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Economie

CGEM: Elalamy présente ses comptes

Par L'Economiste | Edition N°:2559 Le 29/06/2007 | Partager

. Le patron des patrons ne se contente pas d’un exercice formel. Positif: remise en conformité, le label, partenariat avec les administrations.... Doit mieux faire: commissions trop disparates, cotisations qui traînent, PME…Un an à la tête de l’institution patronale, cela mérite qu’on s’y arrête. Pour Moulay Hafid Elalamy, président de la CGEM, l’heure est au bilan, provisoire certes, puisque son mandat est de trois ans, mais très attendu quand même. C’est d’ailleur ce qu’il a fait ce jeudi. Il faut dire que, lors des élections en juin 2006, la barre avait été placée très haut, tant les attentes étaient grandes. Elalamy aura hérité d’une CGEM, jugée par nombre d’opérateurs, en perte de pouvoir de négociation et de représentativité. Première mission: rétablir. Elalamy a promis une confédération plus «crédible, plus efficace, plus agissante et plus solidaire». Ambitieux programme! Et comme le confie à L’Economiste le patron des patrons: «Une crédibilisation commence d’abord par une conformité avec les statuts». S’en suivent: audit externe des documents juridiques des fédérations, homogénéisation, conformité avec la nouvelle loi régissant les associations… Au registre des anomalies: des fédérations n’ayant pas tenu d’assemblée générale depuis des lustres. Chose faite ou dument promise pour la fin de l’année, assure la présidence de la CGEM. Faire le ménage dans les fédérations, c’est aussi régler les problèmes de celles qui menacent décomposition. Et celle du tourisme (FNT) a fait grand bruit ces derniers temps (cf.www.leconomiste.com). A l’origine, exaspération chez les opérateurs, particulièrement les grands groupes, et démission en bloc de certaines associations. Dossier stratégique oblige, surtout que les problèmes apparaissaient à la veille des Assises internationales! Le plus urgent était de resserrer les rangs. «Il n’était pas question de faire du folklore», déclare à L’Economiste Elalamy. Un comité ad hoc, présidé par le patron des patrons himself, a donc été constitué pour «laver le linge sale en famille».Le noeud du problème étant le poids du droit de vote des adhérents, en fonction de la taille des entreprises ou bien selon le principe d’un adhérent-une voix. La chose est dépassée et l’externalisation, tant attendue, de la fédération peut se concrétiser, assure le président. Et le consensus est revenu vers le vote en fonction de la taille des entreprises. Le président devra trancher. Les opérateurs de la pêche connaissent eux aussi quelques conflits d’intérêts et leur fédération (FIM) a connu une tumultueuse scission (cf. www.leconomiste.com). La nouvelle fédération de la pêche maritime et de l’aquaculture (FPMA) tente à son tour d’adhérer à la confédération. Elle n’a pas réussi son examen de passage lors du conseil d’administration de la CGEM, le 30 mai dernier, mais Elalamy n’exclut rien. «L’idéal est d’avoir une fédération par secteur, mais quand les intérêts des acteurs sont diamétralement opposés, on se doit de trouver des solutions». L’efficacité de la confédération se mesurant à l’aune de sa crédibilité, c’est sur les grands dossiers que l’on peut apprécier la première année du mandat. D’abord le renforcement de la coopération avec les administrations: la catégorisation des entreprises avec la douane, la création d’un comité mixte avec le fisc, des négociations avec le ministère du Commerce et de l’Industrie, la Primature, les Finances… Il s’agit pour Elalamy de «renouer la coopération et travailler sur des projets communs importants»: code du travail, fiscalité et refonte du dispositif des contrats spéciaux de formation (CSF) et justice... Pour le code du travail, réouvert en septembre dernier avec le gouvernement, les propositions ne manquent pas. Elles sont relatives aux indemnités de licenciement, à la médecine du travail, à l’annualisation du temps de travail ou encore aux contrats à durée indéterminée. Le tout sera bientôt présenté au Parlement. Pour la fiscalité, l’autre bataille de la confédération, la tâche a été plus ardue. Les dispositions de la loi de Finances 2007 sont qualifiées de «mesurettes» par la CGEM (cf. www.leconomiste.com). La confédération est aujourd’hui en train de décortiquer le système fiscal pour renforcer ses propositions pour le budget 2008. Une étude de benchmarking fiscal a même été confiée au cabinet international Monitor. Elle concerne 133 pays. «Une capacité de discuter différemment». Pour la formation, la CGEM annonce des CSF plus souples et plus flexibles. La PME se verra aussi dotée d’un contrat-programme, comme nous le révélions dans une précédente édition. Pour les détails, il faudra attendre le «livre blanc». «Nous commençons à avoir des choses à offrir aux entreprises», lance fièrement Elalamy. Le label CGEM est un bon exemple. Beaucoup de chemin parcouru: la charte de responsabilité sociale a été approuvée, les règles de procédures affinées et les évaluateurs accrédités. Quatre entreprises sont déjà en cours d’expertise. En prime, des avantages substantiels: contrôle à distance de la CNSS, simplification des méthodes de dédouanement, démarrage de négociations avec l’Office des changes. Le tout accompagné par le Crédit Agricole du Maroc. Des négociations sont en cours avec deux autres banques, confie le patron des patrons. Autre prouesse à mettre à l’actif de la nouvelle équipe, l’enterrement de la hache de guerre avec les chambres de commerce. «La CGEM a de la matière pour les propositions, les chambres de commerce disposent d’une meilleure connaissance des arcanes politiques. Et il y a une vraie complémentarité sans terrain de conflit».


Un parcours sans faute

Tout n’est pas rose dans le bilan d’ Elalamy qui pointe lui-même quelques retards. La partie la plus faible reste le problème de recouvrement des cotisations. «Il y a des habitudes chez les adhérents de décaler dans le temps le paiement. Un remède: dans les statuts, nous allons faire des propositions plus rigides». Le taux de recouvrement est , au 30 mai 2007, d’environ 50%, soit quelque 16 millions de DH. Autre point faible, le travail des commissions avec un niveau de réalisation très variable. Certaines ont même dépassé leurs objectifs, d’autres traînent. La régularité des réunions plénières est en reste et les ressources humaines internes font défaut. «Peut mieux faire», dit Elalamy lui-même.


Trois questions au patron des patrons:«L’Etat, un arbitre et non un concurrent»

. L’Economiste: Vous êtes au tiers de votre mandat, qu’est-ce qui reste à faire?- Moulay Hafid Elalamy: Nous tenons absolument à maintenir le dialogue ouvert et responsable avec l’administration. Nous avons noué un partenariat très constructif avec les pouvoirs publics. On peut ne pas être d’accord, mais nos querelles sont toujours objectives, avec pour seul objet, faire avancer le pays. Nous devons aussi concrétiser les chantiers ouverts et suivre sur le terrain les décisions prises. Nous tenons aussi à engager toutes les commissions dans la réalisation des plans d’action, à renforcer les unions régionales et surtout nos compétences humaines ainsi que nos capacités financières.. Comment voyez-vous le rôle de l’Etat dans l’économie?- L’Etat est d’abord un régulateur. Il doit être un arbitre et non un acteur et encore moins un concurrent des opérateurs économiques. Si le gouvernement peut jouer des fois le rôle de catalyseur, les secteurs doivent néanmoins se prendre en main. Subventionner des activités est compréhensible en phase d’amorçage, mais l’intérêt est d’avoir un tissu économique privé qui tienne la route. Le Maroc a compris cela il y a quelques années et s’est désengagé à travers les privatisations. Mais certains secteurs, comme l’énergie doivent encore y passer. Promouvoir le privé y va de l’intérêt de l’ Etat.. Vous avez participé à la dernière rencontre de l’Istiqlal, est-ce un signe de sympathie pour le parti?- (Rires) La CGEM ne fait pas de politique, cela est clair. Mais nous voulons qu’elle ait des relations avec les partis politiques. Nous sommes en fait intéressés par leur programme économique. Nous ne sommes pas sélectifs, nous avons été à la rencontre de l’Istiqlal, une autre réunion est programmée avec l’USFP, et nous avons déjà reçu le PJD. Nous répondrons dans la mesure du possible à la demande des partis. Pour nous, opérateurs économiques, il est fondamental de comprendre les stratégies économiques des partis et de pouvoir en débattre, voire même apporter des propositions. Ces rendez-vous avec les représentants des partis sont très importants, car ils nous permettent d’avoir des interfaces pour faire entendre notre voix. Il faut dire qu’il y a un changement générationnel dans les partis qui favorise le dialogue. Propos recueillis par Amine BOUSHABA

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