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    Economie

    Casablanca soigne sa politique de traitement des eaux usées

    Par L'Economiste | Edition N°:3330 Le 29/07/2010 | Partager

    . Des actions d’envergure vont cibler Casa-Est, Mohammedia, Médiouna, Nouaceur... . Collecteurs, stations de pompage et émissaire marin Certes l’idée d’un schéma directeur de lutte contre la pollution au sein de la métropole économique ne date pas d’aujourd’hui. La nouveauté, en revanche, c’est sa composante Casa-Est. Actuellement les eaux usées sont déversées directement dans la mer. Le milieu marin et les eaux de baignade en pâtissent. Le projet de lutte contre la pollution de Casa-Est prévoit un ensemble d’équipements « pour que la situation n’empire pas davantage », précise un adjoint du maire. Trois ouvrages de collectes des eaux usées sont à cet effet prévus. Le premier sera déployé au niveau de la côte-est et passera par Mohammedia, Aïn Harrouda et Ben Yakhlaf en direction de Sidi Bernoussi sur une longueur de 14 kilomètres (dont 5 kilomètres par pompage), avec un débit de 3 mètres-cubes par seconde. Cette étape du projet intégre également la rénovation de deux stations et la réalisation de deux autres nouvelles. Un second collecteur des eaux usées prendra place à la côte-ouest. Cet équipement liera deux autres collecteurs, celui dit de « Phosphates », à Roches Noires, et celui de Sidi Bernoussi via un tunnel de 9,4 kilomètres, de 2,3 mètres de diamètre et une profondeur de 8 mètres à 16 mètres par endroit et 8 points de centralisation des eaux usées. Une autre composante du projet portera sur la mise en place d’un émissaire marin à Sidi Bernoussi sur une longueur à l’intérieur des eaux marines de 2,2 kilomètres avec un débit de 11 mètres cubes par seconde. Un dernier ouvrage de station de traitement primaire et secondaire. Celle-ci peut couvrir une population de 2,5 millions habitants. La zone périphérique est également concernée par les équipements antipollution. Quelques trois stations de traitement sont programmées par la convention de gestion déléguée qui lie la ville à Lydec. Les localités concernées par ces infrastructures sont Médiouna (50.000 habitants), Nouaceur (150.000 habitants) et Mansouria (50.000 habitants).Par ailleurs, un effort particulier ciblera la ville de Mohammedia. En attendant une prise en charge de la zone périphérique des Chellalates, véritable scandale écologique (qui plus est à quelques km seulement de Casablanca et Rabat), il s’agit pour cette ville, réputée polluée, de centraliser les eaux usées de 5 collecteurs et les pomper dans l’océan. Une autre action porte sur Oued El Maleh. L’engagement pris est de le nettoyer d’une part et de transférer les eaux usées à la station de Sidi Bernoussi. « A noter que la partie curage et nettoyage d’Oued El Maleh a été déjà réalisé, dans sa phase première, par l’ex-RAD (Régie autonome de distribution) », selon le Comité permanent de suivi de la gestion déléguée de la distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement. Le nouveau schéma découpe la région en quatre zones, en l’occurrence Casa-Ouest, Casa-Est, la zone périphérique et Mohammedia. Pour chaque zone, la mairie prévoit des équipements spécifiques. Casa-Ouest est déjà équipé d’une station de prétraitement et un émissaire marin d’un peu plus de 2 mètres de diamètres. A Dar Bouaâzza, les eaux usées produites par les habitations ou l’industrie seront conduites à la station de traitement de Casablanca. Le projet avait été lancé par le souverain le 5 avril dernier. Le coût de l’ouvrage de transfert est de 56 millions de DH. A Médiouna, la station de traitement est en cours de réalisation, pour un budget prévisionnelde de 112 millions de DH. «Les eaux traitées peuvent être réutilisées à des fins agricoles», affirme un membre du CSP (Comité du suivi permanent). A Nouaceur, la première tranche de la station de traitement est en cours d’exécution par l’ONDA (Office national des aéroports). La deuxième elle est destinée à augmenter la capacité de traitement en vue de couvrir les eaux usées générées par 150.000 habitants. «Celle-ci sera effectuée conformément aux termes de la convention de la gestion déléguée et avec une enveloppe de 165 millions de DH», précise le CSP. La localité de Mansouria doit attendre 2017, date du lancement de sa station du traitement, qui sera prête à l’usage en 2019. Le tout avec un coût de 56 millions de DH. La dépollution de Casa-Est comprend également un équipement de prétraitement qui sera construit sur une superficie de près de 3 hectares. Cette dernière est composée de deux station de pompage (6,4m3/s de débit, 20m de profondeur) et de refoulement (11m3/S). L’émissaire marin, quand à lui, est caractérisé par un débit de 11 mètres cubes par seconde, un diamètre 1.600 mm x 2 et une longueur 2,2 kilomètres. Casa-Ouest constitue toujours la référence des élus en termes de dépollution réussie. Le chantier avait été déployé par l’ex-RAD en 1995. L’objectif était de nettoyer la côte au niveau de la mosquée Hassan II et de la protéger contre les vagues. Toutes ces réalisations font partie des directives de la première tranche du projet globale prévu par la convention de gestion déléguée. La seconde étape va cibler la protection contre la pollution de la mer. Mais à ce niveau il n y a pas encore de calendrier.


    Combien produisez-vous d’eaux usées?

    LES sources de pollution au sein de la métropole économique sont essentiellement constituées par les 480.000 mètres cubes par jour d’eaux usées générées par près de 4 millions d’habitants et 3.000 unités industrielles de la région. Ces rejets sont collectés et transportés par un réseau de canalisation de 4.000 kilomètres. Le réseau comprend en plus une station de prétraitement d’El Hank, un émissaire marin et 50 stations de pompage. Les 480.000 m3/j des eaux usées sont déversés en mer à l’état brut. En 2027, le volume atteindra 750.000 m3/j. Ali JAFRY

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