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    Casablanca/Gouvernance localeHassbane: «Nous avons bricolé des solutions»Saïd Hassbane, président du conseil préfectoral de Casablanca

    Par L'Economiste | Edition N°:2576 Le 24/07/2007 | Partager

    . Les tutelles ralentissent tous les projets. Pas de conflit avec la wilaya Encore un acteur dont le rôle est éclipsé et peu connu du grand public. Le conseil préfectoral gère un budget de plus de 260 millions de DH et entasse une grosse masse de crédits reportés. Plusieurs projets, pourtant dûment programmés, peinent à voir le jour à cause des procédures administratives? «Le court terme devient un long terme», ironise Saïd Hassbane, président du conseil.- L’Economiste: Comment évaluez-vous le système de l’unité de la ville?- Saïd Hassbane: Il est un peu tôt pour évaluer une nouvelle organisation qui n’a qu’un mandat et demi. Toutefois il y a plusieurs remarques à faire. Au départ, avec l’application du système de l’unité de la ville, il nous a été difficile de suivre. La concentration des préfectures et communes d’un seul coup au sein de conseils uniques a été brusque. Nous n’avions pas eu le temps de nous familiariser avec la nouvelle charte 79-00. D’ailleurs seulement le tiers de ses directives est appliqué. Chacun interprète le texte à sa manière.Autre constat, les chartes communale et préfectorale offrent les mêmes prérogatives. La seule différence est que le président de la commune ordonne son propre budget alors que c’est le gouverneur qui ordonne celui du conseil préfectoral. Un problème se pose aussi au niveau du champ territorial d’action de chaque conseil. A Casablanca, c’est quasiment le même pour les trois conseils ce qui donne lieu à une double programmation des projets et des budgets. Nous avons ainsi demandé des décrets d’application pour la charte qui préciseront les prérogatives de chaque conseil. En attendant, nous avons essayé de contourner ces problèmes par la création d’un comité de coordination. Aussi, le président de la région s’est chargé de tout ce qui est d’envergure régionale: aménagement des pénétrantes, grands travaux d’infrastructures; le conseil de la ville se charge des services quotidiens et le conseil préfectoral du volet social.- Est-ce que le conseil de coordination a réglé le problème?- Pour le moment l’expérience réussit bien. Il ne faut toutefois pas perdre de vue que c’est une solution provisoire sur laquelle on ne peut construire un système durable. Ceci dit, même si des textes d’application viennent expliciter la charte, nous aurons toujours besoin des services de la cellule de coordination pour veiller à la bonne répartition des tâches.- Est-ce que la tutelle de la wilaya vous gêne? A la base, les élus doivent être souverains dans leur décision, ce n’est pas complètement le cas…- La wilaya ne dérange pas, le texte est clair. Le conseil est souverain dans ses décisions. La wilaya est un exécutant.- N’empêche que plusieurs grands projets ont été annoncés officiellement au public avant d’être soumis à l’approbation des conseils…- Cela concerne les grandes conventions. Et généralement il y a des clauses qui précisent que ces décisions ne sont applicables que si elles sont adoptées par tel ou tel conseil. Et souvent c’est à cause d’une contrainte de temps. Si la cession du conseil vient de s’écouler et qu’il faut attendre la suivante, cela fera traîner les projets longtemps, surtout ceux qui sont urgents. Aussi, la décision est prise au sein du bureau et en concertation avec le wali, on décide d’un accord de principe. - Est-ce que la wilaya peut s’opposer à l’application d’une décision votée par le conseil?- Cela ne s’est jamais passé sous mon mandat. Le problème que nous avons en revanche est celui des procédures administratives. Les conseils élus ont la double tutelle du ministère de l’Intérieur et des Finances. La lenteur dans les concertations entre le pouvoir central et ses représentations régionales ralentit les projets. Les actions que nous inscrivons dans les plans sur un court terme deviennent du long terme! Pour les budgets c’est la même gymnastique. Ce qui est d’autant plus incompréhensible que le budget est adopté au niveau du ministère des Finances. Il y a donc un contrôle en amont, en cours et en aval à travers les Cours des comptes régionales. D’ailleurs on se pose la question quant à l’utilité de celles-ci puisque le ministère nous suit pas à pas dans l’exécution des projets…


    Désordres dans le personnel

    SAÏD Hassbane explique que 95% des ressources du conseil préfectoral proviennent des recettes de la TVA, le reste émane des taxes sur les permis de conduire. «Presque 78% vont aux salaires du personnel qui ne dépend même pas du conseil préfectoral de la wilaya» déplore-t-il. Il explique que «le conseil paie des gens qui ne travaillent pas pour son compte. Ce sont les employés des préfectures dont les charges doivent être supportées par le budget général. Je n’ai aucun lien avec les préfectures d’arrondissement. Celles-ci dépendent hiérarchiquement de leurs gouverneurs et du gouverneur de Casablanca qui est le wali mais leur budget est supporté par le conseil préfectoral!» Pour Hassbane, ce qui serait normal c’est d’avoir un budget dépendant des plans d’action présentés. Il relève, en outre, une autre «anomalie» au niveau de la répartition de la TVA. «Casablanca produit 65% des impôts nationaux mais la répartition est loin d’être satisfaisante. Il faut bien appliquer la péréquation mais en prenant compte que les besoins de Casablanca ne sont pas les mêmes que ceux d’El Hajeb. Nous avons longtemps demandé au pouvoir central d’augmenter la dotation de Casablanca. Au lieu de 12%, qu’elle reçoive entre 20 et 25%. Sinon elle n’aura plus les moyens de développer ses activités et d’être aussi productive».Propos recueillis par Ichrak MOUBSIT

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