×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Casablanca: Philatélistes cherchent local

Par L'Economiste | Edition N°:1866 Le 01/10/2004 | Partager

. Ce hobby a beaucoup perdu de son prestigeLongtemps un loisir qui a attiré beaucoup de passionnés et connu des jours meilleurs, la philatélie est actuellement plongée dans une période d’oubli. “C’est une activité qui n’a plus le même prestige, surtout auprès des jeunes. Il n’y a que les vieux passionnés qui continuent à s’y intéresser”, avance Abdelali Hassani, vice-président de l’Association philatélique casablancaise. Pour ce collectionneur à 65.000 timbres, le timbre est “un ambassadeur du pays. Il donne une idée sur son histoire, sa culture, sa faune, sa flore, sa monnaie, ses sites, ses personnages, ses bijoux et ses événements historiques. C’est également un moyen d’épargne qui peut doubler, voire multiplier plusieurs fois sa valeur”.De son côté, Mohamed Waham, l’un des derniers “marchands” de timbres de collection à Casablanca et dans tout le Maroc, a d’autres griefs. “Le commerce des timbres de collection rend malheureusement ses derniers soupirs. Je peux passer des jours sans voir l’ombre d’un client. Avant, cette activité était plus rentable”, avance-t-il avec dépit. “Si les choses continuent de cette façon, ce commerce rendra peut-être l’âme dans les deux années qui viennent. Espérons que les 10 millions de touristes qu’attend le Maroc peuvent ramener un brin d’espoir”, ajoute-t-il.Le vice-président de l’Association philatélique casablancaise souligne que son association peut participer à la “réanimation” de la philatélie à Casablanca et aussi au Maroc. Créée depuis la période du protectorat, l’association a traversé une mauvaise période. Mais, depuis maintenant trois ans, elle essaye de se ressaisir. Actuellement, elle compte 22 membres et dispose d’un programme d’actions pour le développement de la philatélie. Elle veut tenter, entre autres, la sensibilisation des écoliers à cette activité. Seulement, ce programme ne peut être réussi sans l’aide de Barid Al-Maghrib, le principal acteur dans ce domaine. “Il n’y a aucun soutien de la part de cet établissement. Et l’association n’a même pas un local où ses membres peuvent se réunir”, souligne Abdelali Hassani qui estime que disposer d’un local permettrait à l’association d’être beaucoup plus dynamique et active.En effet, Barid Al-Maghrib avait, par le passé, mis à la disposition de l’association un local dans la grande poste de Casablanca. Mais après, ce local a été attribué à Ittissalat Al-Maghrib. “Du coup, nous n’avons plus de local pour exercer notre activité. A présent, nous nous réunissons dans des cafés”, ajoute le vice-président de l’association.


Business

Selon Abdelali Hassani, vice-président de l’Association philatélique casablancaise, le timbre marocain le plus cher de la période de l’indépendance est celui de “la deuxième Transat des Alizés”. Une course nautique qui a pris son départ du Maroc. Emis en 1980 à 15.000 exemplaires, au lieu des 203.000 habituels, ce timbre est catalogué à près de 1.900 DH. Il est suivi de celui du Sommet arabe de Fès de 1981, qui coûte 500 DH puis le timbre émis à l’occasion de la Coupe du monde de 1974 en Allemagne. Ce dernier coûte 300 DH. Au niveau international, c’est un timbre de l’Ile Maurice, vendu à 2.250.000 DH qui arrive en tête. “La valeur du timbre dépend principalement de sa rareté. Un timbre est comme un bébé. Il a besoin d’être nettoyé, séché et chouchouté”, explique Abdelali Hassani. “Le business des timbres est parfois très lucratif ”, ajoute-t-il. Mohamed AKISRA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc