×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Le prix de L’Economiste pour la recherche en économie, gestion et droit
    Affaires

    Casablanca/Lydec
    Ce que veulent les élus

    Par L'Economiste | Edition N°:2672 Le 13/12/2007 | Partager

    . Ramener le taux de rémunération à 6 % au lieu de 14% . Le réexamen du tarif des prestations proposé La révision du contrat de gestion déléguée de l’eau, de l’électricité et de l’assainissement signé entre Casablanca et Lydec fait couler beaucoup d’encre. Il est vrai que la procédure bloque sur de nombreux points. L’affaire est aujourd’hui soumise à l’arbitrage du ministère de l’Intérieur, comme le stipule la convention de la gestion déléguée. Le désaccord porte sur le bilan de la période 1997-2007 mais aussi sur les projections 2007-2027 (www.leconomiste.com). Premier point de désaccord : la mairie et les lus veulent revoir la rémunération du délégataire. Les conditions de l’environnement économique et financier ne sont plus les mêmes qu’en 1997, date de démarrage du concessionnaire. En cela, la mairie est tenue au respect de la nouvelle loi sur la gestion déléguée qui insiste sur la «juste rémunération . Le taux de rémunération pratiquée jusqu’à présent est de l’ordre de 14,6% (TRI: taux de rémunération interne). Cette rémunération est jugée inadéquate par les élus. Et ce parce que le Maroc est un pays stable politiquement et socialement et ne présente pas de risque, souligne un élu. L’autorité délégante propose ainsi un taux de rémunération situé entre 5,6% et 5,9%. Il faut signaler que ce taux peut-être modifié périodiquement tous les 5 ans lors des révisions tarifaires, comme convenu dans la charte de la convention de gestion. D’ailleurs, les chiffres du document d’introduction de Lydec en Bourse en 2005 se référent à un taux de 9%. Selon une source proche du dossier, «le délégataire ne s’est jamais exprimé de façon claire ni sur les chiffres ni sur sa méthodologie de calcul. Lydec semble camper sur sa position et veut continuer  percevoir une rémunération de 14,6%.A en croire un expert, « l’approche suivie par le délégataire pour la détermination de la rémunération est conforme avec la pratique internationale mais aussi avec la nouvelle loi sur la gestion déléguée . Et d’ajouter que « c’est une méthodologie qui repose sur le coût moyen pondéré du capital qui est le critère le plus accepté dans la littérature financière et très largement pratiqué dans l’expérience internationale . Autre précision : la ville veut appliquer un taux de rendement en termes de TRI projet et non en termes de TRI actionnaires conformément à la pratique et à la théorie. Par ailleurs, la ville limite à 10 ans la durée de rémunération de l’assistance technique et juge cette période comme valable pour le transfert de l’essentiel du savoir-faire. Au-delà, Lydec pourrait continuer à solliciter les experts internationaux mais selon les règles normales d’appels d’offres.Au niveau de la révision des tarifs, La ville propose une nouvelle formule de calcul. Selon un élu, cela permettra d’harmoniser l’équilibre du contrat et le reflet des coûts dans les tarifs. Les nouveaux tarifs prennent, selon les élus, en considération l’indice du coût de la vie, les coûts de distribution et les coûts d’achat de l’énergie et de l’eau. A en croire un expert, la nouvelle formule évite au délégataire le risque associé à la volatilité des coûts. Le coût de distribution sera en effet ajusté par un indice de l’inflation (indice du coût de la vie par exemple). Les coûts d’achat d’énergie seront, quant à eux, ajustés par les variations des prix payés à l’Office national de l’électricité et l’Office national de l’eau potable. Ali JAFRY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc