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    Société

    Casablanca/environnement
    Les 500 recommandations de la métropole

    Par L'Economiste | Edition N°:3240 Le 25/03/2010 | Partager

    . Volets juridique, institutionnel, milieux naturels… le tout décortiqué . Gouvernement et élus locaux interpellés. Manque flagrant de toilettes publiques QUATRE-cent-quatre-vingt-dix. C’est le nombre de recommandations élaborées à l’occasion des consultations casablancaises sur le projet de Charte de l’environnement. Au total, 551 personnes ont participé aux six ateliers dédiés aux thèmes fixés pour la rencontre: santé, développement durable, milieux naturels, rôle des acteurs locaux, industrie et qualité de l’air. Etaient de la partie, des associatifs, des élus locaux, des parlementaires, des représentants des services externes et des universitaires. En ce qui concerne l’atelier «environnement et santé», les participants ont proposé de donner une force constitutionnelle à la Charte de l’environnement. Ils ont aussi appelé à ce que soit soulignée dans la Charte la responsabilité du secteur privé et du citoyen. Les travaux de ce même atelier ont débouché sur l’exigence de l’application pure et dure du principe pollueur-payeur. Il faut aussi compléter l’arsenal juridique en place sur l’environnement, le rendre effectif et le codifier. A quoi servent les textes sans leurs décrets d’application? Pratiquement, à rien. C’est pourquoi les participants insistent sur l’élaboration de ces textes de façon urgente. Mettre en place des normes nationales en matière de pollution sonore et des produits chimiques est aussi une recommandation formulée dans le cadre de l’atelier «santé et environnement». Les participants ont aussi insisté sur l’application effective de la loi sur l’interdiction du tabac dans les espaces publics ainsi que la lutte contre le narguilé (chicha) dans les cafés. Au niveau institutionnel, les recommandations vont dans le sens de hisser le Conseil national de l’environnement au rang d’un Conseil supérieur de l’environnement et du développement durable. Créer des comités de suivi et de contrôle est aussi un souhait exprimé par les participants. Ces derniers ont également appelé à intégrer la dimension environnementale dans les stratégies du gouvernement. Sur le plan purement local, il est recommandé de doter les bureaux d’hygiène de moyens et de personnels qualifiés. S’agissant des mécanismes, les intervenants ont recommandé la mise en place d’un fonds spécial d’indemnisation des dommages subis en raison de la pollution. Ils ont aussi demandé de taxer les industries polluantes. Pour les milieux environnementaux, il est exigé de doter la région de Casablanca de stations d’épuration des eaux et de mettre à niveau les infrastructures d’assainissement. Et surtout de doter la ville de toilettes publiques. Ce dernier point a déjà été examiné par le conseil de la ville en 2005. Ce dernier a approuvé la mise en place de toilettes publiques. Mais, jusqu’à aujourd’hui, la décision du conseil est restée lettre morte. Sur le plan de la qualité de l’air, il est recommandé de multiplier les stations de mesure. Mais aussi, chose qui relève des autorités locales, la mise à niveau des moyens de transport urbain (bus et taxis) et surtout l’encouragement de l’usage des énergies renouvelables. En matière de déchets solides, et puisque la métropole compte des décharges sauvages (cf.www.leconomiste.com), les participants demandent leur fermeture urgente et l’aménagement de décharges contrôlées. Autre recommandation: la valorisation des déchets avec un tri à la source. L’urbanisme et ses plans doivent aussi faire grande place à l’environnement quand il est question d’élaborer schémas directeurs et plans d’aménagement. Sans sensibilisation, la préservation de l’environnement restera un souhait. Ce qui doit se faire via les ONG, l’école, les mosquées, les médias et bien d’autres canaux. Les universités et autres instituts doivent se mettre aux études pour décortiquer la relation environnement-santé sous toutes ses facettes. En dernier lieu, il est exigé de mettre en place une banque de données écologiques actualisées de façon permanente et en permettre l’accès à tout le monde.


    Uniformisation

    LES autres ateliers ont repris, à quelques exceptions près, les mêmes recommandations. Celui du développement durable a en plus recommandé que soit procédé au ravalement des façades de la métropole avec l’uniformisation de la couleur. Il faut surtout, selon les participants à cet atelier, accélérer la mise en place des ceintures vertes programmées par le SDAU. Il faut également rééquilibrer la ville avec sa périphérie dans un développement harmonieux. Une autre exigence de cet atelier interpelle le maire, Mohamed Sajid, sur la réfection des trottoirs des quartiers populaires et leur délivrance de l’occupation par des activités commerciales comme les cafés, les marchands ambulants. Ali JAFRY

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