×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Courrier des Lecteurs

    CDMC: La dernière baisse à la bourse perturbe les prévisions pour 1999

    Par L'Economiste | Edition N°:469 Le 23/03/1999 | Partager

    · Le marché demeurera hésitant encore quelques semaines, explique El Houssine Sahib, DG
    de CDMC

    · Le choix de l'investissement devient très délicat


    La Bourse de Casablanca a vécu une semaine du 8 au 12 mars pour le moins qu'on puisse dire imprévisible.
    La baisse accusée par le marché (-2,73% vendredi) a défié toutes les prévisions. M. El Houssine Sahib, directeur général de Crédit du Maroc Capital (CDMC), livre sa vision de la situation et ses conseils aux investisseurs.
    - L'Economiste: Comment peut-on interpréter la baisse qui est intervenue à la Bourse de Casablanca les 11 et 12 mars?
    - M. El Houssine Sahib: C'est une baisse assez exceptionnelle par rapport à l'historique de la Bourse de Casablanca. Nous avons l'habitude d'assister en début d'année, et précisément à la veille de l'annonce des résultats, à une remontée des cours. Le niveau atteint par l'IGB vendredi serait même un plus bas annuel. A mon avis, il y a eu une forte anticipation de baisse qui a engendré des ventes massives. Qu'il s'agisse d'étrangers ou de Marocains, cela n'a pas tellement d'importance. Surtout que le poids des investisseurs étrangers reste négligeable par rapport aux institutionnels et OPCVM sur la place. Ce qui serait intéressant, c'est de voir les valeurs qui ont fait l'objet de cession et faire le rapprochement avec les résultats et les prévisions de ces sociétés.

    - La plupart des sociétés de bourse de la place en 1999 ont tablé sur une performance annuelle de 12 à 15% hors nouvelles introductions. Quel serait l'impact des derniers événements sur ces perspectives?
    - Je tiens tout d'abord à faire la distinction entre les prévisions en termes de cours et celles en termes de résultat. Faire le lien direct entre les deux n'a jamais été justifié. Mais généralement les trends à long terme entre résultat et cours sont assez corrélés. Maintenant, pour répondre à votre question, je dirais d'abord que la baisse a davantage touché les grandes capitalisations, assez liquides. Il y aura sûrement des positionnements stratégiques durant cette année par rapport à ces valeurs de la part des grands investisseurs, institutionnels notamment.

    Finis les préjugés


    Ce genre d'opération peut avoir un impact direct sur l'évolution du marché. Aussi une progression aussi importante (12-15%) me paraît-elle difficile à atteindre. La visibilité sera meilleure à partir du deuxième semestre. Dans les semaines, voire mois qui viennent, le marché devrait à mon avis demeurer assez hésitant.

    - Quel serait le meilleur moyen de relancer ce marché?
    - Le véritable moteur de relance serait l'engagement de nouvelles sociétés à la cote. Pour cela, un travail de fond doit être fait au niveau de l'organisation, de la restructuration et de la transparence de ces sociétés. Il faudrait également que les entreprises déjà cotées en bourse se développent et améliorent leurs résultats. Chacune, quel que soit son secteur, possède un ou plusieurs foyers de développement (réduction des coûts, innovation, technologie...). Et la bourse ne fait que refléter la bonne santé de tout ce petit monde. Nous avions un marché qui pouvait réaliser des performances de 30% et plus annuellement, maintenant cela devient beaucoup plus nuancé. Le choix de l'investissement devient très délicat et les principaux intervenants, OPCVM notamment, en sont conscients.

    - Vu l'évolution des choses, y a-t-il une possibilité que les investisseurs se repositionnent sur l'obligataire? Et quelles en seraient les conséquences sur le reste du marché?
    C'est inévitable. Mais il ne faut pas s'alarmer pour autant, je crois que le redressement observé dès lundi est assez révélateur. Cela reste avant tout un choix propre à chaque investisseur en fonction des objecticfs qu'il se fixe. Globalement je reste confiant. La plupart des valeurs cotées sont des valeurs de croissance, assez bien gérées et qui ne présentent pas de risques.

    - En cette période d'expectative, quel est votre conseil aux petits porteurs essentiellement?
    - Ils doivent tout d'abord avoir une vision assez claire de leurs horizons de placement et de leurs méthodes de gestion. Pour un spéculateur, il est de plus en plus dur de suivre le marché. Pour ceux qui se placent à moyen et long termes, un choix judicieux des valeurs s'impose. Mais quel que soit le type d'investisseur, il est vital d'être à l'écoute des conseils et des informations fournies par les professionnels.

    - Quelles sont les leçons à tirer?
    - Fini le temps des préjugés, genre la bourse monte toujours au début de l'année. Le marché devient très volatile et la réaction des investisseurs doit être rapide. Il faut avoir une gestion rationnelle et prendre en considération qu'il existe aussi bien un marché actions qu'un marché obligations et qu'en termes d'intérêts les deux sont rentables. Enfin, la considération des avis des analystes est de plus en plus importante.

    Propos recueillis
    par Hanaâ FOULANI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc