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Affaires

Casablanca
Changement de facturation de l’eau

Par L'Economiste | Edition N°:2323 Le 20/07/2006 | Partager

. La tarification reste inchangée. Les élus du PJD contestent l’ajustement du système des tranches. Les grands consommateurs sont les plus touchés «A l’échelle nationale, la première tranche en eau et assainissement passe de 8 à 6 m3 par mois. Cette disposition qui est appliquée à compter du 30-03-06, permet de compenser l’augmentation des prix à la production de l’eau»(1). Le message est inscrit sur les toutes dernières factures d’eau et assainissement de Lydec, société déléguée pour la gestion de ces secteurs à Casablanca. En effet, depuis mars dernier, un nouveau système de facturation est appliqué se répercutant sur les montants trimestriels des factures, surtout pour les grands consommateurs. Et pour cause, si le prix de l’eau n’a pas connu de hausse, le nombre de litres englobés dans les première et deuxième tranches a été, pour sa part, modifié. La consommation maximale au premier segment a été donc réduite à 6 m3 au lieu de 8. Et sachant que la première tranche est facturée à un prix unitaire de 2,92 DH (HT), les deux litres supplémentaires obéiront aux tarifs du deuxième segment, qui sont de l’ordre de 9,69 DH (qui passera de 9 à 20 m3 à 7 à 20 m3).Mais au Conseil de la ville de Casablanca, un groupe d’élus voit ce changement d’un mauvais œil. Il s’agit du groupe du Parti justice et développement (PJD) qui est monté au créneau en publiant un communiqué où ces dispositions sont décriées. Pour les représentants du PJD, «l’augmentation n’est pas légale puisqu’elle modifie le système des tranches, défini par le contrat de gestion déléguée liant Lydec à la commune urbaine de Casablanca». Le communiqué poursuit que «la dramatique augmentation est considérée comme une lourde charge, insupportable par les citoyens … qui constitue une atteinte aux lignes rouges de conduite ce qui peut conduire à la déstabilisation de la paix sociale».Selon le groupe, un tel acte ne peut être entrepris sans être soumis à l’accord du Conseil de la ville, donc au vote. Or, l’entreprise invoque les clauses du contrat de gestion déléguée, qui prévoit «l’ajustement des prix moyens de vente en cas de modification des prix d’achat de l’eau potable ou de l’électricité et en fonction de l’évolution des paramètres économiques». Lydec ajoute que ce même contrat ne dicte pas que ce processus soit soumis au vote du Conseil de la ville. Toutefois, des réunions entre la commission technique de suivi regroupant des représentants du ministère de l’Intérieur, de la direction des régies des services délégués et de la ville de Casablanca, ont donné le feu vert à l’application des nouvelles mesures. La position officielle de la ville tranche, pour sa part, en faveur de la société déléguée: «Il est tout à fait naturel que la hausse au niveau national se répercute sur la facturation. Et cela a été opéré en toute légalité puisque la commission de suivi a été saisie par Lydec avant l’ajustement des tranches».Seulement, le communiqué du groupe du PJD ne se limite pas à ses nouvelles dispositions, mais va jusqu’à critiquer ouvertement la gestion de Lydec et exiger un audit. Le communiqué parle de pratiques «frauduleuses», d’«absence de transparence» et même de «refus de fournir à la commune des relevés convaincants de ses comptes». Ce que Lydec, société cotée, réfute faisant valoir la publication de ses comptes sur la presse ainsi que le dépôt de bilans annuels auprès de l’autorité délégante.


Consommation

Casablanca est soumise à une facturation d’eau de 4,34 m3 (HT) le litre, alors que dans d’autres régions, le prix tourne autour de 3 DH. En revanche, précise-t-on à Lydec, la métropole est contrainte d’appliquer des tarifs plus bas que d’autres villes. Par ailleurs, l’entreprise insiste sur le fait que 40% de ses clients ne seront pas touchés par les changements dans la facturation. Et ce parce que leur consommation ne dépasse jamais les 6 m3 de la première tranche. A la question de savoir si la consommation excessive des 60% restants compensera la hausse des prix à la production, un responsable de Lydec indique que la compensation sera opérée «en partie seulement».Ichrak MOUBSIT---------------------------------------------------------------------------------(1) Les nouveaux tarifs de vente de l’eau potable ont été fixé par arrêté ministériel, publié le 6 février 2006.

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