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    Economie

    Casablanca/Vente de poissons
    Le marché de gros opérationnel

    Par L'Economiste | Edition N°:2914 Le 03/12/2008 | Partager

    . 70 millions de DH pour la 1re tranche . Premier d’un réseau de 10 marchés à travers le RoyaumeFlambant neuf, le nouveau marché de gros de poisson, inauguré depuis plus d’un mois, tourne à plein régime. Tôt le matin, la halle est déjà grouillante de poissonniers venus s’approvisionner sur place. A 8 h, les opérations d’achat et de vente sont pratiquement terminées. La vente se fait soit de gré à gré, soit aux enchères. Dans ce dernier cas, un écran affiche les transactions. Les lots en rouge concernent les produits vendus, tandis que les verts désignent ceux qui sont en vente. Tout cela est le fruit de la réorganisation à laquelle a été soumis ce marché.La première tranche, inaugurée par S.M le Roi le 24 octobre dernier, a nécessité un investissement de 70 millions de DH. Au détail, une halle de vente en gros, un espace de vente de poisson congelé, des ateliers pour les exportateurs, des chambres froides, une fabrique de glace, une aire de traitement des déchets, des locaux administratifs, une infirmerie et un marché municipal pour la vente du poisson. Et afin de préserver la qualité des produits durant leur commercialisation, la halle a été dotée d’un système de réfrigération visant le maintien de la température à l’intérieur du marché entre 12 et 16 °C.En outre, la gestion du marché de gros est complètement informatisée, depuis l’entrée des produits au marché jusqu’à l’écoulement vers les marchés de consommation, afin de maximiser la célérité et la transparence des transactions commerciales. «Cette infrastructure de commercialisation, réalisée en partenariat entre l’Office national des pêches (ONP) et la commune urbaine, a pour ambition de faire de Casablanca une plateforme régionale de distribution et d’exploitation dans le domaine des produits de la mer», a affirmé Majid El Ghaib, DG de l’ONP, lors d’une visite au marché de gros au poisson organisée hier. «Les professionnels, qui étaient réticents au changement, sont aujourd’hui satisfaits de la qualité de service», a-t-il ajouté.Situé dans la préfecture de Sidi Othmane, à proximité de l’autoroute et des principales artères périphériques, le nouveau marché constituera une plateforme logistique incontournable. En effet, il renforcera la disponibilité du poisson sur un plan local et, en même temps, la capacité exportatrice de Casablanca. De plus, il contribuera à assurer une certaine régularité au niveau de l’approvisionnement en poisson et à améliorer le rapport qualité/prix. «Le Maroc figure parmi les pays les plus producteurs du poisson avec 36 kilos par habitant/an. Par contre, la consommation n’est que de 12 kilos par habitant/an. Notre objectif est d’arriver à la moyenne internationale qui est de 16 kilos», a expliqué Jalil Skali, DG adjoint de l’ONP.La deuxième tranche de ce projet, dont les travaux débuteront en 2009 et dureront 12 mois, nécessitera un investissement de 20 millions de DH. Elle portera sur la construction de bâtiments annexes. Il s’agit d’ateliers pour les mareyeurs, d’espaces destinés à abriter une Bourse de poisson à l’export et d’équipements socio-collectifs.L’ouverture du nouveau marché au poisson permet de réserver le port de Casablanca aux produits débarqués localement et, par conséquent, de décongestionner l’enceinte portuaire à travers le transfert de la commercialisation du poisson de «deuxième vente» hors du port. La mise à niveau du port casablancais contribuera assurément à améliorer la compétitivité internationale des opérateurs du secteur de la pêche.Signalons que la gestion des ports de pêche reviendra bientôt à l’ONP. Un accord est en cours de finalisation entre ce dernier et l’Agence nationale des ports. Aux termes duquel la gestion des ports de Casablanca, Agadir et Laâyoune passera à l’ONP en 2009, le reste des ports passera dans son giron en 2010. De ce fait, l’Office se voit octroyer de nouvelles missions. La signature d’un contrat-programme 2008-2012 est prévue début 2009 pour accompagner la modernisation du secteur.A rappeler, enfin, que le nouveau marché de gros au poisson est le premier maillon d’un réseau de 10 marchés similaires prévus à travers le Royaume. Ceux de Oujda, en phase de construction, Tanger et Fès sont financés par l’ONP à hauteur de 150 millions de DH. Tandis que les 6 autres, qui coûteront 250 millions de DH, seront financés par le programme américain Objectifs du Millenium. J. R.

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