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Casablanca: Les démolitions reprennent à Arsat Ben Slama

Par L'Economiste | Edition N°:1971 Le 04/03/2005 | Partager

. Suite à l’effondrement mardi dernier d’une habitation. Négociations en cours avec les familles récalcitrantes L’Avenue Royale est en passe de devenir un rêve plutôt qu’un projet réalisable. Il a fallu l’effondrement des vestiges d’une maison pour que les autorités reprennent le projet en main. Hier matin, la Sonadac (Société nationale d’aménagement et de construction) et les responsables locaux ont procédé à la démolition des habitations menaçant ruine, à Derb Sofi. «Nous sommes intervenus en toute urgence avant que d’autres maisons ne s’effondrent et fassent des victimes», souligne Abdellatif Adib, membre du conseil de la ville de Casablanca. En effet, mardi dernier, une construction, de trois étages, située à Arsat Ben Slama, s’est effondré faisant trois blessés. Les démolitions ont concerné justement cette bâtisse. Chose qui n’était pas facile: les responsables ont dû convaincre une famille, qui occupe une maison limitrophe, de déménager. Celle-ci a négocié son relogement. Elle a pu obtenir un «appartement F3», c’est-à-dire un logement composé de 2 chambres et un salon. Rappelons que les dernières opérations de dégagement de l’Avenue Royale remontent au mois de mai 2004. Depuis lors, le projet semble piétiner. Et pour cause, «certaines familles sont récalcitrantes», à en croire les initiateurs du projet. Hier, dans l’après-midi, il était prévu de négocier avec trois autres familles dont le logement est situé à Arsat Ben Slama. «Ce sont ces familles qui bloquent l’opération de démolition d’une trentaine de maisons vacantes vétustes, et menaçant ruine. Ces maisons sont aussi squattées par des SDF et constituent une atteinte à la salubrité publique», explique Abdelhaq Montassir responsable à la Sonadac. Sur le plan juridique, toutes les habitations de la tranche prioritaire ont fait l’objet d’arrêtés de démolition pris par la commune et approuvés par les autorités locales. Mais c’est la mise en œuvre qui pose problème. Par exemple, une famille qui habite une maison composée de 7 chambres, réparties sur trois étages, exige pour chaque chambre un appartement. C’est que depuis les années 90, date de la mise en marche du projet, les données démographiques ont beaucoup évolué. Entre-temps, d’autres ménages se sont constitués. Ce qui a faussé les statistiques de départ. En fait, il était question, à l’origine, de reloger près de 2.200 familles pour la tranche prioritaire. La Sonadac en a déjà relogé 2.500 et lui reste encore quelque 250 autres. Un bras de fer similaire oppose les autorités à des familles occupant des maisons attenantes à «la petite mosquée» du quartier Arsat Ben Slama. Selon Adib, la commission juridique de la Sonadac tiendra, la semaine prochaine, une réunion avec ces familles en vue de négocier une solution satisfaisante pour les deux parties. Les familles exigent un appartement pour chaque ménage. Mais aussi une indemnité financière. «C’est une affaire juteuse pour la Sonadac. Elle tira des bénéfices énormes en vendant ces terrains. Autant qu’elle nous donne notre part du gâteau», affirment ces familles. Ali JAFRY

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