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    Economie

    Céréales: Enfin une structure unique

    Par L'Economiste | Edition N°:3244 Le 31/03/2010 | Partager

    . L’assemblée constitutive de l’interprofession aujourd’hui à Casablanca. Elle aura à gérer un contrat-programme doté de 29 milliards de DH C’est parti pour la restructuration de la filière céréalière. Les chefs de file des différentes composantes se retrouvent aujourd’hui même à Casablanca en assemblée générale constitutive de la Fédération interprofessionnelle des activités céréalières (Fiac). «C’est un évènement d’importance capitale», souligne Ahmed Ouayach, président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader). Capitale, dans la mesure où la nouvelle structure va devoir encadrer et développer une filière faisant l’objet d’une forte sensibilité nationale, est-il précisé. A l’amont, pas moins de 1,2 million d’exploitations céréalières sont concernées dont 300.000 livrent le marché de la consommation. A l’aval, les activités installées présentent un poids socioéconomique considérable. A commencer par l’industrie meunière. Celle-ci compte plus de 180 unités entre moulins et semouleries. Ceci, rien que pour la première transformation qui concentre une capacité installée d’environ 84 millions de quintaux. Quant à la seconde transformation (pâtes et couscous), le nombre d’unités intégrées s’élève à 22. Le tout assure l’approvisionnement de quelque 4.000 boulangeries éparpillées à travers le pays. Seulement, la production locale des blés n’a jamais couvert les besoins d’écrasement. Selon la Fédération nationale de la minoterie, 30 à 60% des besoins proviennent de l’importation. Aussi, l’enjeu prend-il toute sa taille vu que le Marocain consomme quelque 250 kg de céréales par an. Niveau fort élevé puisque dépassant de moitié celui d’autres pays à économie similaire. La situation dénote aussi de la faisabilité de synergies entre les divers partenaires de la filière. La Fiac fédère en effet tous les intervenants: semenciers, producteurs et négociants en céréales, minotiers et boulangers. Et son objectif premier n’est autre que la mise à niveau de toutes ces composantes. «Restructuration qui sera menée dans le cadre d’un plan d’action consensuel», annonce une source proche du dossier. Mais pour le premier mandat du bureau qui sera mis en place, il a été convenu de considérer le contrat-programme signé en avril 2009 comme la feuille de route principale.Quid alors de cette convention? Celle-ci se fixe pour objectif de gagner en productivité tout en réduisant les superficies céréalières. C’est tout le pari que doit relever la filière. De 5,3 millions d’hectares en moyenne actuellement, les superficies emblavées en céréales seront ramenées à 4,2 millions à l’horizon 2020. Parallèlement, la production devrait augmenter de 15 à 25 millions de quintaux. Le volume de production escompté à l’amont devrait générer un chiffre d’affaires d’environ 15 à 20 milliards de DH au lieu de 10 milliards réalisés en 2008. Parallèlement, la valeur des importations sera limitée à moins de 5 milliards de DH/an au lieu de 6 milliards réalisés ces dernières années.Car, faut-il le rappeler, le faible niveau de productivité a été jusque-là quelque peu jugulé par une forte occupation des sols. Pour inverser la situation, le contrat-programme prévoit l’investissement d’une enveloppe globale de 29 milliards de DH d’ici l’horizon 2020 dont 8 à 12 milliards pour l’amont agricole. «Il s’agit de restructurer l’amont céréalier autour de projets d’agrégation avec un noyau productiviste de 1 million d’hectares», est-il précisé dans la convention. L’objectif est de sécuriser une production céréalière moyenne de 7 millions de tonnes. Les partenaires privés auront à contribuer au renforcement de l’interprofession et du tissu coopératif. Pour qu’à terme un stock de sécurité stratégique soit constitué. Dans ce cadre, l’industrie meunière a un rôle à jouer. Elle aura pour tâche de consolider la formation dans le domaine de la minoterie, voire même la mise en place d’un institut spécialisé dans la formation aux techniques de production céréalière. Côté semenciers, la mission est d’assurer la production de variétés produisant des blés adaptés à la panification. C’est tout le rôle de la R&d qu’il faut mettre en action. Autant dire que la Fiac a bien du pain sur la planche.


    Accompagnement

    L’Etat s’engage à soutenir la mise à niveau de toute la filière à travers des subventions aux intrants et infrastructures de stockage. Il prend aussi en charge le lancement et l’accompagnement des projets d’agrégation tout en assurant la réforme du système de compensation de la farine. Il en est de même de l’organisation du marché céréalier ainsi que de la sécurisation des investissements par le biais de l’assurance agricole. A charge pour les opérateurs d’assurer «la diffusion des bonnes pratiques en termes de techniques culturales et d’encadrement sur le terrain», stipule la convention.A. G.

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