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    Europe

    CCG: Un fonds de garantie pour la mise à niveau

    Par L'Economiste | Edition N°:273 Le 27/03/1997 | Partager


    La Caisse Centrale de Garantie est décidée à accompagner la restructuration des entreprises. La Caisse est sur le point de mettre sur pied un Fonds de garantie dont le montant est estimé à 500 millions de DH.


    «La création d'un fonds de garantie a pour objectif de jouer un rôle de levier des financements nécessaires pour la mise à niveau des entreprises», assure M. Larbi Bellaha, directeur général de la Caisse Centrale de Garantie (CCG). Cette intervention s'inscrit en ligne droite dans la nouvelle orientation de la Caisse votée au Parlement. Le nouveau cadre légal permet à l'établissement de gérer les fonds de garantie qui peuvent être constitués par l'Etat, les collectivités locales ou le secteur privé, notamment. Selon M. Bellaha, les Ministères des Finances et du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat (MCIA), chefs de file du programme de mise à niveau, ont demandé à la Caisse d'élaborer un schéma de financement qui repose sur le mécanisme de garantie. Le système conçu a été accepté et présenté à l'Union Européenne et à la Banque Européenne d'Investissement (BEI).
    Ce fonds sera alimenté par plusieurs ressources. Les discussions avec l'UE doivent reprendre prochainement pour préciser le montant à prélever sur l'enveloppe financière du programme Meda. La répartition n'a pas encore été arrêtée mais les estimations des besoins de ce fonds se situent aux alentours de 500 millions de DH. Un montant qui permettrait de produire un effet de levier pour la mobilisation d'un financement global de 18 milliards de DH, coût de la restructuration des entreprises productives, selon les estimations du MCIA.

    D'ailleurs, l'UE avait annoncé qu'elle mettrait à la disposition du Maroc, par le biais du programme Meda, une enveloppe de 45 millions d'Ecus, soit environ 500 millions de DH, pour le financement de capitaux à risques. Cette enveloppe sera gérée par la BEI qui dispose d'une longue expérience dans le refinancement des capitaux à risques.
    Le schéma de financement de ce fonds de garantie tel qu'il a été retenu prévoit pas moins de 40% qui devront être mobilisés sous forme de fonds propres; autrement dit, les actionnaires doivent faire l'effort pour contribuer à ce financement. Ils apporteront ainsi entre 15 et 20%, précise M. Bellaha. Les 20 à 25% qui restent seront apportés sous forme de capitaux à risques.

    Implication des banques


    Plusieurs solutions sont envisageables pour compléter l'enveloppe. L'UE peut d'une part augmenter sa contribution d'une manière substantielle pour pouvoir satisfaire davantage les besoins. D'autre part, les pouvoirs publics chercheront auprès d'organismes multilatéraux et de pays amis des dons ou des financements à des taux concessionnels. En d'autres termes, un financement étalé sur une longue période et un taux d'intérêt minime, indique le DG de la CCG.
    Les 60% restants devront être apportés par les banques locales. «C'est là où le mécanisme de garantie joue pleinement son rôle: appui à la banque pour consentir le financement à l'entreprise et appui à l'entreprise pour accéder aux ressources financières», explique M. Bellaha. La Caisse veut jouer son rôle d'organisme public en se basant sur la garantie de l'Etat.
    Dans ce processus de mise à niveau, la mission de la Caisse portera sur l'étude des dossiers transmis par les banques intervenantes, l'octroi et le suivi de la garantie du fonds, la gestion des possibilités de celui-ci ainsi que le recouvrement de ses créances.
    Les conditions de gestion du fonds peuvent être définies dans un cadre conventionnel entre l'Etat ou d'autres organismes et la CCG. Une autre convention précisant les relations entre le fonds et les banques intervenantes sera conclue.
    Les entreprises candidates à ce type de financement devront opérer dans un secteur admis dans le financement de la mise à niveau et répondre à des critères d'éligibilité à définir.
    En outre, la CCG cherche à s'ouvrir au secteur privé dans la perspective de sa privatisation. D'ailleurs, son Conseil d'administration est ouvert à la participation du secteur privé à travers le Groupement Professionnel des Banques du Maroc et la Banque Centrale.

    Mohamed CHAOUI




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