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Société

Casablanca: Les employés de Sidi Belyout réclament leurs salaires

Par L'Economiste | Edition N°:2676 Le 19/12/2007 | Partager

. Ils ne sont toujours pas payés alors que l’Aïd approche. Des gens réduits à vendre leurs biens pour payer leurs dettes LES fonctionnaires de la Commune de Sidi Belyout sont furieux et désemparés. Voilà une semaine qu’ils attendent de toucher leur salaire et qu’ils ne voient pas venir l’ombre d’un centime. «On avait demandé à toucher notre dû au milieu du mois, à cause de l’Aïd Al Kébir, et rien n’a été fait. Cela fait pourtant plus d’une semaine qu’on nous avait promis qu’on serait payés à l’avance pour pouvoir acheter notre mouton et payer nos dettes» déclare un manifestant, portant une peau de mouton sur le ventre, sans doute pour marquer le symbole de la fête sacrée, et aussi sa colère. Une colère partagée par l’ensemble des employés présents à la manifestation. Les cris et les slogans fusent. Sur les marches de la commune, les employés crient «au vol!» et «à la honte!». Personne dans l’assemblée n’arrivait à se calmer tellement la colère était à son comble. Certains manifestants ont même demandé l’intervention du ministre des Finances afin qu’il puisse remédier à leur situation. Une situation qui touche, apparemment tous les employés de toutes les mairies et communes du Maroc. «Son aide est indispensable pour sortir de cette crise, on nous «balade» depuis trop longtemps!» affirme une salariée, visiblement très affectée par le manque d’argent. «Nous avons pris des crédits auprès des banques pour payer tous les frais qu’engendre la fête, et nous ne pouvons pas rembourser!».Une autre femme, plus âgée, dénonce elle aussi la situation. «Cela fait 28 ans que je travaille ici et je touche moins de 2000 DH par mois, ce n’est pas grand chose, alors pourquoi ne pas nous faire au moins une avance? Cette avance, elle a justement été demandée aux «patrons» de la commune au tout début du mois de décembre. Une somme estimée à 1.000 DH par personne. Un geste qui aurait suffi à aider les employés à préparer l’Aïd. Les employés affirment «qu’ils pensaient avoir été compris» et qu’ils auraient perçu leur émoluments dans les prochains jours, même si la politique des institutions marocaines, de manière générale, est de débloquer tous les salaires à la fin du mois. Ce n’est qu’après huit jours que les hauts responsables de la Commune auraient décidé de ne pas accorder cette somme, aussi minime soit-elle, « pour ne pas perturber le fonctionnement interne des institutions».C’est la goutte qui fait déborder le vase. «L’année dernière, nous n’avions pas eu ce problème car l’Aïd tombait en fin de mois, les gens pouvaient donc subvenir à leurs besoins, mais là, la situation est grave, les gens ont déjà commencé à vendre leurs biens!», s’exclame le représentant de la CDT, présent sur les lieux. «Une véritable honte lorsque l’on sait que ces gens ne demandent que ce qui leur est dû».Vanessa PELLEGRIN

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