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Tribune

Casablanca retrouve sa propreté "d'un jour"

Par Fayçal BARKALLIL*

Par L'Economiste | Edition N°:617 Le 15/10/1999 | Partager


·Certaines zones qui n'ont jamais vu les éboueurs depuis des décennies ont été agréablement surprises

Le signal est donné, S.M. le Roi Mohammed VI a visité la ville de Casablanca, les moqaddems ont fait le tour de la ville pour s'assurer que les ordres "habituels" sont compris afin que les fenêtres des habitations par où passe le Cortège Royal ne soient pas ouvertes au moment de Son passage. "Sécurité oblige".
La ville a connu une activité intense et discrète, puisque sillonnée de long en large par une population surgie de nulle part:
- pour faire procéder à son nettoyage et au ramassage des ordures, (certaines zones qui n'ont jamais vu les éboueurs depuis des décennies s'en trouvent gavées et agréablement surprises);
- pour refaire à la sauvette la peinture des bordures des trottoirs;
- pour refaire la peinture des passages cloutés;
- quoi? pour donner un certain lustre à cette métropole noire et qui ne garde de sa blancheur que le nom.
Evidemment, comme il s'agit de S.M. le Roi Mohammed VI, le ministre de l'Intérieur, le wali, les gouverneurs, le président de Communauté Urbaine de Casablanca ainsi que les présidents des communes -c'est-à-dire cet arsenal poids lourds de ressources humaines pensantes- ont bien fini par trouver les moyens et le temps de s'occuper de la propreté éphémère de cette ville et de sa viabilisation pour l'occasion.

Taxe d'édilité


Sachant pertinemment que la propreté permanente de toutes les villes est financée par les contribuables à travers la taxe d'édilité qu'ils paient aux Impôts, il se trouve que la décision de la propreté occasionnelle ou permanente de telle ou telle ville revient de façon regrettable à une seule personne ou à quelques-un, ce qui est normal et révoltant. Révoltant pour la simple raison qu'à chaque fois que vous posez la question sur l'état éternellement crasseux de nos villes, la plupart des citoyens répondent que l'Administration est démissionnaire par rapport à ses obligations en termes de service.
Et lorsque vous criez sur tous les toits que ce n'est pas normal. Tout le monde hoche les épaules.
Eh bien non!! et non!!
Puisque tel est le cas:
- comment se fait-il que ces responsables de l'Administration démissionnaires par rapport à leurs devoirs et leurs obligations continuent-ils de percevoir leurs salaires que nous citoyens payons bien à l'Administration?
- où sont les contrôles et les contrôleurs et à qui ils rendent des comptes?
- pourquoi M. Oualalou et le Trésor envoient-ils aux communes et au Ministère de l'Intérieur leurs masses salariales? Les méritent-ils? Les gagnent-ils?
Si ces ressources humaines ne sont rien pour produire les services qu'ils doivent rendre avec célérité à la cité, par leur passivité, leur inertie et leur laisser-aller, ils contribuent de façon criminelle et en dehors de la loi à l'encrassement de nos villes, à la dégradation de l'état de santé des citoyens et font que tous les habitants ne savent plus à quel saint se vouer pour voir leurs cités devenir propres et vivables.
Y a-t-il des lois pour réparer ces dégâts et punir les fauteurs et les criminels? Et y a-t-il des hommes pour appliquer ces lois? Et où est le gouvernement de M. Abderrahman Youssoufi depuis le temps qu'il est là?
Toute la question est là.
Pour conclure, y a-t-il des forces vives de la nation pour mettre fin à nos villes de la honte?

* Inspecteur général à la BMAO et trésorier de Transparency.

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