×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Société

    Casablanca/Aïn Sebaâ
    La Faculté mise sur la formation alternée

    Par L'Economiste | Edition N°:3168 Le 11/12/2009 | Partager

    . Implication des entreprises dans les cursus. «Stage ouvrier», initiation de l’étudiant . Amélioration de l’employabilité des diplômés A peine à ses débuts, la Faculté de droit d’Aïn Sbâa a fait un grand pas. L’établissement est innovant et tranche avec les méthodes classiques de transmission du savoir. L’ouverture sur l’entreprise est son fer de lance. «Dans notre établissement, les cursus sont élaborés en concertation avec les opérateurs des secteurs socio-économiques», tient à souligner Jamila Houfaidi Settar, doyenne de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d’Aïn Sbaâ qui relève de l’Université Hassan II-Mohammedia. Et d’ajouter: «nos partenaires interviennent même dans la prise en charge du volet pratique de la formation».Le management de la Fac et ses équipes pédagogiques ne se contentent pas de dispenser des formations théoriques. L’employabilité des futurs diplômés est un souci majeur. L’implication des entreprises en amont dans la détermination des cursus rend la tâche aisée. «Notre stratégie est d’insérer la faculté dans un réseau de partenariat fait d’entreprises et d’organismes publics en vue de créer toutes les synergies à même de renforcer les habiletés intellectuelles et pratiques des étudiants», souligne Houfaidi. Avec cette démarche d’ouverture sur son environnement, la formation alternée, adoptée par la fac, a toutes les chances de réussir. Un modèle d’alternance travail-études. «Il combine des séquences de formation dans les deux milieux et ce, en relation avec un programme menant à la sanction des études par une licence professionnelle», indique le responsable pédagogique de la fac. Chacune des licences professionnelles est parrainée par une entreprise partenaire. Et c’est aussi cette dernière qui prend en charge l’accueil et l’accompagnement des étudiants sur les lieux de formation. Par ailleurs, «notre Fac bénéficie, pour ce faire, de l’expertise de GTZ pour la formation des tuteurs et des maîtres d’apprentissage», souligne le responsable pédagogique de la Fac. Le stage est au cœur de la formation. Chose qui permet aux étudiants d’acquérir des compétences opérationnelles et de valoriser leurs acquis scientifiques et techniques.En plus de cette alternance travail-étude, les étudiants effectuent un «stage ouvrier» à la fin de la première année d’études. Et ce, pendant la période des vacances d’été. Le stage vise à initier l’étudiant au monde de l’entreprise. «Un passage de la méfiance à la connaissance», selon les termes d’un responsable à la Fac. «A travers ces stages, nous voulons aussi adapter l’étudiant à un réseau qui l’inscrit dans les enjeux de la productivité et de la compétitivité», ajoute-t-il.Les secteurs ouverts pour les étudiants sont nombreux et variés. Près de 21% des stagiaires étaient orientés vers l’assurance et la banque tandis que 19% ont préférés les cabinets de conseil, audit et expertise. D’autres stagiaires ont eu à tester leurs connaissances théoriques dans les domaines de l’industrie (15%), dans la distribution, la logistique et le transport (6%). L’objectif des stages étant de joindre des acquis professionnels à ceux théoriques. 84% de ces stages sont non rémunérés. Autre distinction de la Fac d’AÏn Sbâa : le tutorat. Il s’agit d’un coaching personnalisé qui fait partie d’une pédagogie de proximité. Dans les faits, ce sont des tuteurs juniors, doctorant dans les sciences juridiques, économiques, sociales, qui initient de jeunes bacheliers au «métier» d’étudiant (prise de notes, résumé, recherche bibliographique, plan, synthèse, etc.). Le tutorat fait ainsi partie du dispositif de lutte contre l’échec. «Nous avons la conviction que les chances du succès d’un étudiant s’accroissent par un coaching personnalisé», affirme Houfaidi.Via cette stratégie de coaching personnalisé, les nouveaux étudiants sont accompagnés en quelque sorte par des pairs. Ils acquièrent ainsi des compétences leur permettant de bien réussir les formations qu’offre la Fac: licences sciences économiques et gestion et des licences professionnelles portant sur la logistique et le transport, l’action commerciale. Mais, aussi, la banque-finance-assurance et, enfin, le commerce et la distribution.


    Petits moyens, grandes espérances

    IL est un fait que les moyens en argent et en ressources humaines de la jeune Faculté sont très limités. La faiblesse des moyens n’est pas pour autant un handicap. Elle est compensée par un fort engagement des équipes et une rationalisation des méthodes de travail. La Fac a aussi mobilisé les collègues des autres établissements. Elle développe avec eux des interfaces par une dynamique de rapprochement avec les entreprisesAli JAFRY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc