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    Economie

    Céréales : La production 1996 atteindra 96 millions de quintaux

    Par L'Economiste | Edition N°:232 Le 30/05/1996 | Partager


    Le record de 1994, année durant laquelle la production avait atteint 92,6 millions de quintaux est tombé. La production de cette année devrait atteindre environ 96 millions de quintaux. Le MAMVA se félicite de la préparation de cette campagne et fait le point sur les données essentielles du secteur céréalier.

    Pour cette année, les estimations officielles relatives aux trois principales céréales (blé dur, blé tendre, orge) portent sur un volume total de près de 95,8 millions de quintaux. Les productions de blé dur, blé tendre et orge atteindront respectivement 20,6, 37,5 et 37,7 millions de quintaux. Ces chiffres ont été rendus publics par M. Hassan Abouyoub, ministre de l'Agriculture et de la Mise en Valeur Agricole, lors de la conférence de presse organisée le 28 mai à Rabat. Au total, 5,64 millions d'ha ont été emblavés pour un rendement global de 16,9 q/ha. Par produit, le blé dur a occupé 1,25 million d'ha en progression de 14% par rapport à la campagne précédente. Cette évolution s'est faite au détriment du blé tendre et de l'orge dont les surfaces emblavées ont régressé de 6% à 1,96 million et 2,43 millions, respectivement. Cette récolte exceptionnelle fait suite à une situation climatique particulièrement favorable. Au 20 mai, le cumul des précipitations, bien réparties sur l'ensemble du territoire, s'élevait à 607 mm, soit un excédent de 60% par rapport à une année normale. A l'exception de l'Oriental, toutes les zones agro-climatiques sont concernées par cette hausse.

    Perturbations


    Selon le MAMVA, cette situation favorable s'est accompagnée d'une bonne préparation de la campagne. Les disponibilités en semences avaient été portées à 800.000 quintaux, en augmentation de 27% par rapport aux ventes moyennes des dernières campagnes. Ce relèvement a été rendu possible grâce à l'enveloppe de 50 millions de Dirhams consacrée à la subvention des semences sélectionnées et du bon à semer. Côté fertilisation, le programme d'approvisionnement avait porté sur 920.000 tonnes, en croissance de 24% par rapport aux ventes des dernières années. Il est noté que, même s'il y a eu des tensions sur le marché des engrais azotés, les prix intérieurs des fertilisants ont été maintenus à des niveaux acceptables comparativement à l'évolution du marché international, grâce à Fertima qui collabore avec le MAMVA en vue de mettre à la disposition des agriculteurs de nouvelles formules d'engrais moins coûteuses et plus adaptées aux besoins réels des cultures.
    Si des perturbations exceptionnelles (inondations, grêle et pluies tardives) n'avaient pas été enregistrées, la production aurait pu être beaucoup plus importante. Il est souligné que les pluies d'avril vont affecter la qualité des graines, notamment celles destinées à l'ensemencement en raison du taux élevé des semences de mauvaises herbes et du phénomène de germination sur épis, en particulier pour le blé dur.

    Stockage


    De toute évidence, les silos des SCAM, CMA et les dépôts des minoteries industrielles et commerçants seront pleins. Les prévisions de commercialisation pour la campagne se situent entre 15 et 20 millions de quintaux. Elément important à noter: le blé tendre intervient pour 80 à 90% dans la collecte globale. Le secteur coopératif achète habituellement 40% du volume transigé contre 60% pour les autres intervenants. 80% de la collecte est généralement localisée dans les régions Centre, Centre-Nord et Nord-Ouest.
    Le niveau des achats, dont l'essentiel (80% à 90%) est réalisé fin août, dépend entre autres du volume de la récolte et de sa répartition des stocks, de report des possibilités de financement et des capacités de stockage. Ces dernières vont être suffisantes, souligne le MAMVA. Il précise que les capacités de stockage couvertes disponibles au niveau des organismes stockeurs et des minoteries s'élèvent à 21,9 millions de quintaux. S'y ajoutent des possibilités de stockage d'appoint sur aires aménagées pouvant recueillir environ 10 millions de quintaux. Sur cette capacité globale de 31,9 millions de quintaux, les commerçants agréés disposent de 18,1 millions, les coopératives 8 millions et les moulins industriels 5,8 millions. Le MAMVA rappelle qu'une subvention de 10 à 20% (relevant du Fonds de Développement Agricole) fixée selon la capacité et la nature des bénéficiaires (individuels ou coopératives) est accordée à ces moyens de stockage.
    Reste maintenant le fonctionnement effectif du marché. En pratique il est libre. La politique libérale est déjà définie par la loi 13-89 relative au commerce extérieur et par la loi 12-94 relative à l'ONICL (Office Interprofessionnel des Céréales et des Légumineuses). Les opérateurs économiques avaient redouté ce nouvel environnement et n'ont pas manqué d'élever la voix pour le faire savoir. Pour atténuer les effets d'un désencadrement brutal, les pouvoirs publics ont initié des mesures transitoires. Mais d'ores et déjà, le glas d'un interventionnisme actif de l'Etat dans le secteur agricole est sonné. Les professionnels sont ainsi invités à mieux s'organiser pour affronter le marché.

    Alié Dior NDOUR

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