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    Affaires

    Casablanca/Abattoirs
    Les Turcs et les Espagnols en pole position

    Par L'Economiste | Edition N°:2767 Le 30/04/2008 | Partager

    . Le verdict attendu pour le 2 mai. Le nouveau cahier des charges très rigoureux VENDREDI 2 mai, tous les regards seront tournés vers la mairie de Casablanca. En effet, ce jour-là, les autorités compétentes devraient procéder à l’ouverture des plis pour désigner le nouveau gestionnaire des abattoirs. Une dizaine de sociétés sont en lice. Mais deux opérateurs semblent se démarquer du lot: il s’agit de la société turque, Unuër, et de la société espagnole, GBGV (Groupement de viande Gypisa Bejar). A noter que cette dernière assure la gestion des abattoirs par intérim jusqu’au 18 mai. «Plusieurs entreprises ont retiré le dossier de candidature. Mais ces deux seules sociétés ont manifesté un intérêt particulier et étudié avec minutie le nouveau cahier des charges», explique Noureddine Bergaa, adjoint du maire chargé des abattoirs. Rappelons que la mairie avait lancé plusieurs appels d’offres internationaux. En vain. Finalement, en mars dernier, après le 4e appel, des candidats se sont manifestés alors que tout le monde pensait que personne ne voulait des abattoirs de Casablanca (cf.www.leconomiste.com). Selon une source proche du dossier, il y a peu de chances que la société espagnole soit retenue. Plusieurs litiges l’opposent à l’autorité délégante et aux syndicats des chevillards. Ainsi, l’opérateur turc aurait une petite longueur d’avance sur son concurrent. Il devrait toutefois se soumettre à un cahier des charges très rigoureux, qui a changé par rapport au précédent conclu avec la société GBGV. En effet, les experts du ministère de l’Agriculture y ont apporté quelques modifications. Ainsi, le nouveau concessionnaire qui exploitera les abattoirs de Casablanca aurait la charge de la double gestion administrative et technique, comme le stipule le document. Il devrait élaborer une stratégie commerciale et un programme d’investissement. Notamment la construction d’une salle de vente, l’aménagement d’un marché aux tripes et le renouvellement du matériel. Il devrait aussi procéder à la réfection des locaux et à la réparation des équipements. Enfin, la durée de concession est limitée à 10 ans, non renouvelable. Toutefois, la mairie pourrait, si elle est satisfaite, prolonger le contrat. L’allongement peut aussi être motivé par le délégataire pour des raisons économiques: si le soumissionnaire a engagé des prestations et des travaux que la période normale de la délégation ne permet pas d’amortir. A signaler que le gestionnaire délégué sera chargé de toutes les opérations d’abattage dans le périmètre du Grand Casablanca. A l’exception des abattages de l’Aïd Al Adha et des fêtes familiales. En retour, la ville s’engage à lutter plus activement contre les tueries clandestines qui dérégulent la filière. Sur le plan technique, le cahier des charges impose aussi un système de traçabilité. Ce système exige de la part du concessionnaire de créer des identifiants entre les différents maillons de la chaîne de préparation d’un produit et de tracer son historique. A cet égard, il est obligatoire de mettre en place un système informatique de gestion qui suive pour les usagers le circuit des carcasses et de leurs dérivés.


    Rémunération

    LA question de la rémunération des prestations n’est pas encore bouclée. C’est le délégataire qui proposera un prix correspondant au coût du service en dirhams par kilogramme de viande. Ce prix représente la contrepartie des prestations fournies aux usagers des abattoirs. C’est une redevance exigible directement auprès de ces derniers et est «non révisable durant toute la période du contrat», selon le cahier des charges. Pour les activités annexes, le concessionnaire doit aussi proposer des offres de prix à pratiquer pour le stockage des produits gelés, le découpage des animaux, le désossage, le conditionnement et l’emballage, etc. Le gestionnaire doit verser à la commune au moins 1 million de DH en échange de l’exploitation des abattoirs pour les activités annexes.Ali JAFRY

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