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CGEM: Les chantiers du nouveau patron des patrons

Par L'Economiste | Edition N°:3056 Le 29/06/2009 | Partager

. Justice, corruption, réforme des statuts, enseignement, les priorités . Un pacte de mobilisation positive des PME bientôt signé. Le nombre d’unions régionales porté à 10Plus d’un mois après son élection à la tête de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mohamed Horani n’a toujours pas constitué son bureau. D’aucuns parlent de difficultés et de tractations avec les membres de l’organisation patronale. Horani balaye du revers de la main toute supputation à ce sujet : «Le bureau est en cours de finalisation. On consulte des présidents de fédérations, de commissions, d’unions régionales (UR) et un certain nombre d’entreprises». En tout cas, ce bureau devrait être constitué avant le 15 juillet, date du premier conseil d’administration et qui est prévu à Saïdia. D’ici là, la tâche s’avère difficile car la machine patronale se compose de 15 commissions spécialisées, 25 conseils d’affaires, 31 fédérations sectorielles, des unions régionales (dont le nombre passera bientôt à 10). Invité du Club Atlantic Radio, le patron des patrons a décliné ses priorités et a tenu à préciser qu’il n’y a pas pléthore d’instances. «Il faut tout simplement optimiser la manière de travailler et améliorer la communication car si l’on veut tenir un conseil d’administration, il faut informer les membres suffisamment tôt pour leur donner le temps d’examiner les dossiers et de participer à l’élaboration des décisions», précise Horani. Un des chantiers du dirigeant de la CGEM, la réforme des statuts de la confédération patronale qui exigent qu’un candidat soit directement membre de la CGEM pour pouvoir se présenter à une élection présidentielle. «Une aberration», selon Horani. L’on se souvient que le nouveau président, qui était membre du patronat à travers l’Apebi, n’a pu déposer sa candidature que grâce à sa désignation au CA d’Archos.Autre chantier de Horani, la réforme de la justice. «Là, il faut agir à deux niveaux. Il faut absolument être présents dans les débats sur la réforme de la justice. Et le deuxième axe consiste à pousser les entreprises à opter pour les procédures de médiation et d’arbitrage», explique Horani. D’ailleurs, le Centre euroméditerranéen d’arbitrage (Cema), dont la majorité des membres appartiennent au patronat, est justement logé dans les locaux de la CGEM.La lutte contre la corruption est aussi un autre défi à relever. Il y a quelques années, la CGEM avait mis en place la Commission éthique pour la lutte anticorruption, mais les résultats se font toujours attendre. «Cette commission va rester. Et en termes d’actions, il faut s’attaquer aux situations qui favorisent la corruption comme celles régissant l’accès aux marchés», déclare le président. Selon lui, la Commission label contribue également à la lutte contre la corruption en favorisant le développement de la responsabilité sociale de l’entreprise. Bon nombre de PME s’estiment écartées des marchés publics en raison des conditions imposées par le code des marchés publics, notamment l’exigence de disposer de références, souvent rédhibitoires. A ce niveau Horani propose la signature du pacte de mobilisation positive. «Ce dernier vise l’inclusion de l’entreprise marocaine dans tous les grands chantiers de notre pays et leur renforcement en termes de délais de paiement», précise-t-il.Le transfert des contrats spéciaux de formation (CSF) aux Giac fait également partie du plan d’action du patron des patrons. «Il ne reste que quelques détails à régler et l’accord sera bientôt signé. Nous allons tout faire pour que cela soit une réussite», promet-il.Le programme sur lequel est élu le nouveau président des patrons prévoit d’user du droit «d’ingérence pédagogique». Il s’agit pour la CGEM de s’impliquer de manière active dans la réforme du système éducatif. La raison est évidente. «Les entreprises sont les clientes de l’école. Par conséquent, je pense qu’un client doit être exigeant vis-à-vis de son fournisseur. Ainsi, pour intervenir dans la réforme du système éducatif, nous avons opéré un changement majeur», annonce Horani. En effet, la Commission formation, qui intervenait à la fois au niveau de la formation de base et de la formation professionnelle, sera scindée en deux structures: l’une continuera à s’occuper de la formation professionnelle et l’autre, qui sera baptisée Commission innovation, sera chargée de multiplier les passerelles entre l’entreprise d’une part et l’école et l’université d’autre part.Hassan EL ARIF

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