×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

CGEM
Un label transversal pour la responsabilité sociale

Par L'Economiste | Edition N°:3328 Le 27/07/2010 | Partager

. Centrelec, Stroc industrie, Iberma… les entreprises estampillées. Engagement des entreprises sur la base d’un auditDe plus en plus d’entreprises optent pour le label de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) pour la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE). Lafarge Maroc, Strockvis Nord Afrique, GFI, Stroc Industrie, Iberma, CTT (filiale de Managem), Centrelec… autant d’entreprises opérant dans des secteurs divers. Qu’elles opèrent dans l’industrie pharmaceutique, dans les ouvrages industriels, dans l’hydrométallurgie ou dans le génie électrique, ces entreprises ont un point commun. Elles sont toutes labellisées CGEM. «Qu’il s’agisse de PME/MPI, ou de multinationales, cette démarche est adoptée par des entreprises qui souhaitent s’élever au rang de modèle au niveau national», explique Fouad Najeddine, directeur des ressources humaines de Centrelec.Par ailleurs, si le label CGEM pour la responsabilité sociale touche des entreprises aussi différentes, c’est qu’il se base sur des critères transversaux. En effet, ce label engage les entreprises à observer, défendre et promouvoir les principes universels de responsabilité sociale et de développement durable dans leurs activités économiques. Concrètement, après une concertation avec la commission labellisation de la CGEM, l’entreprise choisit un tiers agréé par la CGEM pour effectuer une expertise approfondie. «Nous avons opté pour le cabinet de conseil Vigeo. Après une analyse sur une base documentaire, le cabinet a mené une mission de 10 jours sur le terrain», explique Najeddine. «L’audit a duré 2 jours. Par la suite, le cabinet a mené des entretiens avec le management (DRH, responsable de sécurité). A cela s’ajoute une inspection des bâtiments, des ateliers et des équipements de sécurité», ajoute Najeddine. Du côté de Stroc Industrie, spécialiste du bâtiment industriel, «la mission a duré près de 4 mois», explique Mohammed Farid Ouldhenya, responsable de l’organisation qualité, hygiène et sécurité. Le prolongement de la durée des inspections s’explique par l’activité de l’entreprise qui opère sur plusieurs chantiers dans les différentes régions du Royaume.Au terme du processus, des engagements sont pris par l’entreprise pour corriger les écarts relevés dans un délai variant entre 1 et 2 ans. A titre d’exemple, Centrelec s’est engagée sur des points tels que l’insertion des handicapés ou encore la réduction de la consommation énergétique. Pour ce qui est de Stroc Industrie, ce sont les conditions de travail et les normes des chantiers qui ont été le plus suivies par les auditeurs. D’autre part, si les ajustements prévus dans le cadre du contrôle ne sont pas réalisés dans les délais, le label est retiré à l’entreprise. Les entreprises estampillées CGEM tirent un avantage certain de leur situation. «Grâce au label, nos clients, fournisseurs et partenaires sont rassurés. Ceux-ci ont la garantie de traiter avec une entreprise structurée et responsable», ajoute Najeddine. A cela s’ajoutent plusieurs avantages garantis par la CGEM. En effet, la Confédération a conclu des accords avec l’Administration des douanes et impôts indirects, la CNSS, la Direction générale des impôts et plusieurs établissements bancaires. A ce titre, les entreprises labellisées bénéficient de tarification préférentielle, de simplification des procédures, d’assouplissement des contrôles, d’une gestion personnalisée et d’une célérité dans le traitement des dossiers.D’autre part, la confédération patronale mène différentes actions de lobbying. Selon Najeddine, «la labellisation CGEM devrait, à terme, être intégrée dans les conditions d’octroi de marchés et les cahiers des charges». Ainsi, pour ses normes RSF, le regroupement patronal espère une position équivalente aux certifications ISO.


Principes

Le référentiel du label est la charte de responsabilité sociale de la Confédération générale des entreprises du Maroc CGEM, adoptée le 14 décembre 2006 par le Conseil national de l’entreprise. Celle-ci s’articule autour de 9 axes principaux: respecter les droits humains, améliorer en continu les conditions d’emploi, de travail et des relations professionnelles, protéger l’environnement et prévenir la corruption. Le respect des règles de la saine concurrence, le renforcement de la transparence du gouvernement d’entreprise et le respect des intérêts des clients et des consommateurs sont également requis. Enfin, la promotion de la responsabilité sociale des fournisseurs et sous-traitants et le développement de l’engagement sociétal sont aussi exigés.Othmane ARIDE

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc