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Affaires

Casablanca
L’art en attendant les flics!

Par L'Economiste | Edition N°:2323 Le 20/07/2006 | Partager

. Une exposition dans un poste de police de la Médina. Beaucoup de gâchis «historique» constatéEn s’intéressant à l’art urbain, le festival de Casablanca a offert une occasion en or à l’ancienne médina de Casablanca de se remettre à niveau, de s’exposer au public et se faire valoir comme atout touristique majeur de la métropole.Après le circuit découverte qui y a été organisé par l’équipe du festival (cf www.leconomiste.com), c’est au tour du Centre régional du tourisme (CRT) d’apporter sa pierre à l’édifice en y organisant une exposition de photos représentant les principales haltes du circuit telles qu’elles étaient au début du XXe siècle.Pour cette virée dans le passé architectural de la capitale économique, le CRT a choisi un lieu des plus insolites: le poste de police de Sidi Allal El Kaïraouani en plein milieu de la vieille cité.Et pendant ce temps, où sont donc passés les policiers? Ils attendent tout simplement la fin du festival pour récupérer les lieux. Ceux-ci libérés pour de menus travaux ont donc d’abord bénéficié au festival. Une manière efficace d’attirer les curieux intrigués par l’étrange tableau: un bâtiment où trône l’imposant logo de la Sûreté nationale avec des fenêtres grand ouvertes dévoilant des photos d’un autre temps. La blancheur des mûrs du local, blanchis à la chaux pour l’occasion, ajoute à l’originalité du spectacle.Pour organiser cette exposition, le CRT a fait appel a un fin connaisseur de Casablanca, et de son ancienne médina. Il s’agit de Mohamed Tangi, collectionneur de tout ce qui a trait à la ville blanche: médailles, films, affiches, musique et photos, sans parler des divers objets qu’il conserve dans deux grands appartements, situés au centre de la ville. De la place Sidi Bousmara à Arsat Zerktouni, ce passionné d’histoire a partagé avec le large public de rares clichés qui présentent les différents endroits de la médina mais sous un tout autre jour. Ils sont même à peine reconnaissables puisque actuellement, la verdure a laissé la place aux constructions.Et un constat s’impose: l’ancienne médina a été très mal conservée. Cette zone riche en histoire a été négligée au profit du développement industriel et économique de Casablanca.L’affaire de la «Sqala» est d’ailleurs toujours présente dans les esprits. L’imposante forteresse a frôlé de peu la catastrophe quand les autorités ont permis sa destruction afin d’en récupérer le terrain, très convoité pour sa proximité du port.Actuellement, Tanji qui connaît la ville comme sa poche regrette le «bon vieux temps». La densité de la population a décuplé, selon lui, depuis les années 70 et n’a pas arrangé les choses. Les constructions aléatoires s’y sont développées, défigurant la cité. Une maison de deux étages y a été construite d’ailleurs récemment sans aucun égard à l’architecture du quartier. Les gens de la médina ont aussi opréré des travaux sans respect des spécificités de ces vieilles constructions. Aussi, ciment, plâtre et marbre recouvrent les façades des maisons leur ôtant toute authenticité.Actuellement, les responsables de la ville ont pris conscience de l’importance de ce patrimoine et affichent une grande volonté de lui rendre ses lettres de noblesses. Le CRT a d’ailleurs produit des dépliants représentant les principaux sites de la médina, à savoir le sanctuaire de Sidi Kaïraouani, le quartier des consulats, la Koubba de Sidi Bousmara et celle de Sidi Belyout, le Mellah, la Sqala et Bab Et Marsa. Reste que les monuments de la médina ne sont pas encore entièrement répertoriés.En termes d’accès, il faut reconnaître que le festival de Casablanca a permis à plusieurs visiteurs de découvrir le quartier, réputé à tort malfamé. Actuellement, beaucoup de Casablancais ont découvert qu’il n’y avait pas de cour des miracles derrière les murailles de la médina, mais une cité au charme irrésistible.Ichrak MOUBSIT

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