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Politique

Casablanca
Sajid convoque la conférence des présidents

Par L'Economiste | Edition N°:3179 Le 28/12/2009 | Partager

. Première application de la nouveauté de la charte de 2008. Un seul point à l’ordre du jour: améliorer les recettes fiscales. L’habitat menaçant ruine monopolise les débats DE report en report, la «conférence des présidents» a fini par se tenir. Elle a eu lieu le jeudi 24 décembre au siège de la wilaya. C’est une nouvelle entité locale, instituée par la révision de la charte communale en 2008. Désormais, le maire a l’obligation légale de se réunir avec les présidents des arrondissements au moins deux fois par an. L’objectif est de susciter une certaine coordination institutionnelle en l’absence d’initiatives dans ce sens de part et d’autre. Quoi qu’il en soit, Mohamed Sajid a convoqué les 16 présidents d’arrondissements. Un seul point à l’ordre du jour: l’amélioration du produit de la fiscalité locale. «Le wali, présent lors de cette réunion, a invité les élus et les autorités à réfléchir aux moyens à même d’améliorer les recettes fiscales de la ville. Il a surtout insisté sur la problématique de l’habitat menaçant ruine», a indiqué Mustapha Lhaya, président de l’arrondissement de Moulay Rachid et 5e adjoint du maire. Les participants à la conférence des présidents veulent impliquer l’Etat dans cette problématique. «Il est inconcevable d’avoir un programme national de lutte contre les bidonvilles sans pour autant consacrer une stratégie de la même envergure aux habitations menaçant ruine», s’accordent à dire les participants à la conférence. «Pourquoi l’Etat consacre des fonds colossaux au recasement et relogement des bidonvillois qui squattent les terrains des autres alors que les habitants des logements menaçant ruine sont des locataires ou des propriétaires?», s’interrogent-ils. Contre toute attente, la conférence n’a pas été une réunion de doléances. D’entrée de jeu, Mohammed Sajid a fixé l’orientation. «Nous voulons faire de cette institution un rendez-vous périodique avec un programme étalé sur toute l’année. Chaque rencontre sera consacrée à une question bien particulière comme le nettoiement, la gestion déléguée, les espaces verts, l’éclairage public, etc.», souligne un adjoint du maire. «La conférence des présidents gagnerait à s’intéresser aux problématiques de la ville pour ne pas s’enliser dans des questions isolées et sectorielles de tel ou tel quartier», insiste Lhaya. De quelle façon alors résoudre les difficultés des arrondissements qui ne sont rien d’autre que les doléances de leurs populations? «Pour toutes ces questions, les élus des arrondissements sont invités à s’adresser directement au maire».Pour ce qui est du seul point à l’ordre du jour, en l’occurrence l’amélioration du produit des taxes locales, les débats n’ont été qu’introductifs. C’est un sujet à débattre sur plusieurs rounds de la conférence des présidents. «Nous aurons l’occasion de revenir sur ce dossier quand nous aurons à discuter des ressources humaines, de la refonte des divisions, des besoins et de la motivation du personnel», indique Lhaya. Les taxes locales ne sont pas à vrai dire un souci pour les arrondissements. C’est un casse-tête pour la ville. C’est cette collectivité locale qui gère le budget et qui encaisse les recettes. Les arrondissements n’ont qu’une subvention annuelle que leur donne le maire et qu’ils jugent en deçà des besoins et des attentes. «Nos difficultés dans les arrondissements ne se limitent pas à la seule fiscalité locale. Nos problèmes sont plus basiques que cela. Nous voulons avant tout que nous soyons traités comme de vrais partenaires», souligne Mohammed Heddadi, président de l’arrondissement de Sidi Othmane.Améliorer les méthodes de collecte de l’impôt local et les techniques de recouvrement sont un souci du maire dès son premier mandat en 2003. Il avait promis de restructurer la direction des finances et de la doter de moyens supplémentaires. Mais apparemment, des résistances de l’intérieur de l’administration s’y opposent. «Les recettes de la commune se sont améliorées au fil des années depuis la mise en place de l’unité de la ville. Mais la division manque encore de beaucoup de choses», insiste un cadre à la commune. Parmi les handicaps, la ville s’est dotée d’un seul régisseur de collecte de l’impôt. Il est épaulé par des chefs des secteurs au niveau des arrondissements qui étaient des régisseurs sous le statut des ex-communes.


Les handicaps à la collecte de l’impôt

LA collecte de l’impôt communal bute sur un problème connu de tous: absence de motivation. «En tant que président d’arrondissement, je ne gagne rien à déployer des efforts pour collecter l’impôt. Le maire se contente de me donner une subvention annuelle de 5 millions de DH. Si le maire me donne un plus proportionnel aux sommes collectées, je ne ménagerai pas d’effort en termes de recouvrement», déclare un président. Il faut aussi reconnaître que la politique joue en défaveur d’une bonne collecte. Les présidents des arrondissements évitent de se confronter à leurs électeurs afin de leur demander de payer l’impôt. «Nous demandons à ce que nous soyons associés au programme d’équipement, aux relations avec Lydec et autres délégataires. Nous voulons être consultés sur les problèmes et les solutions», indique Heddadi.Ali JAFRY

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