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    Casablanca/Gouvernance localeDes fonctions mais pas les budgets

    Par L'Economiste | Edition N°:2576 Le 24/07/2007 | Partager

    . La ville domine les autres instances locales. Les maires et les walis sont des stars. Les autres, même élus, restent dans l’ombreLE Maroc mise gros sur ses régions. Le Souverain en a donné confirmation lors des rencontres nationales des collectivités locales à Agadir (cf. L’Economiste des 14 et 15 décembre 2006) en invitant le gouvernement à concevoir un plan pour le renforcement de la décentralisation. Un plan dont on n’a pas encore de nouvelles d’ailleurs.Les régions représentent des enjeux démographiques, économiques et stratégiques (dossier du Sahara). La volonté est de leur donner les moyens réglementaires et financiers de se prendre en charge et de couper le cordon avec le pouvoir central. Le volet réglementaire, chartes et réorganisation, est en principe traité, mais ses lacunes montrent la nécessité d’une révision du système (voir article précédent).Question moyen, le constat est simple: les régions ont eu plus de prérogatives mais pas les moyens de les mettre en oeuvre.Aussi, les conseils doivent chacun, selon l’envergure géographique du projet, réaliser et entretenir les infrastructures dans les domaines de la santé, de l’enseignement, la culture, la voirie... Mais, souvent, c’est le pouvoir central qui réalise ces projets d’ordre régional. Les instances locales n’en ont pas les moyens et de toutes les façons, les mises en œuvre traînent tout au niveau local, que l’Etat reste le plus rapide. Néanmoins, l’unité de la ville a permis de rassembler les fonds éclatés des différentes localités et de mieux les répartir et les planifier. Mais aucune nouvelle ressource financière n’a été prévue. Les collectivités locales vivent principalement de taxes, qu’elles peinent à recouvrir et à gérer, du reste. «Le pouvoir central a cédé plusieurs de ses fonctions mais pas ses budgets», indique Saïd Hassbane, président du conseil préfectoral.. La commune: un service publicSur un niveau purement local, c’est la ville qui a le rôle le plus visible. Mohamed Sajid, président du Conseil de la ville, est l’une des personnalités les plus connues localement. Tout le monde connaît la commune pour le contact direct qu’elle entretient avec les habitants: documents administratifs, autorisations, collecte des déchets, eau, électricité... Mais en dehors de ces fonctions de services, la commune a aussi un rôle dans le renforcement des infrastructures, développement économique et social de son territoire. Des fonctions que partagent avec elle la région et le conseil préfectoral, ce qui créé le double emploi. Le volet investissement est moins visible au public qui se réfère pour les grands travaux à l’Etat. C’est donc l’essence même de la décentralisation qui échappe aux citoyens.. L'Etat hésite toujoursCeci dit, même le pouvoir central a visiblement du mal à faire confiance aux collectivités locales. Sa meilleure manière de l’exprimer c’est la tutelle qu’il impose aux conseils régional et préfectoral à travers l’ordonnancement de leurs budgets et sur le conseil communal dont toutes les décisions sont soumises pour approbation au gouverneur (également wali de Casablanca).Les autorités doivent, certes, avoir un contrôle sur les actions des communes et autres collectivités locales, question de surveiller l’application des lois et procédures. Reste à faire un choix entre un contrôle en amont ou en aval. En l’occurrence elle exerce les deux puisqu’elle valide les projets et les budgets avant leur adoption et contrôle leur application. C’est un grand coup pour l’indépendance des conseils élus (voir interviews pages 7 et 8). A Casablanca, les concernés ne se plaignent pas directement de la tutelle que le pouvoir central exerce sur eux mais évoquent de multiples difficultés d’exercice surtout la lenteur de l’exécution des projets. Les présidents des conseils régional et préfectoral réprouvent la double tutelle exercé par les ministères de l’Intérieur et des Finances qui les suivent pas à pas dans la mise en œuvre de leur programme. Le contrôle se fait pas à pas et nécessite à chaque étape un examen dans tel ou tel service, approbation, réexamen, et c’est du temps... perdu! Cela sans compter la navette que font les projets entre les directions régionales et centrales. Les représentations régionales des offices et ministères ont d’ailleurs, comme les collectivités locales, une indépendance limitée. Elles ne remplacent pas le ministère dans toutes les décisions régionales mais constituent un simple bureau de relais. Les élus, eux, sont moins nuancés que les présidents des conseils. Pour plusieurs d’entre eux, la tutelle aussi serrée du gouverneur qui tient les rênes du budget est «antidémocratique». Un élu du conseil régional cite l’exemple d’un projet qui a été bloqué à cause du changement de wali. Il s’agit de la création de l’Observatoire régional du Grand Casablanca. «Celui-ci devait se charger des études de prospection sur l’avenir de la région, ce qui faciliterait la planification et l’élaboration des programmes de développement. Si le système était huilé et que les conseils étaient indépendants, ce projet aurait vu le jour malgré le changement du tuteur», argumente-t-il.I. M.

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