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    Economie

    Casablanca/Gouvernance localeLa Région réclame «sa« TVA

    Par L'Economiste | Edition N°:2576 Le 24/07/2007 | Partager

    . Chafiq Benkirane: «Nous payons 50% pour recevoir 12%!». Beaucoup de Régions ne veulent plus du wali comme copiloteSelon le protocole, le président de la Région vient juste après le wali/gouverneur. Mais à Casablanca, le président du Conseil communal lui vole largement la vedette. Chafiq Benkirane n’en fait pas cas. Pour lui, l’esprit de groupe doit prévaloir. Dans l’un de ses rares entretiens avec la presse, il revient sur l’expérience de l’unité de la Ville et comment la Région avec ses faibles moyens tente de tirer son épingle du jeu.- L’Economiste: Comment évaluez-vous l’expérience de l’unité de la Ville à Casablanca?- Chafiq Benkirane: L’expérience a réussi à plus de 80%. Les Villes qui ont subi ce régime commencent à avoir une vision claire et un développement équilibré. Avant, Casablanca comptait 27 Communes avec des budgets disproportionnées. L’unification des budgets en une seule masse a permit une répartition plus équitable. L’unité de la Ville a été bénéfique, mais l’insuffisance budgétaire retarde le développement régional. La Région n’a pas les moyens des attentes de ses habitants. Elle a un budget minime, de près de 80 millions de DH. C’est une moyenne, mais cela est variable selon les recettes. Nous dépendons à plus de 50% des taxes portuaires. Notre budget grossit ou se réduit selon les années.- Que proposez-vous pour améliorer votre situation financière?- D’abord, il y a le problème de la TVA. Casablanca produit plus de 50% de la TVA nationale, et n’en reçoit que 12% en retour. Cette répartition est à revoir. Auparavant, Casablanca participait au financement d’autres villes. Mais aujourd’hui, certaines villes, comme Marrakech Tanger, Agadir, Fès, se développent et commencent à gagner des taxes. Elles doivent ainsi céder quelques points de la TVA à Casablanca, puisque ses besoins sont plus importants, et la vitesse de son extension démographique dépasse la vitesse de génération des biens. Peut-être faut-il aussi profiter d’autres taxes ou en imposer de nouvelles, une taxe sur la pollution par exemple.- Côté gouvernance, comment gérez-vous l’empilement des compétences locales?- Effectivement, il y a une répétition des prérogatives. Ce qui occasionne des redites dans les programmations. Cela est dû à deux problèmes. Le premier est la coordination et la centralisation des banques de projets pour éviter les mauvaises affectations. Une révision de la charte régionale s’impose pour fixer les prérogatives de chacun. L’autre problème concerne les prérogatives transférées de l’Etat central vers les Régions. Les fonctions sont transférées mais pas les budgets.- Est-ce que la tutelle de la Wilaya vous gêne?- L’ordonnancement du budget donnerait certes plus de liberté d’action, mais nous ne ressentons pas vraiment ce handicap. C’est peut-être une question d’entente et d’hommes, mais tous les walis qui se sont succédés à Casablanca n’ont jamais posé problème au Conseil de la Région. Le wali est un exécutant et cela est clair dans la charte. Ceci dit, nous avons eu des réunions au niveau national, et 80% des présidents de Régions demandent l’indépendance, l’autonomie complète. Certains présidents ont du mal à accepter un copilote.- Plusieurs projets ont été annoncés au public sans que les Conseils les vote…- Il y a des projets gouvernementaux subventionnés par le pouvoir central et la Commune ou la Région contribue avec des petits montants. Aussi estime-ton que ce serait retarder le projet que d’attendre que le Conseil tienne ses sessions et le valide. Mais ensuite, le vote suit forcément. - Est-ce que vous faites des efforts pour vous rendre plus visible aux yeux des citoyens? - Sincèrement, la communication n’est pas mon point fort, mais je préfère que le travail parle pour moi. Il faut dire aussi que le Conseil de la Région est tout jeune; il n’a qu’un mandat et demi. En outre, nous n’avons pas de contact direct avec le citoyen ni de territoire de commandement propre, ce qui ne rend pas notre action très visible; elle se noie dans celle des collègues… Mais l’essentiel, c’est le résultat.


    2 milliards pour le maire

    LE wali et le maire sont incontestablement les personnalités les plus connues parmi les décideurs casablancais. Pour le moment, ce sont aussi les personnalités qui, par la force des choses, sont les plus actifs. Ils en ont les moyens: le wali a l’autorité, et le maire a le plus gros budget des Collectivités locales, soit près de 2 milliards de DH contre 80 millions de DH pour la Région et 267 millions de DH pour le Conseil préfectoral. Par ailleurs, le wali et le maire sont de moins en moins partants pour des sorties médiatiques. Contacté, le wali Mohamed Kabbaj n’a pas pensé qu’il était nécessaire de s’exprimer sur la gouvernance, puisque les présidents des Conseils l’avaient déjà fait. Le maire Mohammed Sajid, pour sa part, n’a cessé de repousser le rendez-vous pour des contraintes d’agenda…Propos recueillis par Ichrak MOUBSIT

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