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    Economie

    Casablanca: M’Dina bus abandonnera-t-elle ses employés? 

    Par L'Economiste | Edition N°:3226 Le 05/03/2010 | Partager

    . Un plan de départ volontaire en préparation. Le personnel hérité de l’ex-RATC visé en exclusivité . L’indemnisation prise sur les 200 millions de DH d’aide financière Est-ce la fin du calvaire des Casablancais avec M’Dina bus? L’acquisition par la CDG de parts (34%) dans le capital du transporteur le laisse présager. «Il est procédé en date du 9 novembre 2009 aux fins d’acquisition de 34% du capital de la société de la part de la Caisse de dépôt et de gestion ainsi que les droits de vote (…)», stipulent les dispositions de la convention. Celle-ci oblige, en contrepartie, l’octroi à M’Dina bus d’une aide financière de 200 millions de DH. L’objectif, selon les responsables locaux, est de booster l’offre du transport en commun par bus sur les plans qualitatif et quantitatif. Autrement, suite à cette convention, M’Dina bus est acculée à améliore son parc de bus. La mairie, quant à elle, s’engage à verser au transporteur quelque 200 millions de DH dans un délai qui ne dépasse pas le 31 mars. Argent qui sera déposé dans un compte séquestre ouvert au nom de M’Dina bus auprès de la CDG. Le délégataire ne peut cependant disposer des sommes versées comme bon lui semble. Pour en avoir libre usage, le transporteur doit procéder à l’augmentation du capital. Secundo, le délégataire est tenu de présenter une demande «définitive et ferme» de l’achat au minimum de 200 bus neufs. Ce sont des bus qui seraient mis en service dès l’année en cours. Autre condition: le montant de la commande définitive et ferme pour l’acquisition des bus n’est pas laissé au libre choix de M’Dina bus. Le partenaire à la convention, la mairie, exige que soient réservés quelque 165 millions de DH à cette opération. Les 35 millions de DH qui restent du pactole, M’Dina bus ne peut pas, non plus, en disposer à sa guise. Le transporteur, en vertu des termes de la convention, est tenu d’affecter cette somme au «plan social» qu’il doit mettre en oeuvre. Lequel plan social se donne un premier objectif : «adapter le nombre d’employés de la société à ses besoins». La convention apporte une précision de taille: «toutes les dépenses qui seront prélevées sur l’aide financière seront réglées directement par la CDG en tant que tiers séquestre au moment de la présentation des factures ou autres justificatifs. Une copie de ces documents sera envoyée à la commune urbaine de Casablanca». Au registre du redressement social, concrètement, le management de M’Dina bus mettra en place un plan de départ volontaire «à négocier avec les syndicats» et qui sera consacré exclusivement aux salariés de l’ex-RATC repris par le délégataire. Au moment de la signature de la convention de la gestion déléguée en novembre 2004, il n’était question d’aucun redressement de ce genre. Au contraire, les partenaires promettaient de faire des recrutements de plus en plus importants afin de faire face aux besoins grandissants en déplacements des Casablancais. Contactés par L’Economiste, les responsables de M’Dina bus sont restés injoignables. Par ailleurs, une autre partie de l’aide financière est à affecter à la régularisation de la situation des «droits sociaux» des employés du transporteur. A cet égard, des arriérés sont à payer à la CNSS (cf. www.leconomiste.com) et il faut aussi combler les déficits vis-à-vis des autres caisses de couverture sociale et médicale. En cela, M’Dina bus ne fait que répéter le même scénario de l’ex-RATC qui a laissé sur le carreau une centaine de ses employés qui, aujourd’hui encore, manifestent chaque jour devant la wilaya. Ils n’arrivent pas à comprendre comment la RATC, organisme public, les a laissés sans pensions de retraites en dépit des prélèvements sur leurs salaires des montants des cotisations. Et même au moment de la liquidation de la Régie, le plan concocté n’a pas fait place à ces hommes et femmes qui ont servi pendant longtemps à la RATC. Pourtant, ce plan de sortie de crise a été établi par des administrations réputées rompues à ce genre de problématique, en l’occurrence les ministères des Finances et de l’Intérieur. Ils ont fait part large aux autres créanciers (assureurs, fisc, fournisseurs divers, etc.) mais pas au personnel.


    Récupération des biens

    Les 200 nouveaux véhicules que M’Dina bus s’engage à acheter et à mettre en service dans l’année en cours seront récupérés en fin de concession par le délégant (la mairie). Et ce, conformément aux termes mêmes de la convention de gestion déléguée. Sans pour autant écarter toute possibilité pour le délégataire de vendre certains des véhicules en cas de leur vétusté. Mais à condition d’avoir une autorisation expresse de la ville (autorité délégante). Ali JAFRY

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