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    Céréales: Jeu de coudes entre deux associations

    Par L'Economiste | Edition N°:325 Le 09/04/1998 | Partager

    La filière céréalière vient de s'enrichir d'une nouvelle association. Démarche normale dans la recherche d'une meilleure organisation. Mais à l'évidence, la nouvelle organisation élargit le fossé entre deux groupes opposés.


    IL ne se passe pas un mois sans que la filière céréalière ne connaisse un événement. Juste après la polémique sur l'opportunité ou non de relever les droits de douane sur les blés tendre et dur, une nouvelle organisation dénommée ANCL (Association Nationale des Négociants de Céréales et Légumi-neuses) vient d'être créée. Sa mission consiste «à organiser le secteur dans le cadre d'une concurrence saine et loyale ainsi que la défense de ses intérêts, renforcer l'esprit de dialogue et de concertation avec l'Administration et offrir à ses membres le conseil, l'information, la formation et les services nécessaires pour l'amélioration des performances et de la compétitivité».
    Donnée importante, l'ANCL marque la scission de la branche des commerçants-importateurs de céréales et légumineuses en deux camps. En effet, il y a moins de deux ans, Forafric, Orbonor et Raïssi & Cie mettaient sur orbite, avec l'appui de l'ONICL, une association baptisée Aprocel-Centre (As-sociation Professionnelle des Céréales et Légumineuses de la Région Centre)(1). Les objectifs étaient pratiquement les mêmes que ceux que se sont fixés les initiateurs de la nouvelle organisation. A terme, d'autres associations régionales du même genre devraient être constituées dans les différentes régions importatrices. Les pères fondateurs de Aprocel-Centre, présidée par M. Saâd Raïssi, avaient en outre décidé de troquer leur appellation de «commerçants agréés» de la période d'encadrement, pour celle de «négociants» jugée plus adaptée à la situation actuelle.

    Aprocel fut créée dans un contexte de conflit opposant ses initiateurs aux minotiers, notamment à M. Ghali Sebti, alors président de l'APM et actuellement à la tête de la FNM (Fédération Nationale de la Minoterie) qui a remplacé la première conformément à la loi 12-94 relative à l'ONICL et à l'organisation du marché des céréales et des légumineuses. A l'époque, elle avait reçu la bénédiction de l'Office qui avait même accueilli l'assemblée générale constitutive, le jeudi 25 juillet 1996, dans ses locaux à Casablanca. Il est cependant à préciser que cette démarche était tout à fait logique. Explication: la loi 12-94 stipule que «l'ONICL doit susciter la constitution d'associations professionnelles susceptibles de faciliter le dialogue entre ses membres et l'Administration».
    La nouvelle association a tout l'air d'une autre étape dans la bataille pour le contrôle de la filière que se livrent les différents opérateurs. Elle réuni en son sein de gros importateurs comme Cerelex, sorte de centrale d'achats de plus de 55 moulins en passe de s'imposer comme le leader dans les importations de blés, Gromic et Somacéréal qui réalise un bon score dans le Sud (Agadir), en particulier sur les appels d'offres de l'ONICL.
    Au total, l'ANCL regroupe une douzaine de sociétés dont l'USCAM (Union des SCAM). Sur le papier, elle semble avoir creusé la distance avec son aînée. Reste à confirmer sa vraie force dans un secteur où les alliances se font et se défont très souvent en fonction des intérêts immédiats.

    (1) Voir L'Economiste du 8 août 1996.


    4,8 Mq collectés


    AU 31 mars, le volume de céréales commercialisé a totalisé 4,77 Mq dont 89% de blé tendre et 7% de maïs, relève-t-on dans les statistiques publiées par le Centre d'Information de l'ONICL. Le blé dur et l'orge comptent respectivement pour 3 et 1% du total. Les commerçants ont collecté 2,7 Mq de céréales, soit 57% du volume traité sur le marché officiel. Les minotiers totalisent 1,35 Mq, soit 28% des achats. Quant aux coopératives, réduites au rang d'intervenant mineur, elles n'ont collecté que 6% des quantités proposées dont l'essentiel en blé tendre. Les provendiers ont acheté 306.975 q répartis entre le maïs (93%) et l'orge (28%). A la même date, les importations réalisées de céréales s'élevaient à 3,2 millions de tonnes sur un programme prévu de 3,47 millions. Avec une part de 75,7% des achats, Casablanca centralise l'essentiel de l'activité.

    Alié Dior NDOUR

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