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Economie

Chami au Club de L’Economiste
Baisse limitée des exportations et des emplois

Par L'Economiste | Edition N°:3161 Le 02/12/2009 | Partager

. Les mesures de soutien ont jugulé les dégâts. L’électronique boucle l’année sur une baisse de 25 à 30% C’est un comité de veille stratégique spécial que celui qui va se tenir le 15 décembre prochain. La réunion sera l’occasion d’étudier les propositions pour les nouveaux secteurs qui seront éventuellement soutenus par l’Etat, tels que la pêche et l’immobilier. Les mesures mises en place, prévues au départ pour une durée limitée, pourraient être extensibles le temps que tous les secteurs affectés par la crise soient remis sur les rails. La rencontre du comité permettra également de procéder à une évaluation approfondie de l’impact de la crise, la CGEM étant également invitée à livrer son diagnostic de la situation. Mais en dépit d’une conjoncture macro-économique difficile, le Maroc tire son épingle du jeu. L’année sera bouclée sur un taux de croissance de 5 à 5,2%. «Un résultat attribué à la bonne année agricole et aussi à un PIB plus diversifié», explique Ahmed Reda Chami. Même dans les secteurs directement touchés par la crise, les dégâts semblent limités. Les exportations de certains secteurs ont accusé des baisses et des emplois ont été perdus, mais pour autant le tableau brossé par Chami est loin d’être pessimiste. «Les mesures de soutien aux secteurs touchés ont donné leurs fruits. Les forecasts établis au départ sont pessimistes par rapport au constat actuel», assure le ministre. Les baisses des exportations demeurent inférieures aux prévisions et ce, à l’exception de l’électronique qui bouclera l’année sur un recul de 25 à 30%. Dans le tourisme par exemple, la chute des recettes est moins importante comparativement aux premières prévisions. L’année se terminera sur une baisse de 9% des recettes contre 10 à 15% pour les transferts des MRE. Ces derniers ont eu droit à une panoplie de mesures favorisant l’acquisition de l’immobilier ainsi que le transfert d’argent sans qu’ils ne soient pénalisés par les commissions (cf. www.leconomiste.com). Le textile, secteur où les craintes de fermeture et de pertes d’emploi étaient énormes, s’en tire avec des dégâts limités puisque les exportations seront en baisse de 4% seulement. Or au départ, les opérateurs s’attendaient à des baisses de 20 à 25%, voire 50% pour certains d’entre eux. Pour ce qui est de l’automobile, secteur qui a le plus souffert de la crise au niveau international, les exportations reculent de 15 à 20%. Les IDE ont également chuté du tiers, un niveau en phase avec la région Mena, selon Chami. Mais de ce côté, le ministre reste confiant. «C’est juste conjoncturel. Quand quelqu’un décide d’investir dans un pays, il se base sur la compétitivité et sur ce qu’il va obtenir de manière structurelle. Je pense qu’aujourd’hui le Maroc peut jouer pour l’Europe le même rôle que le Mexique pour les Etats-Unis», soutient Chami.


Les bienfaits du chômage technique!

Côté emploi, les pertes sont comprises entre 15.000 et 20.000 postes. Le plus gros des destructions est enregistré dans le textile (10.000 à 12.000), suivi par l’automobile et l’électronique. Ces secteurs étant respectivement sur des pertes de 2.000 et 1.000 postes de travail. «Nous avons mis en place des mesures de soutien pour préserver l’emploi. Nous avons accordé une flexibilité de 5% même si les demandes étaient fortes pour soutenir les entreprises qui voulaient licencier du monde», indique Chami. Pour autant, les emplois maintenus ne le sont pas forcément à plein temps. Les entreprises ont été nombreuses à recourir au chômage technique et les syndicats ont suivi. Ces derniers ont saisi l’enjeu de la flexibilité du travail en temps de crise. L’objectif final étant la préservation de l’emploi. «Dans le textile par exemple, si les entreprises avaient licencié leurs salariés, elles auraient trouvé du mal aujourd’hui à recruter du personnel qualifié», explique Chami. D’ailleurs, les personnes mises au chômage technique bénéficient de formation. Une mesure qui commence, selon le ministre, à profiter au secteur automobile. Khadija MASMOUDI

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