×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Ce que prévoient les ALE avec les USA et la Turquie

Par L'Economiste | Edition N°:2134 Le 20/10/2005 | Partager

. Les grandes lignes des deux accordsSignés à quelques mois d’intervalle en 2004, les ALE avec la Turquie et les Etats-Unis pourtant ratifiés sont encore dans les coulisses. Reportée maintes fois, la date d’entrée en vigueur de l’ALE Maroc/Etats-Unis est attendue cette fois-ci pour janvier 2006. Cet accord, conclu en juin 2004, prévoit une zone de libre-échange à l’horizon 2021. Plus de droits de douane pour 95% des produits industriels, en vertu de cet accord conclu, dont le champ d’application couvre les produits industriels et agricoles. Pour les autres produits, les droits de douane seront supprimés dans les 9 ans. Pour le volet agricole, l’accord prévoit l’élimination de la plupart des droits de douane américains à l’importation dans les 15 ans. De nouveaux quotas sur le blé ordinaire, le poulet et le bœuf sont progressivement établis sur les importations américaines par le Maroc. L’ALE signé avec les Etats-Unis couvre, par ailleurs, des domaines nouveaux relatifs aux aspects juridiques et institutionnels. Plusieurs dispositions et mécanismes devant permettre d’accompagner la libéralisation des échanges bilatéraux des biens et services sont ainsi prévus. Ces aspects portent principalement sur des domaines tels que l’accès au marché, les exceptions aux règles de libre-échange, les mesures de sauvegarde, les règles de transparence dans la mise en œuvre des mesures de politique commerciale, la lutte contre la corruption dans le commerce et l’investissement et les règles liées au mécanisme de règlement des différends.Candidate à l’intégration à l’Union européenne, la Turquie représente, quant à elle, un allié de poids pour le Maroc. Située dans une zone où les continents asiatique, européen et africain se rencontrent, le pays a scellé un accord d’association douanière avec l’UE depuis 1996 et entretient des liens solides avec les Etats-Unis. Produits industriels, agriculture, réglementation technique et propriété intellectuelle sont les principaux champs d’application de l’accord de libre-échange avec la Turquie. Ainsi, les produits industriels d’origine marocaine bénéficieront de l’exonération totale dès l’entrée en vigueur de l’accord. Pour les produits industriels provenant de ce pays, les droits de douane et taxes d’effet équivalent seront éliminés progressivement. Ainsi, la première liste comprend un démantèlement sur 10 ans à raison de 10% par an. Ceci concerne les produits de textile et cuir, les matières plastiques, les machines et appareils électriques, bois et ouvrages en bois… La deuxième catégorie, qui prévoit un démantèlement à raison de 3% par an et de 15% à partir de la 4e année de la conclusion de l’accord, touche les voitures de tourisme et autres véhicules destinés au transport des personnes. Pour le volet agricole, l’échange est possible pour des produits limités et non sensibles. Il s’agit de permettre l’entrée de certaines denrées avec des réductions de droits de douane dans le cadre de contingents. Ainsi, les concessions du Maroc portent sur les graines de semence des pois chiches, des lentilles et des légumineuses, les graines de cumin et les produits de fromage.


Inquiétudes

S'agissant de l’ALE avec la Turquie, la principale source d’inquiétude pour les professionnels marocains est le soutien dont bénéficient les exportations turques et qui, au Maroc, fait défaut. S’y ajoute le système de protection douanière appliqué en Turquie et qui protège davantage les matières premières alors que le Royaume a réduit cette dernière en faveur de celle des produits finis. Sans oublier la compétitivité énergétique et celle des prix liée à la dévaluation de la lire turque par rapport au dollar. Mais l’ALE avec les Etats-Unis est de loin celui qui a soulevé le plus d’inquiétudes. Elles ont trait notamment au volet propriété intellectuelle qui risque de bloquer l’accès du Maroc aux médicaments génériques en prolongeant la durée des brevets de plusieurs années. De même, l’agriculture, un secteur très fragile de l’économie marocaine, reste un sujet sensible. L’agriculture américaine, étant protégée par des barrières douanières et des normes phytosanitaires, offre un certain nombre de possibilités à son administration de freiner les exportations marocaines.A. E.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc