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    Les petits taxis préparent une hausse des prix

    Par L'Economiste | Edition N°:2096 Le 29/08/2005 | Partager

    . Une demande est déposée à la Wilaya . Négociations à partir de septembre Jamais deux sans trois. Après M’Dina bus et les grands taxis, c’est au tour des petits taxis de passer à l’offensive. Les professionnels du secteur veulent augmenter le prix de la course. Les syndicats des chauffeurs ont déposé une demande dans ce sens auprès des services concernés de la Wilaya. Ils attendent toujours une réponse qui tarde à venir. «Les responsables sont, ces jours-ci, en vacances. Dès le mois de septembre, nous entamerons les négociations», affirment Mohamed Harak, secrétaire général du Syndicat national des chauffeurs de taxis.Les professionnels veulent mener une négociation à trois niveaux. En fait, la structure du prix de la course est composée de trois variantes. Il y a d’abord la prise en charge qui est actuellement de l’ordre de 1,40 DH, le prix affiché au compteur au départ. Les chauffeurs entendent le réviser à la hausse pour le fixer au moins à 2,00 DH. L’autre variante, c’est ce que les professionnels appellent «le départ». Son tarif est établi à 5 DH. Autrement dit, le passager est tenu de le payer pour tout trajet même d’une valeur inférieure. A ce sujet, les chauffeurs proposent une révision de prix comprise entre 6 DH et 7 DH. En dernier lieu, les syndicats des chauffeurs de taxi veulent aussi négocier la hausse du prix de la chute. Celui-ci est actuellement de 0,20 DH tous les 100 mètres en cas de roulement et de 0,20 DH par minute en cas d’arrêt. Ils veulent une hausse d’au moins 0,10 DH. Les professionnels mèneront leur combat sur les trois fronts. C’est une tactique vis-à-vis des responsables. «Car, en fin de compte, ces derniers n’accepteront la hausse des tarifs qu’au niveau d’une seule composante», explique Harak. «Nous sommes conscients de la détérioration du pouvoir d’achat des Marocains surtout avec l’augmentation des prix des produits alimentaires et du carburant, à deux reprises en six mois. Une hausse au niveau de la chute rendra le prix du taxi, surtout pour les grandes distances, insupportable. Nous sommes donc pour une hausse du prix de départ et/ou du prix de la prise en charge», ajoute un membre syndical.Les professionnels déplorent le silence des responsables. Leur dossier est déposé depuis le mois de juin aux services de la wilaya juste après la première augmentation des prix du gasoil. Ils entendent passer à la vitesse supérieure si la wilaya persiste dans son mutisme. «Il est de notre droit d’exiger une hausse des prix à l’image de M’Dina bus qui a procédé à une augmentation de 0,50 DH, comme l’ont fait aussi les concessionnaires privés de transport public et tout dernièrement les grands taxis», affirme un chauffeur de petit taxi. Et d’ajouter «avec les hausses successives des prix du carburant, ma recette a beaucoup souffert. Je dois payer 200 DH par jour pour la location de l’agrément. Je dois en plus débloquer près de 100DH par jour de gasoil. Cette somme n’était que de 70 DH par jour avant la hausse du prix du carburant». Quoiqu’il en soit, les doléances des chauffeurs restent pour le moment au point mort tant que la wilaya n’a pas ouvert le dialogue. Il faut préciser que les prix actuellement en cours remontent à 1986. Depuis lors aucune révision n’est intervenue.Les chauffeurs accusent les pouvoirs publics de laisser le secteur du transport par taxi à son sort. Les transporteurs clandestins sont devenus légion à Casablanca au vu et au su des responsables. Les professionnels ont tiré la sonnette d’alarme plusieurs fois, mais en vain. «Les transporteurs clandestins utilisent des fourgonnettes et y entassent 15 passagers d’un seul coup. Ils ont même aménagé leurs propres stations avec un coursier au boulevard Mohammed VI, au quartier industriel de Moulay Rachid, au quartier Errahma, à Tamariss, Bouskoura et Lissasfa. Nous avons eu des promesses du préfet de police, en personne, mais en vain», confie Harak.


    Et l’hygiène? et la qualité de service?

    La qualité de service des petits taxis est loin d’être satisfaisante. Le passager se plaint régulièrement de désagréments: sièges inconfortables, odeurs indésirables, non-respect de l’interdiction de fumer et défaillance de l’état mécanique du véhicule. «Nous ne nions pas ces défauts. La réparation du véhicule incombe au propriétaire de l’agrément ou de son locataire et non au chauffeur», se défend un membre du Syndicat national des chauffeurs de taxis. De son côté, le Forum national du consommateur ne s’oppose pas à une hausse raisonnable des prix qui ne grève pas davantage le pouvoir d’achat du consommateur. Et qui sera de nature à rehausser la qualité du service. A noter qu’un pointage quotidien est imposé aux petits taxis. De même qu’une somme de 2 DH que les chauffeurs affirment verser aux agents en charge du contrôle. Un argent dont on ignore la destination. A signaler également que le taxi est soumis à deux visites techniques par an.Ali JAFRY

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