×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Ces managers qui montentAdil Rais partagé entre l'AZIT

Par L'Economiste | Edition N°:1158 Le 05/12/2001 | Partager

. Sa “boîte à surprises” n'a pas cessé d'étonner par sa manière d'approcher les problèmes de la ZI de Tanger. Après des études en Belgique, Adil Rais a repris une entreprise en difficulté qu'il a réussi à redresserPeu médiatisé, Adil Rais est pourtant connu dans les milieux des affaires à Tanger. C'est l'un des dirigeants d'entreprise les plus dynamiques de la région. Mais il doit aussi sa réputation au fait d'être le président de l'association des propriétaires de la zone industrielle de Tanger (AZIT). “La zone industrielle la mieux gérée du Maroc”, comme la qualifient les visiteurs. Parmi les fondateurs de l'Association, Rais avait pour objectif avec les autres membres de créer un espace autonome, géré par les industriels eux-mêmes. C'était aussi pour remettre à niveau la zone et offrir aux industriels de meilleures conditions de travail, poursuit Rais. Au début, c'était difficile de s'imposer en tant qu'entité autonome et active. Les autorités ne comprenaient pas le rôle d'une association et pensaient qu'une telle entité allait se substituer à l'Administration. “Nous avons supporté des choses terribles et on nous a signifié à maintes reprises qu'on ne devait même pas exister”, ajoute-t-il. C'était au début des années 90 où le nouveau concept de l'autorité n'était pas encore à l'ordre du jour. Même les citoyens étaient passifs et préféraient attendre l'Etat plutôt que d'agir. C'est dans ce contexte que l'AZIT est née. Et cette “boîte à surprises” n'a pas cessé d'étonner par sa manière d'approcher les problèmes de la zone. Au fur et à mesure, des obstacles apparaissent. Mais il y avait toujours des solutions grâce à “la machine à penser” de Rais (comme le qualifient les gens qui le côtoient). Chaque obstacle dépassé donnait à l'association plus de force. En 1994, l'association a pris en main les travaux de nettoyage, curage des différents canaux, entretiens divers... Une révolution dans le domaine associatif que de voir l'association prendre en charge la gestion commune de tous ces services. “Ce qui n'a pas manqué de gêner certains organismes censés faire ce travail...”, précise-t-il. Juste après, il fallait trouver un siège pour l'association. “Nous avions eu un terrain, mais l'affectation nous en a été annulée. Quelque temps après, l'octroi du terrain a été refusé complètement”, raconte Rais. Pour les autorités, c'était vraiment un sujet tabou que de parler de “terrain au profit d'une association”. Ceci était considéré comme une provocation. Mais les efforts de sensibilisation ont été couronnés par l'obtention d'un terrain et la construction d'un siège avec sa salle des conférences. Cette dernière offre l'un des lieux de rencontre des entrepreneurs les plus réputés de la ville.Côté affaires, Rais est à la tête d'une entreprise qui sombrait il y a une quinzaine d'années dans la déconfiture totale. Alors qu'il venait de débarquer d'Europe en 1986, il a repris la société (Plastex, spécialisée dans les frictions pour freinage et embrayage entre autres) en main et a réussi à la redresser. Chose qui paraissait difficile au début, mais qui cadrait parfaitement avec l'esprit de Rais. C'était un grand défi qu'il est fier d'avoir relevé. “En l'espace de quinze ans, j'ai pu... (une pause), nous avons pu réaliser un travail extraordinaire”, confie Rais, les yeux brillants de bonheur. C'est pour mettre en valeur le travail d'équipe plutôt que son travail personnel. Avec la réputation de manager moderne qu'il s'est forgé, Rais conserve son naturel modeste et reconnaissant envers le travail de ses subordonnés. Une formule qui semble avoir donné ses fruits. A en juger par le chiffre d'affaires qui s'est multiplié par dix, une certification ISO 9002 (l'une des premières du Maroc)... Un autre défi attend Adil Rais. C'est celui du sauvetage de Siprof, une entreprise en difficulté à Berrechid. Actuellement, le jeune patron de l'Azit partage son temps entre Tanger et Berrechid dans le but de “sauver une deuxième vie”, dit-il. C'est toute son expérience et son savoir-faire qui sont déployés pour atteindre l'objectif. Siprof nécessite un redressement structurel aussi bien sur le plan technique, financier qu'humain. “J'aime bien les choses complexes”, affirme Rais. Mais la mission risque toutefois d'être moins facile.


La rélève

Ils ou elles ne sont pas connus en dehors de leur petit cercle professionnel. Ils assument des responsabilités importantes ou même se sont lancés dans la création de leur propre entreprise. Ce sont ces managers qui seront probablement la fameuse “relève” dont tout le monde parle en se demandant si elle existe vraiment, si elle n'a pas été étouffée dans l'oeuf par les “barons” de l'économie et de la politique. L'Economiste a donc enquêté et identifié ces jeunes managers dont on parle rarement ou jamais, et qui pourtant son bien là, commençant déjà à prendre la relève. La série de grands portraits préparée par L'Economiste montre bien la diversité des origines, des formations et des parcours de ces jeunes. Ils sont aussi divers par leur secteur d'investissement, personnel ou professionnel, comme par leur point de vue sur la politique, sur l'avenir du Maroc…. Les premiers pas en BelgiqueC'est en Europe, plus particulièrement en Belgique, que Adil Rais a fait ses débuts sur le plan professionnel. Il avait pour mission de réaliser des analyses stratégiques pour le redressement d'entreprises. Un boulot qu'il avait décroché juste après avoir terminé ses études à HEC. Son bac, il l'a obtenu à Tétouan dans la filière économique. De retour au Maroc en 1986, le choc ne manqua pas de se faire sentir, après une longue absence. “On part jeune sans le recul nécessaire pour analyser la complexité d'un pays et l'on revient mieux armé, bien qu'avec des idées décalées par rapport à la réalité locale”, commente-t-il. . Pistache, le chaton de la maisonEntre l'association et les affaires, Adil Rais se plaint d'avoir un agenda trop chargé. “Le peu de temps qui me reste, je le consacre à ma femme et mes deux enfants”, dit-il tout en prêtant une oreille attentive à ses deux bambins en train de prendre leur goûter. Sa femme travaillait à Médi1. Un jour, elle décide de tout laisser tomber pour s'occuper de la famille. “Elle se plaint quelques fois de mon absence. Mais au fond, elle saisit la complexité des tâches que j'ai à accomplir”, affirme le PDG de Plastex, interrompu par les cris de joie de ses enfants en train de jouer avec Pistache, le chaton de la maison. Amateur de sport dès son plus jeune âge, Rais pratique le tennis et le jogging... quand l'agenda le permet. Ali ABJIOU, Correspondant à Tanger

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc