×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Affaires

Casablanca: Les maîtres du souk

Par L'Economiste | Edition N°:2089 Le 18/08/2005 | Partager

. Près de la moitié du Bd Mohammed VI squattée par les vendeurs à la sauvette . Les accès sont bloqués au grand dam du commerce formel«Souk chamal» ou encore «souk Tétouan», sur le boulevard Mohammed VI, a perdu de son aura, disent les commerçants. «Non, il est de plus en plus fleurissant», avancent les étalagistes. C’est que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Au petit matin, les ruelles sont paisibles. Les portes des vieilles maisons s’ouvrent. Des jeunes s’affairent, mais aussi des femmes. Ils sortent de gros paquets noirs. Ils dressent des tables et commencent à étaler soigneusement leurs marchandises. Ces installations de fortune occupent toute la ruelle. Se frayer un sentier dans ce dédale est une véritable gymnastique. A la rue Ibn Tachfine, d’autres habitants se livrent à la même besogne. Des rez-de-chaussée font office d’entrepôts. Produits alimentaires, vêtements, cosmétique, articles décoratifs, ustensiles de cuisine… tout y est. On occupe son espace habituel qui fait à peu près 2m2. Et on étale, sur des planches de bois, ses produits. A l’intérieur des boutiques, les aides-commerçants mettent de l’ordre. Ils accrochent aussi des échantillons aux portes. Dans un hypothétique espoir de soustraire quelques clients aux marchands ambulants. Un peu plus loin, des maçons travaillent d’arrache-pied. Une seule tâche: transformer d’autres rez-de-chaussée en magasins. Les riverains rivalisent pour le commerce. Etalages, maisons reconverties en commerces ou encore des baraques. Tous les moyens sont bons pour avoir pignon sur rue.Vers 10h du matin, les visiteurs se multiplient. A la rue Abbassine, c’est presque l’arrêt de la circulation. Malheur à celui qui s’aventure à y passer en voiture. Les ouvriers de Lydec ont dû dresser des panneaux autour de leur camion, pour se tailler un petit espace de travail. Une patrouille de police traverse les lieux. Tout le monde croit à une rafle. Fausse alerte. Le piéton et l’étalagiste sont les maîtres du souk. L’automobiliste subit. C’est devenu un spectacle habituel. Personne ne s’en soucie. Même les propriétaires de locaux commerciaux ont baissé les bras. «Nous avons à maintes reprises porté plainte à la wilaya, aux préfectures. Mais en vain», affirme un commerçant. Pour réduire les pertes causées par les vendeurs à la sauvette, les «ferrachats», les commerçants mettent en place leurs propres étalages devant leurs magasins. Quoi qu’il en soit, ils s’accordent sur un point: le souk a perdu beaucoup de ses clients. Ces derniers préfèrent d’autres destinations comme le marché de Koréa ou celui de Derb Ghallef. «Par le passé, les clients viennent de toutes les villes pour s’approvisionner. Ce n’est plus le cas aujourd’hui», affirme un commerçant. Et pour cause, les accès sont bloqués. Du coup, la vente en gros a beaucoup diminué. Ali JAFRY

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc