le demandeur est soumis au contrôle de la plateforme de rating mise en place par l’Etat avec le concours de trois banques. D’ailleurs, le groupement des banques (GPBM) s’est engagé à sensibiliser toutes les banques à mettre en place des plateformes de notation. Objectif: avoir une notation la plus fidèle possible de l’entreprise et améliorer ainsi les conditions d’octroi de crédits au sein des banques partenaires du programme. Cela change du vieux système de scoring de l’ANPME. Pour ce challenge, les pouvoirs publics ont mis en place un fonds de garantie pour l’investissement en fonds propres dans les PME éligibles. L’Etat a également donné son aval à cette notation comme base de sélection des PME aux programmes Imtiaz et Moussanada et aux différents fonds… Seulement, pour s’assurer de la cohérence de tous ces dispositifs d’appui, il faudrait adopter une définition commune de la PME. Une idée partagée par nombres d’acteurs économiques.


Comment ça marche

Les banques jouent le jeu et s’impliquent dans l’accompagnement des entreprises pour renforcer leurs capacités compétitives. Un engagement scellé par trois conventions signées, hier mardi à la Primature, entre le ministère de l’Industrie et trois banques nationales (Banque centrale populaire, BMCE Bank et Attijariwafa bank). Ces conventions portent sur la mise en place de plateformes de rating. Un projet inscrit parmi la panoplie de mesures du Pacte national pour l’émergence industrielle signé en février dernier. Désormais, les services de l’Etat pourront exploiter les résultats de la notation de ces plateformes comme référence pour un meilleur accompagnement des PME à travers notamment les programmes Imtiaz et Moussanada initiés par l’Agence nationale pour la promotion de la PME (ANPME). A noter que cette dernière a lancé, le 16 novembre dernier, la première compétition Imtiaz par appel à projets. L’objectif est de sélectionner chaque année 50 PME à fort potentiel pour les aider à concrétiser leurs projets de développement. Cela par l’octroi d’une prime à l’investissement équivalente à 20%, plafonnée à 5 millions de DH. Pour en bénéficier, le porteur du projet doit soumettre son dossier de candidature auprès d’une des trois banques partenaires. Les dossiers sélectionnés seront envoyés à l’ANPME pour examen et classement. La sélection finale se fera par un comité public-privé. A noter que le candidat doit mobiliser au moins 20% de l’investissement global, alors que le reste, soit 60%, sera financé par la banque.B. T.

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