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Affaires

CDG: Traiter les héritages encombrants

Par L'Economiste | Edition N°:1671 Le 26/12/2003 | Partager

. Restructurations en série: Cellulose du Maroc, Comanav…. Le dossier le plus lourd, la BNDE. La Caisse recourt à ses fonds propres, non à l'argent des retraitesLa CDG joue la carte de la transparence. Au moment où les projecteurs sont braqués sur le système de la retraite et sa viabilité, le plus gros institutionnel de la place veut rassurer. Rassurer les affiliés, rassurer les retraités mais aussi le marché financier. Le seul moyen de couper court aux rumeurs de toutes sortes qui courent depuis plusieurs mois, c'est d'expliquer son métier et la cohérence de ses choix. C'est incontestable, la CDG jouera un rôle central dans la réforme du système de retraite. Et pour cause, elle gère des fonds de 80 milliards de DH dont la moitié sous forme de réserves de retraite. Ce qui représente 17% du PIB et plus de 40% de l'épargne institutionnelle globale. A fin septembre, les fonds confiés par la CNSS et la Caisse d'épargne nationale (CEN) totalisent à eux seuls 28,5 milliards de DH. L'effort commercial déployé par la Caisse depuis 2 ans commence à porter ses fruits puisque la part de l'épargne volontaire s'est accrue de 28% pour représenter 5% de l'épargne globale (4 milliards de DH). Mais il n'empêche, l'épargne réglementée constitue le socle de ses ressources. Que fait la Caisse de ces fonds? «Cette épargne qui nous est confiée est placée exclusivement sur les marchés des taux et des actions. Les fonds du RCAR sont investis en plus dans l'immobilier parce que les statuts le permettent», assure Mustapha Bakkoury, directeur général de la CDG lors d'une réunion de travail avec L'Economiste. Donc pas d'inquiétude à avoir, l'argent de la retraite n'est pas utilisé pour financer des investissements risqués… ou sauver des canards boîteux. Il est placé en bon père de famille en fonction du risque et de la maturité.Hormis cette épargne confiée, la Caisse dispose de fonds propres pour lesquels elle dispose d'une plus grande liberté de gestion. «Là aussi, les choix d'investissement se font toujours dans un souci de rentabilité, mais en alliant des objectifs de développement économique», précise le DG. La CDG se fait fort d'allier les deux objectifs même s'ils paraissent parfois inconciliables. En fait, sans l'avoir voulu, elle est devenue une machine à restructurer. Ainsi, elle s'est retrouvée actionnaire majoritaire de Cellulose du Maroc après l'acquisition de la BNDE. «Nous avons identifié des potentialités dans les investissements forestiers et donc la filiale Ecoforest nous intéresse». En développant la ressource en amont, la cellulose réduira sa dépendance à l'égard des importations, la flambée des cours mondiaux et risque de change. L'enjeu est de taille puisque le prix du bois compte pour 40% dans le coût de revient de la pâte à papier.L'autre acquisition qui a alimenté beaucoup de rumeurs: la BNDE. En fait, la CDG n'avait pas trop le choix. Elle détenait déjà 30% du capital et était créancière de 1,5 milliard de DH. «Il fallait être partie prenante et minimiser les dégâts». La CNCA a repris le réseau. Ce qui lui permet de rattraper le temps perdu durant sa restructuration. Le transfert de la première agence s'effectuera la semaine prochaine et le processus s'étalera sur 5 mois. La CDG s'est par ailleurs retrouvée actionnaire de la Comanav à l'issue de l'opération Limadet, filiale de la BNDE. Là aussi, les potentialités identifiées dans le trafic maritime l'ont poussé à foncer. Augmentation de capital et renforcement de la flotte ont permis de sauver la mise. Quant aux autres filiales, elles ont toutes démarré leur plan de mise à niveau. C'est le cas notamment de Maroc Leasing et la Caisse Marocaine des Marchés. Safabourse a repris son activité, sous la houlette du pôle Marchés des capitaux de la CDG. Pour résorber le passif, plus de 90% de l'encours des créances obligataires a été renégocié. Le plan social visant le départ volontaire d'une centaine de personnes a, lui, coûté plus de 100 millions de DH. Reste la recapitalisation de la BNDE. L'augmentation du capital sera clôturée le 7 janvier prochain. La CDG injectera 100 millions de DH. L'Etat n'y échappera pas, il devra encore une fois mettre la main à la poche avec 200 millions de DH.


Et le CIH?

Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs. Le CIH doit d'abord mener à bon port son plan de redressement. Les résultats sont encourageants puisqu'il a effectué des remboursements par anticipation. «Il faudrait peut-être lui donner les moyens d'aller plus vite, car l'horizon fixé à 2007 paraît un peu loin si l'on tient compte de la vitesse des mutations du secteur», ajoute Mustapha Bakkoury. Ensuite, il faudra réfléchir à une vision et une stratégie crédibles avant de décider de son transfert. Mouna KABLY

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