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    Courrier des Lecteurs

    Centrale Laitière: Les premiers fruits du redressement

    Par L'Economiste | Edition N°:299 Le 09/10/1997 | Partager

    Exercice prometteur pour la Centrale Laitière. Le résultat net semestriel a fait un bond de 51% même si les recettes n'ont pas encore suivi. En bourse, le titre est prisé mais peu liquide.


    La Centrale Laitière repart d'un bon pied. Au vu des derniers chiffres, le plan de restructuration engagé par le plus grand producteur de lait frais et dérivés s'avère payant.
    Son résultat net semestriel a fait un bond de 51% à 75,8 millions de DH par rapport à la même période de l'année dernière. Bien plus, il représente près de 85% du résultat réalisé à la fin de l'exercice 1996. Autant dire que les prévisions de résultats pour la fin 1997 sont prometteuses. Casablanca Finance Intermédiation (CFI) prévoit d'ailleurs un bénéfice net de 130 millions de DH, en progression de 44% par rapport à 1996. Cette performance s'explique, selon les analystes de CFI, par la hausse de la part des produits dérivés à forte valeur ajoutée dans le chiffre d'affaires et par la baisse des coûts de revient unitaires issue de l'optimisation de la production industrielle et d'un mix-produit favorable.
    En outre, l'acquisition de nouvelles machines au cours des deux dernières années et l'optimisa-tion des achats ont eu pour effet l'amélioration des marges.

    Recul du beurre


    En revanche, la quasi-stagnation du chiffre d'affaires semestriel à un peu plus d'un milliard de DH était inattendue par le marché. Les analystes financiers escomptaient une explosion des recettes, suite notamment à l'effort de qualité des produits et du relookage des emballages engagé la même année. Selon la société, la croissance des produits frais, yaourts et fromages aurait compensé la régression des ventes de beurre. "Ce dernier est produit en quantité réduite par la Centrale Laitière mais il est également importé et distribué à travers son réseau", indique CFI. Dans tous les cas, il s'agit d'un produit de plus en plus concurrencé et à faible valeur ajoutée. Le chiffre d'affaires est réparti entre le lait (58%), yaourt (19%), yaourt à boire (11%), fromage (6%), beurre (5%) et le lait caillé (1%).
    Les chiffres semestriels confirment donc la consolidation financière de la filiale de l'ONA.
    Il est à rappeler que Danone avait fait son entrée dans le capital de la Centrale Laitière en 1996 (20% du capital), au moment même où l'entreprise affrontait, entre autres, des difficultés en amont.
    Le renforcement du partenariat avait donc pour objectif premier de faciliter la coopération technique et marketing entre le premier groupe agro-alimentaire français et la Centrale Laitière. Le groupe français lui accorde une licence de production sous les marques Gervais-Danone. Le partenariat prévoit aussi une plus grande implication de Danone dans la gestion de l'entreprise. Cette stratégie débouche rapidement sur des résultats, puisque dès la fin de l'exercice 1996, la filiale renoue avec les bénéfices en réalisant 54,4 millions de DH.

    Ratio de valorisation élevé


    Outre la meilleure maîtrise en amont de l'approvisionnement, la Centrale Laitière a d'autres atouts. Son réseau de distribution est constitué de près de 31.000 points de vente. De plus, elle dispose d'un parc de 350 camions destinés à l'acheminement quotidien des produits frais, boissons lactées et yaourts. Dotée d'une part de marché de près de 80%, la Centrale Laitière dessert plus de 250 millions de litres de lait et 80.000 tonnes de produits dérivés par an. Elle est donc présente à la fois au niveau de la collecte, de la production et de la com-mercialisation. Six régions alimentent la Centrale en lait frais, à savoir le Tadla, le Haouz, les Doukkala, le Gharb, Casablanca et Meknès. Cinq unités situées à proximité des zones de collecte assurent la production industrielle. Quant à la commercialisation, elle est supervisée par une dizaine d'agences commerciales couvrant le territoire national.
    En bourse, le titre est parmi les moins liquides du marché.
    Son cours bouge par à-coups et fait l'objet de très fortes hausses (3320 DH au 30/09/97). Il se traite à des ratios valorisation élevés (21,4 fois son bénéfice par action en 1997 contre 25 fois pour le secteur et 19 fois pour le marché). Un titre prisé mais rare.

    Mouna KABLY


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